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Chloé Hollings sera dans la série On the verge

Rédaction Divertir Par Le jeudi, 19 août 2021 à 12:21 0

Dans TV - cinéma

L'actrice franco-australienne Chloé Hollings est célèbre dans le monde entier pour son incarnation de "Widowmaker" dans le jeu vidéo Overwatch. Retrouvez-la à la rentrée de septembre dans la nouvelle série Netflix/Canal+ On the verge, produite par Julie Delpy.

Chloé Hollings

Chloé naît en 1988 à Paris, puis grandit entre l'Australie et la France dans une famille bilingue et multiculturelle. Comme elle parle anglais, elle commence à travailler dans la voix à l'âge de 8 ans. A 11 ans, elle intègre le Collège-Lycée International de Paris, Honoré de Balzac et finit par y obtenir en 2008 un bac L, Option Internationale. Elle entre ensuite en Hypokhâgne. Mais la rigidité de la prépa lui fait faire un burn out à seulement 18 ans... Elle s'autorise alors à explorer une voie plus joyeuse, et d'être artiste. Théâtre, cinéma, mise en scène, chant lyrique, écriture... Chloé explore toutes les facettes de sa créativité avec succès pendant dix ans. En 2016, son premier livre, "F*ck les régimes!" est publié chez Payot. Cette même année, le célèbre jeu vidéo Overwatch la fait connaître mondialement et elle se met à voyager internationalement pour rencontrer ses fans, signer des autographes, etc. C'est alors qu'elle visite pour la première fois Los Angeles, et s'y sent comme chez elle. Une deuxième fois, la voilà qui lâche tout pour écouter sa petite voix.
Elle s'y installe en 2019. En 2020, en pleine crise sanitaire mondiale, Chloé tourne dans la première série réalisée par Julie Delpy, On The Verge. Une série qui est, comme elle, bilingue, et qui sortira en septembre 2021.

Interview avec Chloé Hollings

Pouvez-vous nous présenter la série On the verge, que l'on verra à la rentrée sur Canal+ et Netflix ?
C’est une comédie franco-américaine qui s’est tournée à Los Angeles pendant la pandémie, et qui est réalisée par Julie Delpy. On y suit des femmes quarantenaires qui vivent à Los Angeles et ont des histoires d’amour complexes. Ce sujet est rarement abordé de cette façon, « la vraie vie » des femmes de 40 ans, qui est bien moins fade qu’on ne se l’imagine souvent… Le pari est réussi, les personnages sont très bien incarnés… et c’est surtout très drôle !  

Que peut-on savoir du personnage que vous allez interpréter ?
Elodie est une femme qui tente de sauver son mariage, après de gros rebondissements. Elle est à la fois attachée au côté rassurant qu’offre son rôle d’épouse, mais voudrait s’assurer que la flamme soit toujours bien en vie. Ce que j’aime beaucoup chez elle, c’est qu’elle n’est pas parfaite, mais elle fait sincèrement du mieux qu’elle peut.

Qu'est ce qui vous a le plus intéressé dans votre personnage et la série ?
Elodie est un personnage nuancé, très vrai. Sa liberté est primordiale, mais un cadre solide lui importe aussi. J’ai beaucoup aimé devoir porter mon attention sur ces deux aspects, assez contradictoires. Aujourd’hui les séparations, les divorces, sont des événements devenus banals dans la vie des gens. Instinctivement, nous sommes nombreux à comprendre ces enjeux, entre fidélité à l’autre, ou fidélité à soi-même… Que cherche-t-on : que la passion des débuts durent à tout jamais, ou bien de la sérénité ? Est-on capables de résister à la tentation de « tout plaquer », qui intervient parfois ? On nous pousse à écouter notre cœur, mais parfois la raison doit l’emporter… Ce sont des questions qui nous concernent tous et sont si intéressantes !

Comment s'est passé le tournage de la série On the verge ?
C’était magique… J’ai passé l’audition en plein confinement, via Zoom ! Quand j’ai su que j’allais pouvoir enfin remettre les pieds sur un plateau, j’étais folle de joie. Bien sûr, nous nous faisions tester trois fois par semaine, nous tournions en équipe réduite, et tout le monde portait le masque… Mais ça représentait un beau rayon de soleil pour nous tous. Toute l’équipe était géniale. J’ai beaucoup aimé me retrouver avec des Américains aussi bien que des Français ! Pour moi qui suis franco-anglaise, c’était comme  de me retrouver à la maison ! Passer d’une langue à l’autre, si librement, en fonction de mon interlocuteur, m’apaise toujours énormément, je peux alors être complètement moi-même. Et puis, Julie Delpy est une merveilleuse directrice d’acteurs. Elle est précise et sait ce qu’elle veut, c’est donc très facile de donner le meilleur de soi.

Est-ce qu'il y a un moment culte dans la série qui pourrait donner envie au public de regarder la série ?
Toutes les petites références à la ville de Los Angeles, du point de vue d’un couple français, sont vraiment drôles et bien vus !

