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La photographe Isabelle Ln Lindbergh

Isabelle Ln Lindbergh est une photographe française renommée dans le milieu de la mode, du luxe et de la musique. Elle a une histoire unique, un parcours intéressant et un talent indéniable. L'occasion d'évoquer avec elle son parcours...

Isabelle Lemoine Lindberg

La photographe Isabelle Lemoine Lindbergh, petite fille de l'aviateur Charles Lindbergh, prend son envol

Isabelle Ln Lindbergh, de son vrai nom Isabelle Lemoine, est née à Selis en France en 1989. Amoureuse des voyages comme son grand-père, elle a atterrit à St Barthélémy où elle a trouvé refuge. Elle porte cette belle île très haut dans son cœur, depuis laquelle elle travaille à de nouveaux projets, notamment à une exposition sur son illustre aïeul.

Si son nom de famille vous dit quelque chose, c’est qu’Isabelle n’est autre que la petite-fille de l’aviateur américain Charles Lindbergh, le premier à avoir traversé l’Atlantique nord sans escale, un exploit alors salué dans le monde entier. En mai 1927, son grand-père prend les commandes de son avion Spirit of Saint-Louis au départ de New York, à destination de la capitale française, parcourant les 5 800 kilomètres qui les séparent en 33 heures et 30 minutes.

Comme son grand-père, Isabelle est une avant-gardiste

Artiste dans l’âme, Isabelle  Lindbergh exprime dès l’âge de 5 ans un don particulier dans le domaine de la création. Elle dessine, fabrique des œuvres en tous genres et commence à prendre ses premiers clichés dans les rues de sa ville natale, Senlis, où son père Yves Lemoine de Formanoir tient alors les reines de la boutique d’antiquité à la mode place de la Cathédrale.

Alors encore enfant, après le décès de son père, elle quitte sa ville natale, Senlis, et s’installe avec sa mère à Longjumeau. C’est ici qu’Isabelle va vraiment développer son amour pour l’art et s’ouvrir à d’autres styles et à d’autres cultures. Longjumeau est une ville ouverte, métissée et offre de nombreuses opportunités culturelles pour les jeunes. La jeune Isabelle pratique alors chaque semaine la danse, le théâtre et la musique. Elle bénéficie aussi de la proximité de Longjumeau avec Paris où sa mère l’inscrit dans un atelier de peinture et où elle visitera de nombreuses expositions.

L’île de St Barthélémy, terre d'accueil et d’inspiration

Le talent d’Isabelle va l’amener à voyager à travers le monde, notamment à St Barthélémy, devenu sa résidence. Ce qui devait être une petite escale est devenu un séjour ininterrompu. Isabelle est tombée sous le charme de l’île dès son arrivée : “j'ai eu un coup de cœur au moment de voir la piste d'atterrissage. Une piste impressionnante qu un i nous fait presque plonger dans la mer”.  Isabelle est heureuse d’avoir pu trouver refuge à St Barth, un lieu qui l’inspire et où elle a pu nouer de nouvelles amitiés et faire des rencontres décisives quant à son art".

Mais son véritable terrain de jeu, c’est la ville, c’est là qu’elle affirme sa vocation, en prenant des photos de gens de tous horizons dans une ville multicolore. Isabelle, malgré son succès, a conscience du caractère initiatique de ses années passées à Longjumeau :
“J’ai rencontré le monde dans toute sa diversité à Longjumeau. Cela m’a donné l’envie d’aller à la rencontre des gens et cela m’a également aidé à affirmer ma conviction que l’art est un moyen de briser les barrières sociales. C’est cela qui aujourd’hui me permet d’être aussi bien à l’aise avec des rappeurs que des marques de luxe”.

Le talent d’Isabelle ne passe pas inaperçu dans son entourage qui l’encourage à faire de sa passion une profession. Elle se lance alors dans des études d’art, et part alors étudier l'art graphique et la direction artistique à l'Essag Peninghen à Paris (6ème), puis se spécialise dans la photographie à la prestigieuse école des Gobelins à Paris dans laquelle Isabelle obtient enfin son diplôme de photographe en prise de vue en 2015.

