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Interview avec l'actrice Nina Seul

Rédaction Divertir Par Le mardi, 08 juin 2021 à 18:12 0

Dans TV - cinéma

Découvrez le parcours et les prochains films de l'actrice Nina Seul, qui a grandi sur la Côte d'Azur.

Nina Seule

Nina Seul, fille d'un père allemand, professeur des universités, et d'une mère franco-italienne attachée de production à la direction de l’Evénementiel du Palais des Festivals de Cannes, a grandi dans le sud de la France à Cannes, dont le célèbre Festival du Film est réputé dans le monde entier.

Sa vocation d’actrice est née très tôt et, dès l’âge de 10 ans, elle commence à suivre des cours de théâtre puis se forme aux techniques de jeu de comédien au sein de la renommée Ecole Régionale d'Acteurs de Cannes. En parallèle, Nina passe un Bac littéraire, option théâtre, qu’elle obtient brillamment avec une mention « très bien » et les félicitations du jury.

A l'âge de 18 ans, elle part vivre à Paris poursuivre sa formation de comédienne dans des écoles prestigieuses telles que le Cours Simon et le Conservatoire du Xème arrondissement de Paris.

Elle se perfectionnera dans le théâtre classique en travaillant de grands rôles tragiquestels que Phèdre, Antigone... Et elle abordera les grands auteurs : Corneille, Shakespeare, Claudel, Beaumarchais, Molière... Suite à cette année consacrée au théâtre classique, Nina finira sa formation au prestigieux Conservatoire du Xème arrondissement de Paris.

Lors de sa dernière année de formation, alors âgée seulement de vingt-deux ans, elle se fait repérer par la metteuse en scène Frédérique Lazarini, qui lui proposera pendant trois ans d’intégrer sa troupe de théâtre.

Elle la mettra en scène à Paris et en Corse dans Le Cid où Nina tient le rôle de L'infante, mais également dans Le Barbier de Séville où elle jouera la comtesse, ainsi que dans la pièce Leila, Daniele Casanova, une vie, qui retrace la vie et la mort d'une résistante Corse pendant la Seconde Guerre mondiale.

De par sa triple culture française, allemande et italienne, Nina a toujours été très ouverte au monde et aux voyages. Elle parle en plus du français parfaitement l’allemand et l'anglais et très vite sa carrière se tourne vers l'international.

Interview

D'où vient votre passion pour le cinéma ?
J’ai eu la chance de grandir dans le sud de la France à Cannes et de baigner très tôt dans l’ambiance du Cinéma de par le Festival du Film qui a lieu chaque année et qui donne à la ville de Cannes une aura très particulière. Ayant des parents cinéphiles et amateurs de culture, j’ai très tôt assisté à des projections et spectacles.

Qu'est ce qui vous motive à choisir un scénario plutôt qu'un autre ?
Il n’y a pas de personnages ‘inintéressants’, c’est toujours un challenge et un plaisir de travailler un nouveau personnage et pousser mes limites. Ce qui va faire la différence pour moi c’est le style et l’écriture du scénario et des dialogues.

Parlez-nous de votre participation dans le film Violent Origami et quand devrait-il sortir ?
Violent Origami est un projet qui me tient à cœur et dont le tournage devrait commencer cet hiver. Il s’agira de ma troisième collaboration avec le réalisateur Buddy Chambers qui a développé et écrit le personnage de Rose pour moi. Rose est une tueuse à gage en quête de rédemption qui doit échapper à ses anciens employeurs afin de commencer une nouvelle vie. C’est un rôle d’action qui va nécessiter une bonne préparation physique, mais ce que j’aime également dans le personnage de Rose, c’est sa prise de conscience et le courage qu’il lui faut pour recommencer à zéro. C’est le parcours d’une réhabilitation, le long chemin vers le ‘sobriété’ en quelque sorte. Nous n’avons pas encore la date de sortie du Film.

Est-ce simple de ne pas oublier son texte lors des tournages et à quel rythme devez-vous les apprendre ?
L’apprentissage du texte fait partie de la routine d’un acteur, il s’agit d’un exercice auquel nous sommes confrontés pratiquement tous les jours, puisqu’en dehors des tournages il faut apprendre son texte pour les auditions et parfois avec des délais très courts. Avec le temps la mémoire est entrainée et il devient plus facile de mémoriser les textes. Il y’a la mémoire auditive et la mémoire visuelle. Pour ma part j’ai une mémoire visuelle, il est important pour moi de voir le texte écrit, de le visualiser et de l’écrire. Certains rôles comprennent plus de dialogues que d’autres mais en général on a le temps de mémoriser le texte avant un tournage. Les textes pour les castings c’est plusieurs fois par semaine et comme les délais sont plus courts (parfois la veille pour le lendemain) c’est un bon exercice ! En général revoir son texte juste avant de s’endormir aide à le mémoriser, le cerveau continuant à travailler pendant le sommeil. Mais encore une fois, avec l’habitude, l’apprentissage du texte n’est en général pas un problème.

