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M Com' Musique compte bien fabriquer à nouveau des vinyles

Rencontre avec de jeunes entrepreneurs : Antoine Ollivier et Mickaël Collet qui comptent concurrencer Universal, rien que ça !

Et ils ont de bons espoirs... En effet, ils comptent créer une activité de fabrication de disques vinyles. Un secteur qui renaît de ses cendres depuis l'apparition des CD et titres digitaux.

C'est une idée originale de création d'entreprise en Bretagne, en ces temps difficiles ça fait plaisir à découvrir...

Logo M com' Musique

- Vous êtes deux entrepreneurs bretons, pouvez-vous vous présenter et revenir sur votre parcours ?
Antoine Ollivier, 29 ans niveau BTS. J'ai fait plein de petits boulots, du porte à porte pour France Loisirs, j'ai distribué le Métro le matin, le Ouest-France aussi, puis je suis allé travailler à Paris dans un magasin de Beaux-Arts (Passage Clouté dans le XIème, je recommande), c'était une superbe expérience ! Là-bas j'ai rencontré tout un tas de beau monde et un manager, Christophe Pierro, que j'ai accompagné un peu partout et à partir de ce moment-là, j'ai su que j'allais bosser dans la musique. Ensuite j'ai essayé de travailler en tant que booker avec des groupes, mais je n'étais pas très bon ! Je suis revenu à Rennes et j'ai fait de la production de spectacles sur des salles entre 500 et 1 000 personnes. Pour assurer le gîte et le couvert je bossais tous les week end et le soir jusqu'à 22h dans une boîte de dépannage automobile où je m'occupais de dispatcher les dépanneurs sur le terrain, c'est là que j'ai rencontré Mickaël qui deviendra mon associé.
Mickael Collet quant à lui a un diplôme de Mécanique Auto, il a travaillé pendant 5 ans dans le sport automobile, il a commencé comme carrossier pour finir mécanicien, il a bossé sur de la Formule 3 sur de la GP3, il a voyagé partout dans le monde. Il a même travaillé pendant 6 mois à Londres sur de la Formule 1 ! Mais c'était très difficile et il est revenu en Bretagne où il à été embauché en tant que dépanneur là où nous nous sommes rencontrés.

- Vous avez pour projet de créer une nouvelle fabrique pour créer des disques... vinyles. Pouvez-vous nous parler de M Com' Musique ?
M Com' Musique est né tout d'abord d'une envie commune d'entreprendre. L'un sans l'autre M Com' Musique n'aurait jamais vu le jour. On s'est posés, on s'est dit "ok mais qu'est-ce qu'on fait ?". Alors on a listé nos envies, ce qu'on avait pu remarquer au cours de nos différentes expériences. Puis il y avait la notion d'investissements aussi. On ne savait pas du tout par où commencer. Alors on s'est dit qu'on allait conccurencer Universal (rien que ça). On est allés voir un comptable avec un prévisionnel et on a dit "on a besoin de 300 000 euros et on va faire ça, ça, ça et ça".
Il a bien rigolé étant donné qu'on n'avait pas un rond.
Donc on est repartis de ZERO et on a décidé de faire des relations presse. On a emprunté de l'argent à une amie pour acheter un fichier, et on a fait la promotion d'un album. On a réussi à le faire diffuser sur toute la France en quadrillant l'hexagone de Media locaux.
Mais l'album n'était pas disponible en grande surface, alors on a décidé de faire la distribution. On a monté un réseau, et aujourd'hui on peut distribuer dans les FNAC, les Leclerc les disquaires, les Cultura, PARTOUT.
Et c'est en travaillant que le mot Vinyle revenait sans cesse. Les usines n'arrivent pas à produire en temps et en heure, les délais sont extrêmement longs et ils ne font plus les petites séries. Peu importe où on allait, à qui on parlait, c'était toujours la même rengaine.
Et c'est là que M Com' Musique est né.

- Comment expliquez-vous à l'ère du numérique que les vieux vinyles font à nouveau un tabac ?
Tout d'abord, il y a l'omniprésence du digital. Tout est dématérialisé, alors retrouver un bon vieil objet que l'on peut palper, ca n'a pas de prix. Et le vinyle a beaucoup plus de charme que le boîtier CD que l'on connaît tous.
Ensuite il y a la qualité sonore. Pour faire en sorte que le CD soit écoutable partout, et aussi pour inscrire la musique sur le CD, on tranche les aigus et les graves. Donc le son est de moins bonne qualité que le vinyle qui est analogique. C'est un effet mécanique qui fait en sorte que le son soit retranscrit. Par exemple, plus la basse est forte et ronde, plus le sillon sera large! On perd beaucoup moins de fréquences sur un vinyle !

- Vous recherchez 10 000 € sur My Major Company, c'est beaucoup pour un projet. A quoi va servir concrètement cette collecte ?
A financer une chaudière à vapeur ainsi que son installation.

- Concrètement pourquoi vous aider financièrement ? Mettons nous un instant à la place d'un internaute lambda, pourquoi vous aider plus qu'un autre dans ces temps difficiles ?
Si tu veux continuer à écouter des vinyles, avoir autre choses que du Johnny dans les bacs, finance-nous !
Plaisanterie mise à part, en tant qu'internaute je ne participe jamais à ce genre de chose, honnêtement je ne vois pas pourquoi ils nous aideraient plus qu'un autre. De plus, c'est une société, et une société par définition sert à faire du profit. SI je me mets à la place de l'internaute je ne me donnerais pas un rond.
A contrario, je pense que ce que nous faisons est d'utilité publique. Ca va servir à tous les artistes. Et le public pourra continuer à trouver des vinyles des artistes qu'ils aiment, je pense notamment aux auto-produits !
Et pour moi la question n'est pas de savoir pourquoi "nous" ? Mais plutôt pourquoi "eux" ?

Vous pouvez continuer à soutenir le projet de l'entreprise M com' Musique jusqu'au 31 décembre midi sur le site de My Major Company.

- Le pressage de disques vinyle doit être un processus complexe je suppose...
Exactement. C'est de la transformation plastique, ça nécessite un procédé très complexe.

- S'il y avait un titre / chanteur(se) que vous aimez tout particulièrement, qui serait-il ?
Changing Shape du groupe Head On : il marque le début de notre aventure.

- Un dernier mot ?
Sur M Com' Musique
Notre credo : à partir de 100 exemplaires en 5 semaines maximum.
En général j'invite vraiment les gens à créer des projets, les banques ont de l'argent à prêter, alors allez-y, lancez-vous, il y a des tas de dispositifs et des gens prêts à aider à côté de chez vous, mais par pitié arrêtez de vouloir monter des commerces de E-cigarettes ! Soyez innovants, lancez-vous, plantez-vous vite, ajustez, et recommencez !

Merci à Antoine Ollivier et Mickaël Collet d'avoir présenté leur entreprise M Com' Musique ! Sourire
Vous pouvez les suivre sur leur page Facebook. Leur site internet.

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