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Zoé Morin : l'EP J’me cherchais

Zoé Morin dévoile l'EP 6 titres J’me cherchais, avec des compositions à la guitare et au piano qui parlent d’amour, de tristesse, de famille…

Dans son dernier EP, « J’me cherchais », Zoé Morin met en musique, grâce à son piano et à sa guitare, des histoires comme le ferait une conteuse ou une écrivaine en multipliant les angles de vue et en se mettant dans la peau de chacun de ses personnages, sans jamais les juger, toujours en les incarnant pour mieux les respecter. Dés son jeune âge, elle scrute le monde des adultes tout en concentrant son attention sur l’adolescence et le passage à l’âge adulte. Toutes ses chansons permettent d’éclaircir les zones d’ombre de la jeunesse. Elle explore, par ses narrations, des thématiques aussi diverses et complexes que la mort, la filiation, l’amour, la séduction, la séparation, la solitude, la jalousie… L’autre point commun entre ses chansons est la musique. Des arrangements pop/folk permettent au piano et la guitare de sonner musique actuelle tout en accompagnant l’exigence de l’écriture, en soulignant l’émotion et en permettant à l’auditeur de rentrer dans chaque histoire, et, ce qui n’est pas rien, sans jamais tomber dans la facilité.

La première chanson, « Je reviendrai pour te voir », est une chanson folk à la guitare, aux arrangements electro-pops, aux diverses influences, allant, par les textes, du côté de la conquête de l’ouest et du rêve américain et, par la musique, du côté de la Jamaïque et du reggae. Le texte est librement inspiré du roman « West » de Carys Davies, dans lequel une jeune fille voit sa vie se transformer au départ de son père, parti à l’aventure dans le grand ouest américain, et au décès de sa mère quelques mois avant. A travers ce moment initiatique, elle va voir sa vie se transformer et elle va entrer dans l’âge adulte.
La seconde, « J’me cherchais » qui donne le titre à l’album, est une chanson au piano et aux arrangements pop, qui raconte l’histoire d’une femme qui retrouve son amour de jeunesse vingt ans après une rupture douloureuse et qui fait tout pour le reconquérir. Cette chanson tournée vers les affects s’inscrit dans la pure tradition de la chanson à texte, de Barbara à Brel ; les mots pour faire jaillir l’émotion.
« Qu’est-ce qu’il est beau ton sourire », est une chanson d’amour, au piano, qui raconte le jeu de séduction de deux collégiens qui se tournent autour sans oser s’approcher. Cette chanson est racontée du point de vue du garçon et décrit tout autant son imaginaire, ses peurs, le trac lié à la rencontre que, sa capacité à se faire « des films », à espérer, à partir de détails, que la jeune fille s’intéresse à lui. L’interprétation trace sa route entre des influences aussi diverses que Pomme ou Clou pour les artistes actuelles.
La quatrième, « L’accident », est une chanson à la guitare et aux arrangements trap, qui parle d’une histoire d’amour qui tourne mal. L’intensité dramatique de cette narration chronologique et renforcée par l’absence de refrain, et par l’aspect sombre de l’instrumentation. Comme un film, le suspens tient l’auditeur du début à la fin. On ne peut en dire plus, sans risquer de dévoiler la fin du récit. Les influences sont clairement du côté de Bigflo et Oli ou d’autres rappeurs, comme Damso, tournés vers la narration.
« T’es trop parfait pour moi », est une chanson rigolote au piano, qui sur un rythme enlevé, assume son côté variété en racontant l’histoire légère d’une jeune femme qui se désole de la perfection de son amoureux. Perfection, qui la ramène sans arrêt à sa banalité, ce qui, dans la durée, devient un poids pour elle et lui gâche sa relation. Cette chanson, aux influences cabaret, est proche des créations d’une chanteuse comme Anaïs Croze ; faire rire pour traiter d’un sujet aux abords légers mais qui s’avère plus profond qui n’y parait par ce qu’il dit des doutes de la jeunesse de notre époque.
La sixième chanson, « Je repense à lui », est une balade au piano aux arrangements minimalistes, tournée vers l’émotion, qui raconte l’histoire d’une jeune fille qui se souvient de la présence de son beau-père auprès de sa mère quand elle était enfant. Elle se remémore, en parlant à sa mère, de la confusion de ses sentiments, la jalousie, mais aussi la sécurité que la présence de son beau-père procurait à sa mère. Cette chanson rappelle que les affects d’un enfant sont toujours complexes et les adultes toujours en décalage vis-à-vis de cette réalité qui leur échappe. L’interprétation délicate et la musique mélancolique permettent de plonger dans cette complexité.

Musique

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