Espérez-vous pouvoir tourner une nouvelle saison d'On the verge ?
J’adorerais… Julie Delpy est une formidable réalisatrice, et jouer à ses côtés est un immense bonheur. Matthieu Demy également. Qu’est-ce qu’on a ri… ! Chaque soir, en rentrant chez moi, je n’avais hâte que d’une chose : y retourner le lendemain !

Le public vous connaît pour votre rôle de Widowmaker dans le célèbre jeu Overwatch. Qu'est ce qui vous a le plus marqué dans cette expérience ?
Ma vie a été complètement transformée par ce projet. C’est d’ailleurs grâce à ce jeu que je vis aujourd’hui à Los Angeles. Ce qui m’a beaucoup marqué, c’est à quel point il m’a permis d’ouvrir mon esprit sur le monde du jeu vidéo, que je connaissais mal. J’ai compris à quel point cet univers pouvait porter les joueurs, que c’est un medium qui fédère. Un jeu vidéo, aussi bien qu’un livre ou qu’un sport d’équipe, a le pouvoir d’apaiser ceux qui passent par des moments difficiles. Beaucoup de mes fans m’ont écrit des lettres disant que, sans le jeu, ils n’auraient pas réussi à traverser telle ou telle épreuve, un membre de la famille très malade, une grosse dépression, du rejet à l’école. Des liens forts se tissent entre les joueurs, ils sont challengés quotidiennement, il n’y a pas que du négatif. Pour moi, c’est agréable : je peux faire le métier que j’aime en sachant que quelqu’un, quelque part sur cette terre, va y puiser du courage, de la sérénité, va créer des liens, voire, va s’inspirer de l’histoire de mon personnage.  

Est-ce différent de jouer dans une série, un film ou pour un jeu vidéo ?
J’essaie de fonctionner de la même manière à chaque fois : je pars du personnage. C’est lui qui m’intéresse. Je décortique le texte, j’en retire l’essentiel, afin d’être proche de sa réalité, et non de la mienne. J’ai toujours fonctionné ainsi : au théâtre, au cinéma, dans un studio d’enregistrement. Même quand je fais des voix de publicités, je m’imagine être la personne qui parle du produit dont il est question : qui est cette personne pour défendre telle ou telle marque ? C’est selon moi, la seule chose qui pourra provoquer des émotions à ceux qui regardent. Après, bien entendu, la forme varie. Au théâtre, j’élargis un peu mes gestes, je porte la voix, car c’est à moi d’atteindre le public ; au cinéma je peux parler moins fort et laisser la caméra absorber tout ce qui se dégage, les regards, les petits gestes. La voix est un bon mélange des deux : je bouge beaucoup, comme sur un plateau de théâtre, mais sans que personne ne le voie !  

Vous êtes également chanteuse lyrique et podcasteuse. Quel regard et quelle importance accordez-vous à votre voix ?
Une importance capitale. Le travail de la voix m’accompagne depuis mes 8 ans, c’est à cet âge que j’ai commencé à enregistrer. La voix révèle tout. Je trouve qu’en tant qu’actrice, c’est un précieux outil qui aide avec l’abandon, la sincérité. Dans le podcast, tellement d’émotions sont transmises et c’est presque sans effort : telle est la magie de la voix.

Vous avez voyagé à travers le monde. Est-ce que cela vous apporte quelque chose sur le plan artistique et quelle destination vous a le plus marqué ?
Voyager, quand on peut se le permettre, est toujours une bonne idée. Mon rôle en tant qu’artiste, c’est d’observer les humains dans toutes leurs dimensions, d’exprimer les différents modes opératoires qui sont influencés par notre culture, l’époque à laquelle nous vivons, notre éducation, etc. Une petite fille de 10 ans n’a pas les mêmes références si elle grandit à New York ou au Caire. Les objets eux-mêmes prennent une autre signification. Ces valeurs ne seront pas les mêmes. Je le sais aussi pour avoir grandi avec des parents de nationalités différentes. La notion de gentillesse, pour un Parisien, ça n’est pas la même chose que la notion de gentillesse pour un Australien ! Grâce à ma carrière, j’ai découvert des pays du Moyen Orient comme le Bahreïn, le Koweït, Abu Dhabi, où tout – climat, traditions – était différent, par exemple, de l’Irlande, ou encore de Hawaï ! C’est extrêmement enrichissant pour moi.

Quelles vont-être vos prochaines actualités et quels types de projets aimeriez-vous faire ?
Je ne peux malheureusement rien révéler ici, mais j’ai plusieurs très beaux projets de tournage qui m’attendent ici à Los Angeles et pour lesquels j’ai hâte ! J’écris mon deuxième livre et je vais continuer à développer mon podcast. Mais chaque chose en son temps : avant tout, j’attends avec impatience la sortie de la série, On The Verge !
Que souhaitez-vous dire pour terminer ?
Si les gens souhaitent me suivre, ils peuvent me trouver sur instagram, ou sur Twitter. S’ils ne connaissent pas mon écriture, ils peuvent lire Fuck les régimes ! aux éditions Payot, ou écouter sur toutes les plateformes mon podcast très inspirant, Mais Oui !, qui parle des miracles de la vie !

Merci à Chloé Hollings d'avoir répondu à notre interview !

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