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Yaël Mendel : le clip Triste dimanche de l'EP Accords & Ames

Yaël Mendel dévoile le clip Triste dimanche, extrait de l'EP Accords & Ames. Un album devrait voir le jour en 2021.

Yaël Mendel (crédit LaStPhotography)

crédit visuel : LaStPhotography

D'où vient votre passion pour la musique et quel est votre parcours ?
Avant toute chose je dois vous préciser que sous mon nom Yaël Mendel se cache un groupe de deux personnes. Éric Francavilla, guitariste, auteur, compositeur, arrangeur, et moi, Yaël Mendel, chanteuse, auteure, compositrice. Nous sommes en couple sur scène et dans la vie.
Yaël : J'ai la sensation d'avoir toujours été passionnée par la musique et le chant. Certainement parce que j'ai toujours entendu de la musique dans ma famille. Ma grand-mère maternelle chantait tout le temps, jouait du piano, ma mère aussi joue du piano. Quant à mon père, il chantait en s'accompagnant de sa guitare. Il a aussi écrit un recueil de poèmes qui a été édité. J'ai donc toujours baigné dans un monde artistique.
Je suis artiste professionnelle depuis 10 ans, mais je connais la scène depuis 15 ans. Tout a commencé grâce au père d'une amie qui est un professeur de guitare réputé à Grenoble, et grâce à qui j'ai connu mes premières scènes au Café de la Table Ronde, un lieu incontournable du monde artistique grenoblois.
En 2005 j'ai été repérée par le directeur artistique d'un grand dîner spectacle de la région grenobloise. J'y ai chanté pendant plus de trois ans, apprenant ainsi le métier, me forgeant une expérience de la scène au contact du public. C'est là que j'ai eu le déclic et que j'ai su que chanter, c’était ma vie.
En 2008 j'ai intégré une troupe de spectacles et de comédies musicales avec laquelle j'ai connu de magnifiques tournées pendant de belles années. Dans cette même période, j'ai aussi chanté avec un pianiste pendant trois ans.
Eric : J'ai appris la guitare à l'âge de 10 ans et mon premier professeur était mon père. Il est lui-même musicien, comme l’était mon grand-père, mon oncle, mon cousin, etc. Une grande famille de musiciens.
Je monte sur scène la première fois à l'âge de 12 ans, et j'ai toujours étais persuadé que je ferais de la musique mon métier. Ça tournait presque à l'obsession. En 1988 j'intègre un orchestre professionnel et je reçois mon premier cachet accompagné d'un bulletin de salaire. Depuis je n'ai jamais arrêté d'exercer ce métier.
En 1994 je deviens chef d'orchestre et je dirige mon propre groupe dans l’évènementiel.
Le premier grand virage de ma vie professionnelle arrivera en 2000, lorsqu’avec mon groupe Nunzia je signe un contrat avec Sony BMG qui édite notre premier album. Suivront une tournée en première partie de Patrick Bruel, et une dizaine de concerts en première partie de Johnny Hallyday à l'Olympia.
Malheureusement notre album n'a eu qu'un succès d’estime. J'ai donc repris le chemin des orchestres, fier et riche des magnifiques expériences que j'avais connues auprès des plus grands, et toujours heureux de vivre de la musique.
La rencontre : Eric et moi nous sommes rencontrés en 2012 au détour d’une scène, et très rapidement naît notre duo guitare voix de reprises, « Accords & Ames », qui connaît un franc succès et qui nous permet de vivre de la musique, car il est très difficile de vivre de SA musique.
Éric, à cette période, était directeur musical d'un grand groupe international, Swanband, dans lequel j'ai eu la chance de chanter une vingtaine de fois. Nous avons connu de très belles soirées privées à Hong Kong, en Inde, à la Barbade, à Beyrouth, en Angleterre, au Maroc, etc...
Eric étant musicien, auteur et compositeur, c'est tout naturellement que l'on s'est mis à écrire ensemble, parce que j'ai toujours rêvé de chanter mes propres chansons.

