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Yvard présente l'EP Enraciné

Rédaction Divertir Par Le vendredi, 09 juillet 2021 à 17:48 0

Dans Culturel

Le groupe de rock français Yvard présente son album Enraciné.

Yvard - Enraciné

Qui se cache derrière le duo Yvard et comment vous êtes-vous rencontrés ?
Le duo, en fait, est une fratrie de cœur de longue date qui s’est formée autour d’une véritable alchimie qu’est l’Art musical, et aussi quelques soirées bien rock’n roll comme vous pouvez bien  l’imaginer. C’est plus de 20 ans d’une fidèle Amitié que l’on continue inlassablement de préserver,  contre vents et marées.  
Yvard, c’est David M.THURISAZ, auteur compositeur et interprète qui amène la production analogique du groupe avec son jeu de guitare brut et sans fioriture. Il est l’âme poète viscéralement  imprégné par les écorchures de la vie. Il est le conteur d’histoires qui interpellent, qui touchent et  dont les mots restent généralement ancrés dans la mémoire.  
Et Kris YERA, le savant technicien électro du duo. Il amène la production numérique et  s’accompagne sur scène de sa basse et de ses samples pour diffuser le son lourd et envoûtant. Kris  s’est fait connaître sur la scène hardtechno française et européenne en tant que DJ, producteur et  compositeur sous le pseudonyme « Dark Fork ». Son travail de musicien et ingénieur du son l’on  conduit à écouter les maquettes de David M. THURISAZ. Touché par ses textes et sa musique aux  mélodies entêtantes, il décide alors de s’associer à lui.
Et comme on le souligne souvent par cette citation : « Yvard ou l’histoire de la croisée des  chemins d’hier et d’aujourd’hui pour construire un futur commun. »

Pouvez-vous nous présenter votre EP Enraciné et son univers ?
Après la sortie d’un premier EP Vue d’ici en 2016, il nous est apparu complètement normal de  poursuivre l’aventure. David M.THURISAZ avait déjà écrit des textes et composé des bases  musicales solides. Il ne restait plus qu’à Kris YERA d’effectuer la finition avec une touche 2.0 pour rendre l’ensemble encore plus harmonieux. Cet accord parfait entre les fondations brutes initiales et  le peaufinage minutieux ont permis l’élaboration de ce second opus.  
On a affûté notre univers électrisant et réussit le défi d’un mélange subtil en alliant l’analogique et  le numérique. On a décidé alors de mettre en place une nouvelle structure musicale. L’évolution vers un rock nouvelle génération dans l’air du temps. Une orchestration assumée et combinée à un  rock puisé dans les tréfonds des noirceurs désiriennes des années 90. Un rythme soutenu, des riffs  ravageurs, une voix puissante… UN PUNCH ! Un rock qui permet une réelle mise en avant des  textes profonds et réalistes de THURISAZ. Un rock parolier assimilé à des notes spatiales.  
Enraciné, c’est cinq titres avec une vision engagée et désabusée de notre époque empreint d’une  noirceur certaine, mais « tristellement » réaliste.  
Cet ep marque clairement les contours de l’identité musical du duo. Des textes au phrasé  authentique délivrant une véritable poésie viscérale liés à des riffs enivrants et délivrée par une voix écorchée.

