Spencer Cullum's Coin Collection, le premier album solo de Spencer Cullum, né à Londres et vivant à Nashville, est un hommage aux héros de la pop psychédélique, du folk et du proto-prog britanniques des années 60 et 70. Epaulé par d’autres figures de la scène et du studio de Music City, tels que le guitariste Sean Thompson, le multi-instrumentiste Luke Reynolds, ainsi que des partenaires de chant et d'écriture comme Caitlin Rose, Andrew Combs, Erin Rae, Annie Williams et James « Skyway Man » Wallace, l’artiste apporte un peu de Grande-Bretagne au Tennessee.

« Je voulais écrire un disque de folk anglais typique, mais avec de très bons musiciens de Nashville », explique Cullum à propos de son album Coin Collection, influencé par l’école de Canterbury, et qui cite Kevin Ayers, Robert Wyatt, Fairport Convention et Sandy Denny. L'album témoigne de son amour pour les pionniers de la psych-prog, les Soft Machine, tout en puisant auprès d’inspirateurs de l'ambient cérébral comme Robert Fripp et Brian Eno, ainsi que des icônes du krautrock NEU ! « J'ai toujours voulu mélanger la musique krautrock avec le folk et la musique psychédélique », explique-t-il.

Musicien pour Kesha, Dolly Parton, Deer Tick ou encore Miranda Lambert et Little Big Town, la référence de la guitare pedal steel Spencer Cullum est l'un des artistes les plus demandés de Nashville. Il est également l’un des deux membres du duo de space-country Steelism, groupe très apprécié et principalement instrumental. A l’évidence il n’a pas eu beaucoup de mal à s’intégrer depuis qu'il a quitté Londres, sa ville natale, après une halte à Detroit, il y a huit ans, même s'il a surtout dû se fondre dans le décor. « Je suppose que je me suis toujours caché derrière [l'instrument], humorise-t-il. Je suis toujours ce gars à l’arrière-plan qui a l'air de bosser pour un examen. » Avec Coin Collection, Spencer sort de l'ombre pour se retrouver sous le feu des projecteurs.