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Zedrine présente l'album Arborescence

Maxime Lopes Par Le mardi, 04 octobre 2022 à 17:51 0

Dans Culturel

Zedrine présente son premier album long format en solo : Arborescence.

Zedrine (Crédit Elisabeth Hettem)

Crédit photo : Elisabeth Hettem

Fruit de collaborations multiples et réalisé avec Scott Da Ros, artiste et producteur du label Endemik Music, cet album est un voyage en poésie, entre spoken-word, rap et chanson, au croisement des musiques hip-hop, folk, rock, électroniques. Arborescence suit toutes les branches de mon arbre à émotions personnel et déroule ses couleurs très librement. Le travail de production de Scott da Ros soigne la cohérence de l'ensemble et arrime le tout à de solides rythmiques. Le tout est nourri de la musique et des mots de nombreux complices artistes : Mehdi Krüger, Nicolas Lafforgue et P.T. Burnem aux voix, les beatmakers Zoën, Dakota, Francis Esteves (ex camarade chez Dum Spiro), Eskimo-J (Papier Bruit), Bilal (DaKrew) et Tanidual, mais aussi Ferdinand Doumerc et Laurent Rochelle aux saxophones et Nicolas Dabadie aux guitares.

Pouvez-vous nous présenter l'album Arborescence et son univers ?
Cet album est avant tout pour moi l'occasion de développer un univers musical qui me ressemble. C'est le premier long format que je sors sous mon nom et je souhaitais depuis longtemps m'offrir ce format pour développer toutes les couleurs qui me tenaient à coeur, sans être jamais limité par la volonté d'un autre porteur du projet. Après diverses expériences de groupe, c'était un vrai besoin pour moi de passer par là.

Comment l'avez-vous composé et quelles étaient vos inspirations ?
J'ai puisé dans toutes les directions autour de moi, musicalement, humainement, pour trouver les éléments à assembler. C'est l'idée de cette arborescence qui a guidé l'écriture, suivre les branches librement pour voir où elles mènent, sauter de l'une à l'autre… Puiser dans mes propres ressources, des bases instrumentales sorties de mon disque dur, des brouillons de texte ou de mélodies chantées, trouver les partenaires pour les développer, solliciter les compositions de personnes qui ont naturellement leur place dans mon paysage musical. Les inspirations sont nombreuses et viennent de tout mon parcours d'auditeur, du hip-hop alternatif d'un Bleubird ou d'un Sole aux chansons douces et énigmatiques d'un Dominique A, en passant par les réalisations personnelles de tous les artistes que j'ai mis à contribution ici.

On vous retrouve en duo avec P.T. Burnem, Nicolas Lafforgue et Mehdi Kruger. Que peut-on savoir de ces échanges et en quoi le partage est important pour vous ?
Dans cette démarche d'album solo, je ne pouvais pas pour autant me détacher de mon besoin de rencontre. Ça a toujours été un point important dans mon approche de la musique. Je ne sais pas vraiment faire les choses si elles n'impliquent que moi. Et la co-écriture, la co-interprétation font partie pour moi des plus belles manières de se rencontrer. Donner forme ensemble à quelque chose qui nous dépasse. Avec Nicolas et Mehdi, nous nous connaissons de longue date et cela vient comme une évidence pour moi de se retrouver sur disque. Avec P.T. Burnem, c'est différent, il fait partie de ces artistes américains avec lesquels je fais connaissance à distance via les réseaux d'artistes et de labels indépendants. Nous avons participé à un même événement en ligne, je connaissais déjà sa musique et il a pu découvrir la mienne. Il a tout de suite accroché et accepté de s'impliquer pour l'album.

