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Le film Champs de haine

Maxime Lopes Par Le mardi, 13 avril 2021 à 15:18 0

Dans TV - cinéma

Champs de Haine est un film sur la Seconde Guerre mondiale réalisé par un collectif de jeunes passionnés d’audiovisuel.

Champs de haine

Pouvez-vous nous présenter votre film Champs de haine ?
Champs de haine est un film qui peint le cheminement de deux jeunes femmes que tout sépare mais qui finalement ne sont pas si différentes que ça. Leur histoire se passe dans le contexte de la Seconde Guerre mondiale dans la campagne qui se traduit par une haine croissante envers le peuple juif. On va donc suivre nos deux héroïnes qui évoluent dans ce contexte et qui, petit à petit, vont réussir à changer leur vie et leur vision des choses.  

Qu'est ce qui vous a intéressé dans la Seconde Guerre mondiale pour en faire un film ?
Ce qui nous intéresse dans la Seconde Guerre mondiale c’est la campagne, les histoires oubliées durant cette période, chaque moment de vie qui se déroule en parallèle de la grande histoire de la France. La grand-mère de Gabin Grislain a vécu cette période, elle lui a beaucoup parlé de son enfance, sa vie et de son histoire durant cette période. C’est ce qui l’a poussé à écrire cette fiction, parler des petites histoires dans les campagnes durant ce contexte. Ce qui est intéressant, c’est aussi la haine qui se dégage de cette période, une haine qui était omniprésente dans la société malgré ce que l’on peut parfois entendre maintenant lorsque l’on parle de la guerre. Il n’y avait pas toujours autant de résistances que ça, la haine était ancrée dans les mœurs et dans la société.

Que peut-on savoir des deux adolescentes de l'histoire de votre film ?
Nicole et Jeannine sont deux femmes fortes qui tentent de construire leur identité dans une période difficile. L’une est juive et appartient à un milieu plutôt bourgeois et l’autre est une fille de paysans. Pour les deux jeunes femmes la famille est très importante ce qui pousse Nicole à endosser seule la responsabilité de la ferme familiale à l’abandon. Jeannine est une rêveuse, elle écrit beaucoup et ne se sent pas à l’aise dans le milieu dans lequel elle vit (syndrome de l’imposteur).  

En quoi le contraste entre 2 mondes opposés, la bourgeoisie et la pauvreté rurale, vous a-t-il plu ?
Cela nous a plu parce que pour nous ce contraste est présent en apparence mais il s’efface peu à peu quand on s’attache à comprendre les personnes qui composent ces deux mondes. C’est tout l’enjeu du film justement, montrer deux personnages forts qui évoluent dans deux univers opposés mais qui finalement se ressemblent énormément de part leur volonté commune de quitter leurs situations respectives et de se construire une identité propre. Ce n’est pas l’argent qui fait le bonheur, ce qui compte c’est qui l’on est et ce que l’on veut faire. Aller de l’avant, se battre pour le progrès.

Où en êtes-vous dans les castings ?
Le casting est finalisé depuis la fin de l’écriture. On voulait des acteurs que l’on connaît, auxquels on fait confiance et qui jouent très bien. Les rôles ont été écrits pour les acteurs. Maintenant ce qui va être chouette c’est de voir comment ils vont appréhender leurs rôles et se l’approprier. Nous chercherons par la suite des figurants en Mayenne, au plus proche du tournage.

Que peut-on savoir des lieux de tournage ?
Nous allons tourner le film en Mayenne autour de la commune de Chailland dans divers lieux. C’est cette commune qui servira de toile de fond aux scènes de rue et de campagne. Le château de la Sicorie, situé à Saint-Germain-Le-Guillaume, lui, sera le décor du domicile de la famille de Jeannine.

Est-il possible de nous parler de la bande originale du film ?
La bande originale du film sera composée par Yann Dieuset, compositeur des bandes originales des projets précédents réalisés par l’association. L’idée sera de retranscrire au mieux l’ambiance de chaque lieu, contrastée en beaucoup de points, avec également un thème commun à tout le film.
Elle sera composée sur ordinateur, en MAO (Musique Assistée par Ordinateur) avant et pendant la phase de post-production. Ce sera peut-être également l’occasion de travailler avec d’autres musiciens, afin de lier nos travaux.

Pourquoi faites-vous un financement participatif ?
Pour que toutes les personnes qui souhaitent nous soutenir dans ce projet puissent participer en fonction de leurs moyens. L’avantage avec Ulule c’est que nous pouvons, en échange, leur proposer des contreparties afin qu’ils soient tous et toutes inclus dans le projet et qu’ils aient plaisir à y participer. C’est donc un des meilleurs moyens pour favoriser l’échange entre l’équipe et le futur public.

Quand et comment sera disponible le film Champs de haine ?
Nous espérons pouvoir vous présenter ce film dès qu’il sera fini, nous avons compté à peu près un an de post-production après le tournage du film. En ce qui concerne le support, notre film a été pensé pour le cinéma, pour le web via notre chaîne Youtube et pour la télévision si jamais celui-ci était amené à y être diffusé.

Proposer votre film en festival vous intéresse-il ?
Oui cela nous intéresse fortement, il faudrait trouver un festival qui n’a pas trop de contraintes de temps, de sujet… Mais ce serait un grand honneur pour nous de participer à un festival.

Que souhaitez-vous dire pour terminer ?
Osez rêver en grand !
Nous voudrions également remercier tous ceux qui ont partagé ou déjà donné pour notre cagnotte. Vous n’imaginez pas comme nous sommes heureux d’avoir la possibilité de faire un film comme cela grâce à vous !  Alors, merci du fond du cœur de la part de toute l’équipe ! N’hésitez pas à en parler autour de vous si le projet vous plait et nous, de notre côté, nous allons tout faire pour avoir le meilleur film possible à vous soumettre.

Merci aux équipes de Champs de haine d'avoir répondu à notre interview !
Suivez leur actualité sur Facebook.

NOUS AVONS BESOIN DE VOUS ! (Projet Champs de haine)

Synopsis du film Champs de haine

Ce moyen-métrage aborde le sujet de l’adolescence à la campagne dans le contexte de la Seconde Guerre mondiale. Nous suivons deux jeunes femmes qui ont des vies très différentes et en même temps bien similaires par certains égards, notamment dans leurs questionnements sur la place qu’elles occupent dans une société tourmentée, au bord de l’agonie. Cette agonie se manifeste par ce contexte d’entrée en guerre et de la défaite de la France face à l’Allemagne nazie. L’Histoire n’existe pas sans des milliers de gens qui la constituent ; sans Paris et ses habitants; sans le sud et sa zone libre et enfin sans la campagne et ses milliers de récits où la barbarie de cette sombre époque a réussi à gagner les villages les plus modestes.

interview Film Crowdfounding

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