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Margaux Maekelberg prépare le court métrage Cangue

Maxime Lopes Par Le mardi, 30 novembre 2021 à 11:45 1

Dans TV - cinéma

Margaux Maekelberg prépare le court-métrage Cangue, d'une quinzaine de minutes et aux inspirations horrifiques et dramatiques. Le film est tiré d'histoires personnelles.

Margaux Maekelberg

En tant que chargée éditoriale chez un opérateur télécom et rédactrice en cheffe d'un blog cinéma, on peut dire que vous êtes passionnée. Qu'est-ce qui vous a incité à franchir le cap de faire un film ?
J'aime le cinéma depuis des années. Avant je regardais des films pour le plaisir, puis pour les besoins de mon blog et puis finalement dans le cadre de mon travail, ce qui fait un paquet de films à l'année ! Avec le temps j'ai appris à voir les films sous un autre prisme, à travers l'analyse notamment donc forcément au bout d'un moment ça titille de se lancer ou tout du moins essayer. Après encore faut-il un bon sujet et le bon moment surtout et après tout ce que j'ai vécu cette année je pense que c'est le bon moment pour retranscrire ça (du mieux que je peux) à l'écran.

Pouvez-vous nous présenter votre court métrage Cangue ?
Cangue est un film qu'on peut aborder avec plusieurs points de vue. Celui purement réel où on se trouve face à un revenge movie teinté de survival dans cette grande maison avec Loan qui décide de se venger des hommes qui l'ont blessé dans sa vie mais on peut aussi le voir de manière métaphorique où cette maison n'est en fait que le fruit de l'imagination de Loan. Dès lors le revenge movie prend plus des allures de chemin de croix pour Loan qui va devoir se débarrasser de ses démons pour enfin avancer.

Qu'est ce qui vous a intéressé de faire un film d'horreur et quel genre de drame va-t-il se produire ?
Il faut savoir que je suis une personne qui n'aimait pas du tout les films d'horreur à la base ! Autant je regarde de tout, autant les films d'horreur n'est pas ce vers quoi je vais instinctivement mais je me suis forcée ces dernières années et je dois avouer qu'il y a quelque chose de très beau dans le film d'horreur surtout lorsqu'il raconte des traumatismes. Je trouve que c'est une façon de mettre en image qui permet de tutoyer autant le réel que l'imaginaire je pense à des films comme Dans le noir ou encore Mister Babadook qui nous plonge dans un conte horrifique mais où tout est calculé et rien n'est laissé au hasard. J'aime d'autant plus ce genre qu'il possède plusieurs niveaux de lecture possibles passant ainsi du drame horrifique, au gore etc. C'est ce qui me permet à moi aussi de doser ce que je veux montrer ou non dans mon court et c'est notamment pour ça que j'y ajoute une pointe de drame notamment vers la fin, pour adoucir toute la violence accumulée. Je suis très fière de la fin que j'ai écrit car elle me tient à cœur et est véritablement cathartique pour le personnage principal.

Quelle place occupe la cangue (qui permet de lier poignets et cou) dans le film ?
C'est une figure totalement abstraite pour représenter l'état dans lequel est Loan jusqu'à présent. Elle est incapable d'avancer parce qu'elle est emprisonnée par cette cangue qu'elle s'est finalement imposéee toute seule et il n'y a qu'elle qui puisse s'en défaire. Pour l'anecdote, lors de la 1ère version du scénario je cherchais un mot compliqué et j'ai tout simplement tapé "mot compliqué Scrabble" et en cherchant un peu je suis tombée sur ce mot et en voyant la définition toutes les pièces du puzzle se sont mises en place dans ma tête !

Que peut-on savoir du personnage principal du film Cangue, Loan ?
Alors pour l'anecdote aussi c'est mon 2ème prénom. Et ce n'est pas non plus un hasard. Si je réalisais un film je voulais qu'il me ressemble et qu'il raconte quelque chose de moi. Cette année fut éprouvante sur énormément de plans, notamment sur le plan affectif et j'étais arrivée à un point de ma vie où je me sentais coincée comme Loan et écrire ce scénario m'a permis de me libérer d'une façon que je ne pouvais même pas imaginer. Alors finalement ce chemin de croix est autant pour moi que pour elle. J'ai voulu en faire un personnage qui arrive à la fois à être totalement froide et qui, petit à petit, retrouve son humanité. Une battante prête à tout pour s'en sortir malgré la tonne d'obstacles, ça me ressemble bien en effet.

Où en êtes-vous des castings ?
Les castings sont quasiment bouclés il me manque encore la confirmation d'une personne. J'ai pris des gens proches de moi parce que c'est quand même une histoire personnelle et j'ai besoin d'avoir un cercle, une zone de confort où je sais que je pourrais travailler et évoluer.

Avez-vous déjà repéré les lieux de tournage ?
J'ai commencé les repérages, il n'y aura qu'un lieu, après tout sera une question d'organisation !

Que peut-on savoir de la bande originale du film ?
Pour le moment je sais que mon film comportera énormément de percussions, quelque chose de très organique. Après il n'est pas impossible que mes choix évoluent au fur et à mesure que ce soit lors du tournage ou lors de la post production mais j'aimerais avoir un résultat assez dépouillé.

On évoquait le fait que vous avez une expérience de création de contenus sur le cinéma, en quoi cela va-t-il vous aider pour ce film ?
Est-ce que ça va m'aider ? Honnêtement je ne sais pas. C'est un paramètre qui m'effraie énormément parce que c'est tout nouveau, parce qu'il va falloir que je dirige du monde, parce que c'est un exercice où je vais devoir donner de ma personne au sens propre comme au sens figuré et je ne sais pas comment tout ça va se goupiller. Mais je pars avec des bases que je pense solide, je sais ce que je veux, à quoi ça doit ressembler et je suis entourée de gens plus talentueux les uns que les autres donc ça devrait aller.

Pourquoi réalisez-vous un financement participatif ?
Mon court demande un certain coût notamment au niveau des accessoires, des décors etc. sans compter la location du lieu et tous les frais annexes. J'ai réduit toutes les dépenses au strict minimum mais ça reste quand même un certain budget que je ne peux pas assurer seule donc je me suis dit que le financement participatif serait une bonne chose en espérant que cela fonctionne !

Ambitionnez-vous d'assister à des festivals ou faire des projections publiques ?
Pour les projections publiques je ne sais pas encore ça demande une certaine logistique et je n'aime pas voir les choses sur le trop long terme donc déjà de le réaliser sera une belle chose de faite. Par la suite si je peux évidemment j'aimerais l'envoyer dans des festivals mais encore là tout est à mettre au conditionnel pour le moment.

Que souhaitez-vous dire pour terminer ?
Je voudrais te remercier pour l'intérêt que tu montres à mon projet, ça me touche énormément. Ensuite je voudrais remercier toutes les personnes qui ont déjà participé au financement du court ainsi que toutes les personnes qui m'entourent sur ce projet. C'est certainement le plus gros projet sur lequel je travaille et j'espère sincèrement qu'il pourra aboutir car au-delà d'une envie c'est surtout un besoin de boucler une boucle, de tourner un chapitre alors chaque aide est réellement précieuse et appréciée.

Merci à Margaux Maekelberg d'avoir répondu à notre interview !

interview Crowdfunding Film

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Commentaires

  • Insomnia Life Prod

    1 Insomnia Life Prod Le mardi, 30 novembre 2021

    interview très intéressante. Merci Margaux et au journaliste

    Initialement publié sur Twitter.

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