Comment composez-vous et quelles sont vos sources d'inspirations ?
En ce qui concerne l’écriture, c’est THURISAZ qui livre les textes et qui pose les fondations solides et mélodiques. Ses expériences de la vie et sa mélancolie lui facilitent l’écriture. Il a ce don inné du  phrasé. Rien n’est calculé et tout sort de son cœur et de ses entrailles naturellement.
Et puis, à cette poésie, il fallait aussi amener une musicalité qui nous ressemblait le plus et qui  porterait encore plus ses textes. On a décidé naturellement de casser les codes en alliant  l’analogique et le numérique. Un vrai liant que Kris YERA a mis en œuvre pour permettre une  éclosion encore plus spatiale des chansons.  
Kris intervient alors pour apporter les ingrédients permettant d’embellir encore plus les sons. Il est  la finition technique, il est l’oreille mesurée et « métronomée ». Sa technicité première d’ingé son  lui implique une sévérité hors pair quant à la précision de l’instrumental.  
Enfin, ensemble on finalise les sonorités afin que les notes puissent danser encore plus avec les  mots. Que les accords vibrent sur la tonalité des écorchures de la voix de THURISAZ. Rien n’est  laissé au hasard.  
Pour ce qui est de l’inspiration textuelle et musicale, elle se passe au ressenti. On reste néanmoins  sur la fibre du rock alternatif français des années 90 et on y ajoute une partie instrumentale plus  cosmique avec des sonorités électro.
C’est une prise à partie que l’on assume totalement. N’en déplaise au puritain du rock !(lol) On vit  avec notre temps et il nous semblait tellement naturel d’explorer une autre façon d’aborder ce  courant. Pour le coup, çà matche plutôt très bien et çà nous ouvre d’autres horizons pour les  compos ! Oui, c’est Absolutttt ! (top !)
On a pris le temps, c’est vrai pour faire les choses mais je crois sincèrement qu’il fallait trouver un  équilibre solide que l’on ne pouvait avoir qu’avec des expériences et de la bouteille. On sait de quoi on parle et on en a bouffé du macadam aux quatre coins de la France et du globe pour nous  permettre de conter autant d’histoires. Et on en a encore pour un paquet d’années !!!

En quoi est-ce important pour vous de proposer du rock en français ?
Nous n’avons pas cette culture outre manche, outre atlantique et même si le rock français s’exporte  toujours difficilement, il nous est apparu primordial de défendre notre patrimoine culturel. Comme  aime à rappeler David M.THURISAZ : « J’inspire la langue de Molière et « Shakespeare » la  langue outre manche ! » (mdr). Et puis, nous aimons notre pays, notre patrie, nos couleurs. Faire du rock en français, c’est aussi se mettre en difficulté. En effet, les gens prennent plus le temps  d’écouter les textes et là, çà ne pardonne plus ! C’est un défi supplémentaire pour nous. On se sert  du français dans un but revendicatif, ce qui nous permet de garder les préceptes du punk rock de  part la simplicité et la spontanéité tout en préservant notre langue maternelle.
Pour la plupart des groupes de rock, la musique prime, au départ, sur le chant et d’autant plus sur les paroles. Maîtrisant mal l’anglais, langue des groupes « modèles », beaucoup de groupes français marmonnent des mélodies en « yaourt » (c’est-à-dire avec des mots sans signification précise mais avec des sonorités inspirées des modèles anglophones), et çà c’était purement improbable pour  nous. Et non, l’anglais ne sonne pas mieux que le français. On a été capable de chanter leurs chansons pendant des années, on a réussi à écouter des chansons qu’on ne comprenait même pas,  alors pourquoi ne pas interchanger les rôles et inviter les américains à écouter des chansons qu’ils  ne comprendraient pas à leur tour. D’où la nécessité et l’importance de créer des mélodies  entêtantes dans le bon sens du terme.  
On préfère revendiquer clairement notre rock en français avec le feu des critiques, que de produire  un rock anglo saxon qui ne nous ressemblerait absolument pas. Une prise de risque, certes, mais qui concorde parfaitement avec notre identité musicale.  
Nous sommes deux personnes très entières et on ne s’agenouille pas devant un système de  production massif de talents clonés. On tient nos responsabilités quant à notre schéma de  production scénique et on ne dérogera en aucun cas à cette ligne de conduite que l’on s’est fixé.  
Un projet bien défendu prend de la valeur quand il est assumé pleinement ! 

