Publicité

Le film Le réveil se déroule à La Réunion

Maxime Lopes Par Le jeudi, 07 janvier 2021 à 22:47 0

Dans TV - cinéma

Le court métrage Le réveil est un film catastrophe qui met en avant un groupe d'amis au Piton des Neiges à  l'île de La Réunion.

Film Le Réveil

Pouvez-vous nous présenter votre court-métrage Le réveil ?
Le réveil est une idée qui est née pendant le premier confinement après une discussion avec Yoann Boyer, un de mes meilleurs amis et photographe sur l’île de la Réunion. Il m’a fait part de son envie de raconter une histoire qui mette en valeur les paysages de la Réunion et dont le thème principal serait l’amitié. Nous avons eu plusieurs échanges sur la manière dont nous pouvions aborder le sujet de manière unique et visuelle car il était facile de tomber dans le piège du vu et revu. Avant de valider le pitch du film, nous devions nous assurer que l’histoire corresponde à nos univers respectifs, qu’elle mette l'Île de la Réunion en valeur et qu’elle soit réellement originale. Nous avons convenu que je serais le scénariste (Samuel Motte dit Falisse) et que nous partagerions la casquette de réalisateur.
Pitch : Un groupe d’amis se donne rendez-vous pour admirer le levé du soleil depuis le sommet du Piton des Neiges. La journée s’annonce parfaite pour tout le monde, sauf pour Sarah qui dort toujours profondément et n’est pas là haut avec les autres. Elle n’a pas entendu son réveil et sort de son sommeil en même temps que... le volcan.

Qu’est ce qui vous a poussé à faire un film catastrophe et évoquer une catastrophe naturelle ?
Les films catastrophes semblent depuis toujours réservés aux studios hollywoodiens qui ont les moyens de les mettre en scène. Nous avons eu l’envie de nous attaquer à un genre cinématographique très peu exploité dans le format court et de rendre l’impossible visible pour le spectateur.
La catastrophe naturelle est un évènement auquel chaque être humain de cette planète peut être exposé au cours de sa vie. Cet aspect universel et intemporel était intéressant car il met l’héroïne face à elle-même tout au long du récit et nous fait nous poser cette question : avons-nous vraiment le pouvoir de sauver ceux qu’on aime ? De plus, La Réunion étant aussi connue pour ses volcans, c’était une manière de donner le vrai premier rôle à l’île en elle-même.

Vous avez choisi de faire les tournages à La Réunion. Pourquoi avoir choisi cette île ?
Elle est visuellement très impressionnante et Yoann la connaît comme sa poche !

En quoi est-ce important de tourner en décors réels et d’éviter les studios ou certains effets spéciaux ?
D’excellents films sont tournés en studio mais je pense que pour ce projet il était important d’avoir un contact réel avec notre décor. Dans notre volonté de mettre en valeur l’île, ça aurait été dommage de ne pas en avoir des vraies images et je pense que l’aspect « réel » joue inconsciemment sur l'expérience du spectateur. Nous aurons cependant recours à certains effets spéciaux pour rendre crédible à l’écran le réveil d’un volcan (fumées, tremblements de terre) car nous n’avons malheureusement pas reçu l’autorisation de réellement réveiller le volcan (rires).

Quelle place occupera l’utilisation d’un hélicoptère dans le court-métrage ?
L’hélicoptère sera à la fois un véhicule de jeu car une partie de l’intrigue s’y déroule et un véhicule technique pour le tournage. Nous avons la chance d’avoir dans notre équipe Michael Bode, directeur de la photographie, qui a une bonne expérience des tournages loin du sol. Il a par exemple fait parti de l’équipe caméra pour les plans aériens sur 15:17 pour Paris de Clint Eastwood ou encore Mission Impossible 6 (sur lequel nous nous sommes rencontrés).

Peut-on en savoir plus sur les castings et quelle place occuperont les personnages dans Le réveil ?
Notre souhait est de respecter un ratio 80/20 sur le plateau de tournage. Dans une volonté de mettre en avant les talents locaux, nous veillerons à ce qu’un minimum de 80% des comédiens retenus pour le film résident sur l’île de la Réunion. Ce ratio s’appliquera également à l’équipe technique.
L’organisation de ces castings aura lieu une fois les recherches de financements terminées. Un appel à candidature sera fait sur les réseaux sociaux et à travers certaines mairies de l’île pour permettre un accès équitable à tous. En raison des restrictions liées au Covid-19, l’essentiel des auditions se feront à l’aide des candidatures écrites, d’un CV et d’éventuels books et bande-démos.

