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Gravissez les Alpes avec Les piolets enrhumés

Grimpez des montagnes et autres falaises avec Les piolets enrhumés. Ils dévalent les pentes de neige en ski et en splitboard à toute vitesse, et jouent les funambules sur des slacklines tendues entre deux montagnes.
Les piolets enrhumés préparent de nouvelles vidéos sur les massifs alpins qu'ils partageront ensuite sur internet.

Piolets enrhumés

D'où vient votre passion pour l'alpinisme et qu'appréciez-vous dans ce sport ?
Benjamin : Ayant grandi en montagne, j’ai commencé le ski très jeune. Rien d’exceptionnel, simplement du ski en station, mais c’est déjà un bon pied dedans, j’imagine. Puis au lycée, j’ai découvert l’escalade avec le programme scolaire, avant de délaisser ça quelques années puis de reprendre très sérieusement il y a 2/3 ans. Je pense que la montagne vient suivre assez naturellement… De l’escalade, de la marche et du ski en haute altitude, en bref de l’aventure loin des sentiers battus, dans des paysages somptueux, on a tout dit !
Manon : Depuis toute petite j’ai toujours été en vacances à la montagne été comme hiver pour faire de la randonnée et du ski. Je pense que ça m’a conditionnée pour la montagne. Depuis quelques années je me suis mise à l’escalade. D’abord sur de petites falaises, puis sur des grandes voies, et puis enfin sur des montagnes, en haute altitude. Je pense que je me dirigeai vers l’alpinisme sans trop le savoir. Puis j’ai rencontré Benjamin qui avait pour projet de faire l’ascension des 82 sommets de plus de 4000m des Alpes, ce qui m’a tout de suite attirée.

Quelles sont les montagnes et les massifs remarquables que vous avez gravi ?
Benjamin : Rimpfischhorn, Weissmies, Aiguille d’Argentière, Pelvoux, Aiguille de Sialouze, Dent Parrachée, Petite aiguille Verte, Pointe de la Réchasse (hiver) et quelques autres.
Manon : Je n’ai pas beaucoup d’expérience en alpinisme pour le moment, j’ai seulement tenté l’ascension de l’Illampu en Bolivie dans la cordillère des Andes qui culmine à 6368m, mais on n’a pas pu aller jusqu’au sommet, car l’heure était déjà trop avancée, on s’est arrêter 30m en dessous du sommet. Mais c’est aussi ça l’alpinisme, faire demi-tour pour ne pas prendre de risque quitte à ne pas faire le sommet. Et quelques petits sommets faciles dans les Alpes.

Globalement, comment vous entrainez-vous avant de faire une ascension ?
On s’attaque au problème progressivement, tout simplement. En montagne on rencontre en gros, 4 types de terrain : le rocher, la neige, la glace et le mixte (un mixte de rocher et de glace). On s’entraine donc en fonction du terrain auquel on aura à faire.
Pour le rocher, on s’entraine généralement en salle d’escalade et en falaise à l’extérieur, en couenne et en grande voie.
Pour la neige, il faut s’entrainer au « self-arrest », qui est une technique d’enrayage de glissade, ainsi qu’à la recherche de victime d’avalanche.
Pour la glace, la cascade de glace et le sauvetage en crevasse sont des bonnes bases pour se sentir à l’aise.
Le mixte, c’est un peu l’ultime étape, qui combine un peu de chaque catégorie pour une difficulté et un engagement souvent élevé.
Et bien sûr, toujours être au point sur les techniques de corde avec son partenaire.
Mais pour tout dire, tout ça est très fluide et organique, on ne s’entraine pas à proprement parlé. On prend les activités quand elles viennent et finalement, on s’entraine un peu « malgré nous » ! On écoute beaucoup notre instinct, qualité très importante en montagne !

Peut-on en savoir plus sur le matériel que vous utilisez pour atteindre des sommets ?
Le matériel est assez spécifique à chaque type de terrain, précédemment cité. Mais en gros, on utilise :

  • Piolets et crampons pour évoluer sur la glace
  • Chaussures et chaussons d’escalade pour le rocher
  • Matos de ski pour la neige

Pour l’assurage, les EPI et EPC (équipements de protection individuels / collectifs) :

  • Casque, baudrier, Reverso, etc.
  • Corde, dégaines, coinceurs, etc.

Pour les vêtements, le but est de concilier légèreté et performances thermiques :

  • Sous-couche technique, polaire, doudoune, gore-Tex, etc.

Pouvez-vous nous présenter la chaine Youtube Les Piolets Enrhumés ?
La chaine Youtube n’est pas encore véritablement lancée. On a pour l’instant 3 petites vidéos « test » qui nous ont servi à nous faire la main avec la prise de vue en montagne et le montage vidéo.
Nous voulons quelque chose de bien plus travaillé pour ces ascensions de 4000m. On aime beaucoup le travail de Hit The Road, ils sont une grande inspiration. On aimerait produire un format un peu similaire au leur.
Notre première « vraie » vidéo ne devrait plus trop tarder maintenant.

Comment filmez-vous vos vidéos et que souhaitez-vous mettre en valeur ?
Pour le moment on a 2 GoPro et un DSLR avec un 18-135mm. On essaye aussi de faire l’acquisition d’un drone, parce que les images qui en sortent sont quand même sacrément bien adaptées pour la montagne.

En quoi le financement participatif que vous réalisez vous sera utile ?
Justement à financer l’acquisition de ce drone. Ça serait un gros plus pour les vidéos. Et les spectateurs en seraient les premiers bénéficiaires !

D'où vient le nombre 82 4000 dont vous parlez régulièrement ?
82, c’est le nombre de sommets dont l’altitude dépasse les 4000m, des Alpes. Ils sont répartis sur la France, la Suisse et l’Italie. Le plus haut est le Mont Blanc.
Voir la liste complète.

Souhaitez-vous nous parler du film final que vous prévoyez ?
A vrai dire, le film n’est pas du tout encore planifié. Et je ne crois pas que ça le sera un jour. On donne une part importante à la spontanéité et l’opportunisme dans notre projet. Nous avons différentes idées, en vrac, qui se préciseront avec le temps. Le but étant au final, de trouver la meilleure façon de raconter cette histoire qu’on aura vécu. Peut-être y aura-t-il plusieurs volets qui sait ?

La montagne est de plus en plus dépeinte comme un environnement pollué, que pensez-vous de cette situation ?
Oui, on pense que c’est le cas. Comme tout milieu sur Terre, plus il y a de monde plus la pollution s’accroit. Le tourisme augmente chaque année en montagne et avec ça les déchets qui jonchent les chemins et bivouacs. On observe aussi la pollution de la vallée qui créé de véritable nuages de particules fines qui remontent ensuite jusqu’aux plus haut sommets, avec le vent et la chaleur.

Que souhaitez-vous dire pour terminer ?
Venez nous suivre sur Facebook et sur Youtube, ça va être dément !

Merci aux Piolets enrhumés d'avoir répondu à notre interview !


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