Cette première expérience professionnelle insulaire n’est que la première d’une longue série et très vite d’autres compagnies vont faire appel aux services d’Isabelle, tels que Vilebrequin, Roger Moreau, ou encore Varda ou elle rencontre la fameuse pâtissière Marine Urbain, ce qui l’a conduite à établir un nouveau studio dans un temps record.

La demande de plus en plus importante de ses clients d’exercer aux Etats-Unis et de partager ses connaissances uniques sur place pourrait l’amener très prochainement sur les traces de son grand-père Charles, à New York ; une façon très romanesque de retourner sur la terre de ses ancêtres et de parcourir le chemin inverse emprunté par Charles un siècle avant elle, un nouveau trajet qui devrait lui aussi faire date.

Interview avec la photographe Isabelle Lemoine Lindbergh

D'où vient votre passion pour la photographie ?
J’ai perdu mon père à l’âge de 5 ans, ses albums photos m’ont permis sans vraiment le connaître de comprendre son style de vie, son histoire et ses valeurs. J'ai alors à mon tour voulu raconter ma vision du monde.
Je pense que la photo est un vecteur puissant de nos réalités. Il mémorise des moments de nos vies mais aussi la manière dont on veut s’en souvenir.
Mais ce n'est qu'en découvrant les photos extraordinaires de Sally Mann que j'ai voulu moi-même être photographe. Son approche de la photo m'a pris aux tripes ! je n'avais jamais vu de photos aussi parlantes !

Qu'est ce qui vous plaît dans la mode, le luxe et la musique pour y consacrer vos travaux ?
Sans doute la volonté d'innover à chaque nouveau projet. On a besoin de réaliser des images impactantes. Il faut vendre grâce au visuel. J'aime la compétition, si l'image n'est pas assez bien elle ne sera pas validée par le client. Il y a une remise en question constante. C'est aussi très intéressant de voir quelle image sera finalement la plus appréciée par le grand public.

Avec quel matériel travaillez-vous et préférez-vous l'argentique ou le numérique ?
Je travaille habituellement avec un Canon 5Dsr mais il m'arrive de travailler avec d'autres boitiers comme le Sony alpha 7, le Nikon D800, D6 ou encore avec un Hasselblad.
Je ne fais plus d'argentique car le temps me manque mais je ne manque pas de faire quelque polaroids avec un simple appareil de développement instantanée, cela fait toujours plaisir d'être pris en photo dans notre quotidien.

Quel est l'endroit où vous aimez travailler : en studio ou en milieu naturel ?
Les deux ! Je ne pourrais pas choisir l'un ou l'autre, cela serait comme dire est-ce que tu préfères rester tout le temps à l'intérieur ou à l'extérieur... En studio  j'aime le côté technique et les jeux de lumière ; tout peut être maîtrisé. Alors qu'en extérieur on doit s'adapter, la lumière du jour n'est jamais la même et donne un rendu bien différent.

Selon vous, quelle a été l'image la plus marquante en 2020 ?
J'imagine que  la couverture d'Oboy a du faire son effet ! Un rappeur sur une croix ne passe pas inaperçu.

Peut-on en savoir plus sur votre travail avec le rappeur Oboy pour son album Omega et Pourquoi le prendre en photo sur une croix ?
Le label 6&7  avait besoin d'une image forte pour raconter son histoire.
On peut y voir une croix constituée d'objets de son quotidien.
Bien entendu on avait peur d'un scandale dû à une incompréhension face à ce rappeur crucifié sur une croix.
Mais ce que l'on voulait exprimer c'était l'histoire d'une génération sacrifiée par notre société.
Oboy a insisté pour qu'il y ait un côté "bon" et un autre "mauvais" pour faciliter la lecture de l'image par son public. Et ça a plutôt bien marché.

Quand on vous contacte pour un projet, qu'est ce qui est le plus important pour vous dans la préparation et quelle place occupe la relation/les échanges avec votre client ?
Le plus important est sans doute de bien comprendre la demande, de la traiter de manière méthodique et avec qualité. La communication et la patience sont la clé pour arriver au bout d'un projet.