Quelle importance accordez-vous aux textes et est-ce important qu'ils soient porteur de sens ?
Chacune de nos compositions relate une histoire ou chacun peut s’identifier. Elles sont parfumées  d’une remise en question perpétuelle. On ne peut pas rester indifférent aux sujets d’actualité que  l’on pose sur tous nos titres. Il était primordial d’exprimer au travers de notre univers musical du  texte parolier, de la chanson réaliste. On accorde bien évidemment beaucoup d’importance à nos  textes afin qu’ils inspirent une réflexion. Les chansons à l’eau de rose, c’est effectivement pas trop  pour nous ! On a vraiment beaucoup de mal à chanter la joie, le soleil dans un monde qui se fend et  donc forcément l’inspiration est tristement plus grande. Et en utilisant uniquement la langue de  Molière qui est un élément fondamental pour Yvard.  
Comme on le disait, il est fondamental pour nous de parler de sujets forts et sensibles. De la  chanson réaliste avec des prises de consciences, de la réflexion. Tout notre répertoire aborde des  sujets d’actualité forts : la routine, le suicide, les femmes battues, l’homosexualité, le pouvoir,  l’immigration, la protection animale, l’écologie, l’autisme, l’alcoolisme… Autant de sujets qui nous touchent tous de près comme de loin, mais qui ne nous laissent en aucun cas indifférents. On ne  s’est jamais dit « on écrit une chanson sur tel ou tel sujet ? » Non, on écrit nos vies et racontons des  évènements qui nous ont touché, frappé, anéanti. Je crois que çà prend encore plus son sens quant  à l’interprétation écorchée. Chaque mot a sa place, chaque verbe vit. On sait de quoi on parle, et çà  devient donc une évidence dans l’interprétation. Y’ a pas de triche, c’est du pur, du brut !
Le texte et sa diction vocale ont une place et un rôle fondamental dans toutes nos chansons. La  force d’un bon rock en français est d’abord la compréhension de ce que chante l’artiste. Intervient  ensuite, l’interprétation, qui elle apporte les nuances . La voix est un véritable organe instrumental  qui délivre ses joies, ses peines, ses douleurs, qui donne « le poil ». Il est donc primordial que nos  textes interpellent et que le public puisse s’interroger sur les sujets abordés. C’est çà le rock  parolier !

Comment se sont passés les enregistrements en studio ?
Les sessions d’enregistrements se passent en plusieurs parties :  
La phase de conception, construction du morceau ainsi que tout le mixage se passe au Skàlistudio  en Dordogne chez David M.THURISAZ.
Ensuite, les titres partent sur le bassin d’Arcachon en gironde chez Elexxoundstudio pour le peaufinage strict et millimétré, opéré par le chef d’orchestre des lieux Kris YERA. Là, on est sur la  recherche de l’équilibre, de la spatialisation. C’est le lieu de la correction de toute la partie  instrumentale. En découle ensuite le mastering.  
Puis un dernier séjour et retour au Skàlistudio pour peaufiner les derniers détails.
Les séances d’enregistrements sont intensives et les nuits très blanches. Mais on arrive à s’imposer  des pauses auditives pour s’apaiser et porter une réflexion sur les travaux en cours. Cela nous  permet de revenir plus fort et toujours plus attentionné sur des détails qui auraient pu nous échapper.
Les chansons voyagent entre la Dordogne et la Gironde ! Et s’envolent même régulièrement en  Bretagne à l’occasion des résidences, basées sur la conception des lives ! Yvard, c’est un projet  qui bouge !