Comment travaillez-vous avec les réalisateurs pendant les tournages ?
Chaque réalisateur est différent, du coup il n’y a pas vraiment de règle, mais en général ce que j’aime c’est travailler avec le réalisateur en amont du tournage, parler avec lui de sa vision du personnage afin d’être préparée au maximum. Pendant le tournage le temps est précieux et il n’est pas toujours possible de faire plus de deux ou trois prises par scène (notamment pour la télé). De plus, sur le plateau le réalisateur est très pris, il doit gérer et coordonner tous les corps de métiers présents, donc le temps gagné lors de la préparation est vraiment important.

Que peut-on savoir de votre présence dans le film Our almost completely true story ?
Il s’agit d’un long métrage que j’ai tourné à Los Angeles en 2020.
Le film est une comédie romantique : la rencontre improbable entre une icône du cinéma vieillissante et un drôle de petit monsieur dans une animalerie et les liens qu’ils vont tisser. Il s’agit en grande partie d’une histoire vraie et le film traite avec humour de la scène du dating pour les seniors. J’incarne Madeline, la nouvelle (jeune) épouse de l’ex-mari du personnage principal.

Qu'appréciez-vous dans le fait de varier les genres cinématographiques dans les projets que vous choisissez ?
Ce qui m’intéresse dans mon métier d’actrice, c’est d’avoir l’opportunité de changer de peau le temps d’un tournage, donc varier les genres et les projets me permet d’explorer une palette large et variée de personnages et d’émotions ! Cette ‘schizophrénie’ de l’acteur me donne la sensation d’avoir plusieurs vies. C’est également un univers fait de rencontres, de tranches de vie le temps d’un tournage, ce qui est à chaque fois une opportunité extraordinaire et me permet de voyager et découvrir de nouvelles cultures. J’ai eu la chance de tourner en France, aux USA, en Ukraine, au Maroc, en Allemagne et en Afrique du Sud, à chaque fois  les expériences ont été inoubliables sur le plan humain également.

Selon vous, quelle place occupe le cinéma français dans le monde ?
Le Cinéma français dans le monde tient toujours une place à part. Vivre aux USA me permet de m’en rendre compte d’autant plus et très souvent les américains me citent lors de discussions, des films français, des acteurs ou réalisateurs français. C’est une fierté de voir l’attrait qu’exerce toujours le cinéma et la culture française dans la capitale de l’industrie du film qu’est Los Angeles !

Espérez-vous pouvoir rencontrer le public dans des cinémas pour présenter les films dans lesquels vous participez ?
Oui ! La rencontre avec le public est quelque chose de magique, c’est là que le metier d’acteur devient vraiment concret et prend tout son sens, puisque le but d’un film est d’être vu, de toucher et d’émouvoir. J’ai commencé ma carrière au théâtre, donc j’aime la chaleur du public, ce sentiment de jouer pour une audience ! Rencontrer le public à l’issue d’une projection procure un sentiment similaire, mais c’est aussi un moment qui peut-être stressant et difficile dans la mesure ou le travail / le film / le jeu d’acteur est jugé avec un retour direct.

Quel regard portez-vous sur les festivals et cérémonies ?
Je trouve que la notion de compétition est bonne, elle permet de chalenger les projets sur un plan artistique et pas seulement dans une économie de rentabilité. C’est l’occasion pour des films plus intimistes ou indépendants de se faire connaitre du grand public. Il y’a de plus en plus de festivals un peu partout dans le monde, ce qui permet également de donner une vitrine à des films qui n’ont pas nécessairement l’opportunité de sortir en salle ou d’être diffusés sur Netflix, Amazon ou autre.

Vous avez été bercée pendant votre enfance par le festival de Cannes. Que représente cet événement en particulier pour vous ?
J’avais 16 ans la première fois que j’ai été accréditée au Festival de Cannes et j’y ai participé pratiquement chaque année depuis, donc oui cet évènement est cher à mon cœur et je m’y sens chez moi. Je suis fière de la dimension internationale du festival et que cela soit aussi un des plus gros marchés du film. Le Festival a bien entendu beaucoup évolué, mais il garde le côté glamour et magique qui l’a fait connaitre dans le monde entier.

Que souhaitez-vous dire pour terminer ?
Un grand merci pour cette interview, même si je vis désormais en Californie, la France reste mon pays de cœur et c’est toujours un plaisir d’y revenir, que ce soit pour voir ma famille et mes amis ou pour y travailler.

Merci à Nina Seul d'avoir répondu à notre interview !

Cinéma interview

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