Pouvez-vous nous présenter votre premier EP Accords & Ames ?
Accords & Ames est un Ep de 4 titres : 3 compositions originales et une reprise. Nous avons choisi ce nom, le même que notre duo cover, car c’est avec ce duo que tout a commencé. Et ce nom nous correspond
tellement…
Les chansons sont toutes en français, car nous sommes fans des textes bien écrits comme ceux de Zazie, Lynda Lemay, Francis Cabrel, Grand Corps Malade… Et tant d’autres. On essaie humblement de s’en approcher, même de très loin ! (rires) Parmi ces grands auteurs, il y a évidemment Jacques Brel, et notre Ep se termine par une reprise acoustique de Amsterdam.
Quant à la musique, elle est pop, aux accents rock et aux sonorités Live. On n’est pas fan des machines ;-)

En général, comment composez-vous vos titres ?
Eric gratouille sa guitare et improvise tout le temps ! Il enregistre plein de riffs et de lignes mélodiques en yaourt sur son dictaphone. On réécoute ensemble, j’approuve (presque toujours), et il me fait part de ses idées de texte, du sujet ou parfois même il a déjà écrit quelques lignes. Je donne mes idées sur le thème, et la plupart du temps il écrit paroles et musiques.
Mais il y a eu une évolution et aujourd’hui je prends une part plus active dans l’écriture des textes et des musiques.
Neuf fois sur dix, tout part de la musique. Mais pour quelques titres, on a d’abord choisi le thème, qui nous a ensuite inspiré la musique, puis enfin le texte.

Que souhaitez-vous transmettre avec vos textes et votre musique ?
Tout d’abord, du plaisir. Ensuite, des émotions, des sourires et peut-être des larmes. Ce premier Ep est simple, sincère. On espère juste toucher les gens qui l’écoutent.

Parlez-nous du titre Triste dimanche...
Déjà, Eric a toujours pensé que le dimanche est le jour le plus triste de la semaine ;-) C’est le lendemain des jours de fiesta, le retour à la « triste » réalité, et le jour de la gueule de bois !
Triste dimanche, c’est l’histoire d’une jeune femme qui va choisir le mariage d’intérêt, pensant que la fortune lui apportera le bonheur, mais elle va finir par se perdre dans son malheur.
C’est une fiction sur le thème de la cupidité, et sur le fait de foutre en l’air sa vie pour l’appât du gain…

Quels ont été vos choix pour le clip de Triste dimanche et comment s'est passé le tournage ?
Pour l'instant, nous faisons tout nous-mêmes. Nous n'avons pas de producteur, ni label, ni éditeur. Et notre budget étant le principal frein à nos folles idées Hollywoodiennes, on se raisonne, on se calme ... et on fait avec les moyens du bord.
Pour ce clip, j'avais déjà plein d'idées en tête. Je voulais représenter la mariée qui se retrouve seule et perdue dans un décor assez lugubre et brumeux. Il a donc fallu attendre que la météo s'y prête. Tout ce froid glacial m'a d'ailleurs raffermi le corps pour quelques mois lol... !
J’avais aussi cette visualisation de plans en saccade que j’aime particulièrement, et qui apportent un côté sombre et inquiétant auquel je tenais.
On a beaucoup de chance puisque le frère d'Éric, Laurent Francavilla, pianiste de métier, a aussi un vrai talent de vidéaste et de photographe (@Francavisuel). En plus d'avoir joué les claviers sur notre Ep, Il a fait toute la captation du clip de triste dimanche, et l'a co-réalisé avec moi. Il a aussi de très belles idées de mises en scène et de plans caméra. Malgré nos moyens très limités, nous sommes très contents du résultat.
Il faut dire que j’adore jouer l’actrice devant une caméra ! Cela faisait aussi partie de mes rêves d’enfant, j’ai même fait du théâtre il y a quelques années, alors quel bonheur de pouvoir faire ça dans mes clips…

Lors du premier confinement, vous avez sorti le single Quand les masques seront tombés en hommage aux soignants. En quoi était-ce important ?
Eric : En regardant les infos, confiné à la maison, j'ai vu les images des français qui applaudissaient les soignants tous les soirs à 20h. Ils étaient en première ligne pour combattre ce virus.
Je crois qu'il ne faut pas se poser la question en quoi était-ce important, mais plutôt, à ce moment-là, qu’y avait-il de plus important ?
Nous étions tous et malheureusement nous sommes encore, suspendus aux avancées du corps médical.
Écrire cette chanson c'était pour nous un moyen de leur rendre hommage.
Confinement oblige, on a tourné un clip à la maison avec nos téléphones, afin de le diffuser sur les réseaux sociaux, Cela nous a paru comme une évidence. Notre façon à nous d'applaudir les soignants.
Nous n’avons pas sorti le single Quand les masques seront tombés. Seul le clip a été mis en ligne sur YouTube. La chanson fera partie de notre prochain album.