Parlez nous du titre O Marianne et son clip…
O Marianne est né dans l’océan indien. A Mayotte, plus précisément, lors d’un séjour à Mamoudzou. La triste réalité d’une île française que l’on parle très peu et qui connaît une arrivée massive et incessante de comoriens qui fuient la pauvreté de leurs îles et souhaitent rejoindre la  France. J’ai découvert alors ce qu’on appelle le « drame des kwassa » pour parler des personnes qui périssent chaque année en tentant de se rendre sur l’île de Mayotte dont la traversée de 70 km dans un bras de mer est réputée pour être particulièrement périlleuse entre Anjouan et Mayotte. Fuir la  pauvreté à ses risques et périls pour chercher l’eldorado.  
De retour en métropole, et l’actualité sur la crise migratoire en Europe suite aux printemps arabes faisant la une des médias, j’ai définitivement été convaincu qu’il fallait que je pose des mots sur ce  que j’avais vu, ressenti. Raconter une triste réalité sur un sujet plus que sensible. Il me paraissait  fondamental d’en écrire une chanson forte, avec des mots maîtrisés pour ne jamais porter une  idéologie personnelle ou heurter la sensibilité. Tel est l’aboutissement d’une chanson revendicatrice  bien menée. La musique se doit d’être universelle. Il faut parler de sujets sensibles et mouiller le  maillot ! C’est aussi çà notre rock à nous ! Et n’en déplaise aux détracteurs ! C’est un risque absolu, je vous l’accorde mais une nouvelle fois, les chansons à l’eau de rose c’est juste pas pour nous !  
Et voilà comment est né O Marianne. Et comme toutes nos chansons, elles sont toutes issues d’histoires réelles et vécues abordant des sujets tout aussi sensibles.
Le clip devait transpirer l’histoire véhiculée par son auteur. Les images fortes devaient être  paramétrées au millimètre avec les mots de THURISAZ pour accompagner l’impact encore plus  cinglant de cette chanson. C’est un travail de montage très long, fait à partir de vidéos d’archives d’où le caractère non officiel du clip. Et puis on souhaitait aussi faire apparaître 2 collaborateurs sur ce clip, Erick URUZ et Romain Als RAIDO lors du tournage sur les falaises bretonnes. Un clin  d’œil amical !  
Et aussi avec la collaboration évidente et permanente de Gcoms, notre réalisateur, monteur et  photographe qui nous suit sur tous nos évènements. Il a réalisé les prises de vues aériennes avec  drone, ce qui a forcément donné une dimension encore plus particulière au clip.

Que souhaitez-vous transmettre au public avec l'EP Enraciné ?  
On souhaite que le public s’interroge sur les sujets que l’on aborde. On veut casser les codes du  rock traditionnel français en triolet (batterie, basse, guitare) et montrer que l’on peut créer du rock  avec un concept mêlant l’analogique et le numérique. Se produire sur scène dans un format atypique et faire du rock des années 90 en version 2.0.
Si l’on peut transmettre notre amour de la musique au travers de notre univers et bien je crois que  l’on aura réussi notre pari ! Être un groupe de rock indépendant qui a su vendre de toute pièce son  projet.

Quels ont été vos choix sur l'artwork de l'EP ?
Nous travaillons avec Guillaume connu sous le nom de Gcoms, un photographe passionné par le  monde urbex. Un artiste fabuleux et magnifique qu’une très bonne amie en commun Marilyne m’a  présenté. On a alors partagé quelques shootings photos et la mayonnaise a pris sévèrement. Il avait  des idées à revendre à la seconde, et çà, çà m’a beaucoup plus. On a entrepris de collaborer  ensemble pour tout ce qui concerne l’image du groupe. Il excelle tellement dans son art et cette  maîtrise millimétrée, qu’il ne laisse rien au hasard. Il est un passionné hors pair qui taille son art à la pointe de son objectif. C’est un véritable performeur de l’image ! Toujours à la recherche de l’angle  et de la subtilité qui en feront un beau cliché.
Pour l'artwork, j’étais à la recherche de quelque chose qui devait rester imprégner dans la mémoire  de tous, tant dans le fond que dans la forme. Je découvre l’une de ses photos avec ces traces de pas  lunaires sur une plage déserte. Et là, je fonds littéralement devant cette sublime réalisation. Il décide de retravailler la photo en préservant au maximum son état brut qui en faisait déjà une œuvre d’art.  
Le noir et blanc sonnent comme une évidence et apportent le trait caractéristique et identitaire à  l’écriture de THURISAZ, la noirceur de sa poésie. C’est comme si chaque chanson était marquée  par un pas ancré dans le sable et qui ne s’efface pas, afin d’en retenir les mots encrés que délivre sa  plume.  
Le ciel couvert marque clairement le tourment palpable de l’EP et l’univers sombre mais  « tristellement » réaliste du duo.
L’artwork a une place fondamentale dans le groupe. Le choix des photos a une importance  indéniable dans notre process de développement.  
On s’est entouré du meilleur !