Quels étaient vos choix sur le plan instrumental dans cet album ?
Pour ne pas me tenir à une couleur unique et dresser un tableau varié, j'ai fait le choix de travailler avec plusieurs compositeurs et arrangeurs. J'ai sollicité chacun pour un titre précis, pour aller chercher une approche particulière qui correspondrait au mieux à mon intention pour celui-ci. Avec toutes les pistes que j'avais en tête et l'accueil qu'ils m'ont fait, les choses se sont faites assez simplement. Je ne me suis pas trompé sur les personnes à impliquer. Ils ont senti ce que je cherchais. Ils ont parfois composé ou enregistré en se demandant un peu ce que ça donnerait à la fin mais en jouant le jeu, en me faisant confiance sur le résultat. Et je crois qu'ils ne sont pas déçus.

Quelle était l'ambiance lors des enregistrements en studio ?
Chaque personne impliquée a géré ses enregistrements. L'essentiel de la musique est le fruit de compositions en home studio, toutes mes voix ont été enregistrées chez moi, les musiciens additionnels ont fait leurs prises eux-mêmes. C'est la définition même de l'album DIY, où l'on montre que même en se privant du confort d'un studio pro on peut faire de belles choses.

Parlez nous du titre Ode aux molécules d'or...
C'est le premier titre qui a existé, l'origine du projet se trouve là, le titre de l'album "Arborescence" vient de ce texte. Il devait venir plus loin dans l'album, mais en m'approchant de la fin de la réalisation j'ai réalisé qu'il avait sa place en ouverture, pour ces raisons et parce que je voulais commencer en douceur. Le texte, comme d'autres, n'a pas de sens littéral à communiquer. Il s'agit d'une évocation poétique de nos élans, qui nous retiennent ou nous permettent d'avancer, nous collent au sol ou nous tiennent debout.
Chanter son corps aussi pour se réconcilier avec lui.

Que souhaitez-vous apporter au public avec l'album Arborescence ?
Je sais que cet album est une pièce singulière et c'était mon premier objectif. Il porte sa propre musicalité, sa propre forme poétique. Et je voulais qu'il transpire mes émotions, qu'il soit ma manière de communiquer à ce moment de ma vie. Je crois que ceux qui prendront le temps de l'écouter m'auront rencontré d'une manière assez intime. Et à la fois, avec son écriture très libre, je sais aussi qu'il ouvre aux interprétations de chacun, qui sont liées aux émotions de chaque auditeur.

Quels sont vos choix sur l'univers visuel de l'album Arborescence ?
La couverture de l'album est une photo que j'ai prise il y a déjà longtemps et dont j'aimais la force d'évocation. Les couleurs, bleu, orangé, et cette lumière qui surgit, j'y trouve chaque fois une certaine puissance apaisée. J'aime que l'album soit enveloppé dans ce décor. Et que l'oreille qui se penche sur le disque soit accompagnée par le coup d'oeil là-dessus.

Des concerts sont-ils prévus et comment vivez-vous la scène ?
La scène va venir, mais c'est le premier projet sur lequel je travaille d'abord sur le disque sans me poser la question de sa version scénique. Une liberté de plus dont j'avais besoin. Il y a d'ailleurs des titres qui ne seront sans doute pas joué, car ils ne sont pas adaptés à un set solo. Par contre, ceux qui seront joués bénéficieront du soin de production que nous avons mis sur l'album et ça promet de belles sensations quand on les enverra dans les sonos.
Concerts à venir :
V 14 octobre – concert privé – Lisle-sur-Tarn (81)
V 28 octobre – La Grande Famille – Pinsaguel (31)
S 29 octobre – Le Calamès – Bédeilhac (09)
V 4 novembre – Capuche Béret – Mas d’Azil (09)
V 25 novembre – Le 18 – Castelfranc (46)

Que souhaitez-vous dire pour conclure ?
La réalisation de ce disque a été une longue aventure, 3 ans de travail et de patience. Et aujourd'hui, je n'ai qu'une envie, c'est évidemment qu'il circule dans toutes les oreilles. Je ne suis plus maître de son destin et je lui souhaite bon voyage !
Merci beaucoup pour vos questions.

Merci à Zedrine d'avoir répondu à notre interview !

Musique interview

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