Souhaitez-vous nous parler des conditions de tournage et du matériel utilisé ?
Nous pensons tourner sur une dizaine de jours au printemps 2021.
Dans l’idée d’avoir une image qui se rapproche le plus possible du film 1917 de Sam Mendes, notre souhait est de tourner avec une ARRI Alexa Mini LF et des objectifs Arri Signature Prime. C’est un équipement qui a également été utilisé sur des projets récents tels que Dune, Stranger Things ou The Mandalorian.

En quoi faire un film en plan séquence vous a-t-il particulièrement plu ?
L’idée du plan séquence m’est venue après le visionnage de 1917 et a été source de beaucoup d’échanges avec Yoann et Barbara Petit (la productrice du film) sur sa faisabilité. C’est un procédé très intéressant car il amplifie la sensation d’immersion pour le spectateur mais ça demande également beaucoup de répétitions pour parvenir à une synchronisation parfaite des comédiens et techniciens au moment du tournage. Le mettre en place sur un film tel que celui-ci semblait trop compliqué. Nous avons donc opté pour un faux plan-séquence (comme dans 1917) avec des coupes invisibles au montage qui donneront au spectateur cette sensation de continuité.

Qu’est ce qui vous a motivé à faire un financement participatif ?
Cette année est particulière pour le cinéma et nous avons pensé qu’il serait difficile de réunir le budget pour ce projet. Ce qui nous a motivé à lancer pour la première fois un financement participatif est avant tout la dimension géographique du film. Nous espérons que notre page Ulule frappe dans l’oeil des réunionnais (et des cinéphiles) et leur donne envie de soutenir le film pour que cette histoire prenne vie ! Nous avons mis en place des contreparties (visibles sur le site) qui permettent à chaque personne qui fait un don de recevoir quelque chose en retour.

Comment sera disponible le court-métrage Le réveil et espérez-vous que le public soit au rendez-vous alors que nous traversons une période morose ?
Après une avant-première organisée sur l’Île de la Réunion, l’envoi du film en festivals sera une priorité. Dans le but que l’oeuvre rencontre son public et que le court-métrage puisse obtenir des prix, nous ciblerons tous les festivals de Catégorie 1 et 2 dont les critères de sélection correspondent à ceux du film. Par la suite, nous souhaitons le proposer à des chaînes de télévisions telles que Antenne Réunion, Réunion 1ère, Canal+ et Shorts TV pour que les audiences ne se limitent pas seulement au public des festivals de cinéma. La troisième étape sera celle du streaming, des plateformes telles que Netflix et OCS commencent à composer un catalogue de courts-métrages, pourquoi ne pas proposer Le Réveil à l’un d’eux pour qu’il puisse être hébergé et référencé avec soin ?
Je pense que le public sera au rendez-vous justement à cause de cette période morose. Nous avons tous besoin plus que jamais de nous évader, de vivre des sensations fortes et de rêver. Un film qui nous extrait du quotidien, met à l’honneur la nature et nous rappelle le pouvoir de l’amitié face à des évènements qui peuvent nous diviser est un mini bol d’air qui ne peut faire que du bien !

Espérez-vous proposer Le réveil en festival et en quoi est-ce important ?
Les festivals permettent de faire connaître notre travail en tant que réalisateur mais aussi et surtout en tant que jeune société de production. Cela nous aide à obtenir de la crédibilité et des potentielles aides sur de futurs projets. Avec Mindview Entertainment, fondée par Barbara Petit et moi-même en 2019 nous souhaitons pouvoir continuer à proposer des projets visuellement ambitieux qui mettent au premier plan certains causes qui nous tiennent à coeur (environnement, égalité des sexes..).

Que souhaitez-vous dire pour terminer ?
Tout d’abord, merci de m’avoir lu jusqu’ici et de porter de l’intérêt à notre projet puis, sans rapport direct avec le cinéma, je vous invite à suivre Raphaël Glucksmann sur vos réseaux sociaux. Il mène un combat très important au parlement européen sur la cause des Ouïghours qui est un peuple actuellement persécuté, exploité et enfermé dans des camps dans la province du Xinjiang en Chine. Il s’agit de l’un des pires crimes contre l’humanité du XXIème siècle et je suis persuadé que tous à notre échelle nous avons justement le pouvoir de rendre ce qu’on pensait impossible toujours plus visible en donnant de la force aux bonnes personnes.

Merci à Samuel Motte dit Falisse d'avoir répondu à notre interview !
Suivez l'actualité du projet sur Facebook.

Film interview

  • Aucune note. Soyez le premier à attribuer une note !

Ajouter un commentaire

Anti-spam