Vous travaillez également pour des marques prestigieuses comme Swarovski. Est-ce la même approche photographique quand vous travaillez pour des artistes, des marques ou dans la mode ?
Plus ou moins.. Il est certain que la base reste la même c'est-à dire l'organisation, la préparation et la compréhension des idées que le client a en tête.  Pour le reste il faut s'adapter, aucune session photo ne se ressemble !

Vous adorez voyager et vous êtes installée à St Barthélémy. Est-ce que les voyages et les lieux qui vous entourent inspirent votre travail de photographe ?
Je suis toujours influencée par ce qui m'entoure. En arrivant à Saint Barthélemy je ne pensais pas rester aussi longtemps. La lumière et l'atmosphère m'ont donné envie de prendre davantage de photos en extérieur et de rencontrer les locaux, de ralentir la cadence avec Paris et de m'ouvrir à d'autres horizons.

Votre grand-père, Charles Lindbergh, était le premier aviateur à avoir traversé l'Atlantique en avion. Que vous évoque cette période de l'Histoire ?
C'était un des pionniers de l'aviation, son calme, sa simplicité et sa logique nous sont restés en mémoire. La traversée n'était que le début d'un long voyage que je souhaiterai prochainement raconter à travers les mémoires de ma famille.

Aimeriez-vous faire une rétrospective photos sur votre grand-père aviateur Charles Lindbergh ?
Cela fait depuis un moment que je réfléchis au sujet ; il m'a fallu du temps avant de regarder dans les cartons tout poussiéreux contenant sa correspondance avec ma grand-mère avec qui j'étais très proche. J'y ai aussi trouvé des photos que j'aimerai partager dans une future exposition, tout en racontant l'histoire de ma famille, avec mon point de vu, à travers les histoires que me racontaient ma grand-mère Brigitte Hesshaimer et ma mère Astrid Bouteuil.

Souhaitez-vous évoquer pour nous vos prochains travaux pour l'année 2021 ?
J'ai des projets un peu dans tous les sens, et il y a toujours des projets de dernière minute dans des milieux très divers, que ce soit la mode, le luxe ou la musique.
A part mon projet de rétrospective sur Charles Lindbergh, de nombreux projet pour Vilebrequin, La Galerie Clic ou encore Josie Maran sont déjà en route.

Que souhaitez-vous dire pour terminer ?
Qu'en tant que photographe il faut chercher la perfection, être fort et solide face au quotidien. Le temps et l'expérience m'ont donné la confiance nécessaire pour vivre de la photo et de nombreux projets sont encore à venir !

Merci à Isabelle Ln Lindbergh d'avoir répondu à notre interview !
Suivez son actualité sur Instagram.

Son travail pour l'album Omega d'Oboy

Isabelle LN Lindbergh est la photographe que les artistes s’arrachent en ce moment. En témoigne son travail récent avec le rappeur Oboy pour lequel elle a conçu et réalisé une photographie retentissante sur laquelle on voit l’artiste sur une croix.
Isabelle, qui avait jusqu’à lors travaillé essentiellement dans le milieu de la mode, avait l’envie de s’essayer à d’autres domaines et d’autres styles. Ainsi lorsque l’occasion lui fut offerte, Isabelle était ravie de travailler avec ce jeune chanteur.
Premièrement parce que la musique d’Oboy lui parlait. Isabelle Lemoine Lindberg aime écouter du rap et les thématiques que Oboy aborde dans ses chansons lui sont familières. En effet, tous deux ont grandi dans la même ville, Longjumeau.

C’est la première fois qu’Isabelle travaillait avec un rappeur, et pour l’occasion, Isabelle a collaboré avec un set designer de renom, Benjamin Maillet, afin de construire la croix à taille humaine, que l’on voit dans la photo de Oboy.

Avant la séance, Isabelle a cependant du rassurer Oboy : sa famille est assez religieuse et il s’inquiétait d’une représentation de lui-même en Christ, alors que la dimension symbolique de cette oeuvre est tout autre :  sur la croix ce n’est pas lui en tant qu’Oboy ou même en tant qu’individu.

Oboy artwork album omega

interview Art

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