Espérez-vous voir Yvard "enraciné" dans la culture rock française ?
Nous cultivons avec persévérance notre rock et si l’on continue à entretenir les racines de nos  œuvres, je crois qu’effectivement, on saura se faire une place sur la scène rock française mais c’est  surtout et avant tout le public qui décidera ! A nous de donner le meilleur et d’offrir de la bonne  musique ! Rien n’est définitivement acquis. Nous sommes maîtres de notre histoire, à nous de  l’écrire comme on la souhaite et de nous battre pour qu’elle perdure le plus longtemps.

Qu'appréciez-vous dans la scène et quelle est l'ambiance en concert ?
Si la partie studio et création sont un kiffe, je crois que la scène est un surkiffe ! Cette alchimie qu’il faut créer à chaque fois avec le public pour faire qu’un concert ne doit pas être un concert comme  un autre, est une drogue absolue !  
Rencontrer des gens et partager avec eux ce moment intimiste est un pur bonheur. Cracher sa  fougue et faire lever les gens, les voir se sentir bien, ça donne une énergie et un pep’s  indéfinissables. Les concerts se sont nos amphétamines, notre raison d’exister. C’est la notion de  partage qui me bouleverse à chaque fois et les retours bienveillants qu’a le public à notre égard !
Et plus on nous touche, plus on a l’envie de toucher !
L’ambiance est plein de grâce car les gens tapent du pied et bougent les épaules tout en prenant le  soin d’écouter les paroles et ça, ça te fout une claque sévère ! Ils goûtent aux riffs et aux mélodies  tout en s’abreuvant de nos mots. Ce sont vraiment des concerts qui prennent aux tripes, vraiment !

Des dates de concerts sont-elles programmées prochainement ?
La conjoncture actuelle avec la pandémie a beaucoup ralenti le rythme de nos concerts. Une tournée dans toute la France est prévue pour 2022 pour présenter la juste suite de notre EP... Notre album !!!
D’ici là, nous avons des dates de programmées dans le sud ouest et nous travaillons sur des formats  de concerts privés avec des diffusions en direct live.  
On espère vraiment pouvoir très très vite reprendre la route pour venir conter nos histoires aux  quatre coins de la France avec des petits détours chez nos voisins frontaliers.

Que souhaitez-vous dire pour conclure ?
D’abord vous présentez nos plus sincères remerciements pour cette interview. C’est grâce à des magazines comme le vôtre que la culture indépendante permet d’exister. Elle met les groupes de  l’ombre de la scène française en pleine lumière et cette visibilité n’a pas de prix ! Alors un grand  MERCI !  
Nous accordons beaucoup d’importance à des causes qui nous touchent profondément. La  protection animale est notre priorité première. Alors à l’approche des vacances estivales,  n’abandonnez en aucun cas vos animaux et aimez les aussi fort que possible. Apportez leurs  l’amour que eux vous donnent continuellement !
Retrouvez nous sur tous nos réseaux sociaux. Likez, partagez à max et on se retrouve très bientôt  sur scène près de chez vous !
Prenez soin de vous et de vos proches.
Tchao ! Tchao !

Merci au duo Yvard d'avoir répondu à notre interview !
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YVARD - O MARIANNE - [CLIP NON OFFICIEL]

Musique interview

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