Dans ses oreilles, la rumba congolaise fredonnée par des artistes comme Papa Wemba et Fally Ipupa ou encore la néo soul d’Asa, le blufunk de Keziah Jones qui côtoient aisément le coupé décalé de Dj Arafat.

Dans ce patchwork d’inspirations, on trouve également les grandes dames que sont Nina Simone et Lauryn Hill. Des artistes qui touchent la rappeuse par la force de leur voix et de leurs vies. Un peu comme le personnage de Sarah Breedloven (Madame C.J Walker) qui a inspiré l’un des titres de son EP « Sarah Walker ». Une femme noire à l’intersectionnalité, qui s’affranchit des codes sociaux de l’époque et qui fait de son leadership, sa réussite.

Cadavre Exquis est un peu de tout ça. Sur les productions lunaires de Chief Waxy et Xame, les titres s’enchainent comme les chapitres d’un livre écrit à cœur ouvert. Nommé ainsi car elle le dit elle-même : « les titres sont hétérogènes et abordent des thèmes différents, mais tous font la personne que je suis aujourd’hui. »

Consciente de sa singularité, son but, en tant que rappeuse : partager son vécu pour toucher, transcender les cœurs et « être la seule Reine de son royaume ».