Comment le Covid-19 vous a-t-il affecté en tant qu'artiste ?
Du jour au lendemain, tous les concerts ont été annulés. Un calendrier complet de plusieurs dizaines de dates sur les mois à venir qui s’efface. Au départ et pendant les 3 premières semaines, on ne se faisait pas de souci, on était confiant en pensant que cela ne durerait pas plus de deux mois. Et pourtant… Mais le positif, c’est que nous avons pu dégager du temps pour la création et la réalisation de notre prochain album dans notre Home Studio. Restons optimistes. Mais la scène nous manque énormément !

Les accords de musique sont-ils, selon vous, essentiels à la paix des âmes ? D'ailleurs la musique est-elle primordiale par les temps qui courent ?
Sympa cette question :-)
Quand on choisit d’appeler son Ep Accords & Ames, c’est que les deux nous semblent indissociables. Les accords de musique ne sont pas essentiels uniquement à la PAIX des âmes. Les accords de musique subliment l’« état » d’âme. Selon si on est heureux ou triste, la musique va exacerber nos ressentis les plus profonds.

Vous préparez un album qui sortira au printemps. Peut-on en savoir plus à son sujet ?
Ce deuxième opus s’appellera… info exclusive puisque personne ne le sait encore !
Allez… On vous le dévoile : « R E S I L I E N C E ».
Ce mot m’a frappé depuis longtemps. Pour moi c’est un phénomène qui touche tout le monde. On a tous des traumatismes. On peut choisir de se voir comme victime, ou avoir la volonté d’en sortir, reconstruire sa confiance en soi. Ces quelques mots sont si faciles à dire. Et si difficiles à appliquer. On peut parfois essayer toute une vie, sans y parvenir… Sans cette résilience on ne peut pas trouver la paix.
En tout cas, j’y travaille…
Il y aura une quinzaine de titres. Toujours notre univers de pop française aux accents rock, des mélodies qui restent dans la tête, des textes sur des thèmes touchants et quelques fois intimes.  
Par rapport au premier Ep, on a choisi des sujets plus profonds et graves tels que l’inceste, la maladie, la Shoah, la différence. On a choisi de parler des traumatismes.
On n’oublie pas le thème universel : l’amour avec ses anges et ses démons. Et bien sûr, des textes positifs et optimistes.
Au niveau des arrangements, les guitares restent bien présentes avec une rythmique pure aux mises en place sobres et efficaces. Et sur certains titres, l’élégance des cordes ajoute à l’émotion.
Pour cet album, nous allons lancer un projet de financement participatif.
Alors avis à tous ceux qui nous suivent, tous ceux qui nous aiment, ou tous ceux qui ont pitié des artistes qui n’ont plus de boulot à cause du covid… Restez connectés ! c’est pour bientôt :-)

Avez-vous un souvenir de scène à nous raconter ?
Yaël : Je ne peux pas raconter un souvenir de scène en particulier. J'en ai trop, beaucoup trop qui me viennent en tête. Les plus beaux souvenirs que j'ai, ce sont les émotions qui se transmettent, l'échange qu'il peut y avoir entre le public et l'artiste. Ce sont les yeux des gens qui nous regardent chanter, qui nous donnent tant d'amour et qui nous disent merci par leur regard ou leur sourire. Et surtout, après les concerts, je n'oublie jamais les moments que l'on passe avec le public qui vient nous voir, qui a envie ou besoin de nous parler pour nous remercier et nous reverser tellement, mais tellement d'amour. Très souvent d'ailleurs ça me fait monter les larmes tellement je suis touchée. J’aime les gens.
Eric : Le trac fait partie de nos vies de musiciens. Angoissant et excitant. Sensation unique. Le moment où il a été le plus fort, c’est au Zénith de Paris, première partie de Patrick Bruel. Juste avant de monter sur scène, le régisseur général lance dans son talkie : « Noir Salle ! ». Là, le Zénith est plongé dans l’obscurité. Le public hurle, tape des pieds. Je n’oublierai jamais le mélange d’excitation et d’angoisse pendant ces quelques secondes qui précèdent l’entrée en scène. Et puis on y va, les premières notes sonnent, les lumières s’éclairent et c’est parti. Magique !

Que souhaitez-vous dire pour terminer ?
Euh… On a déjà beaucoup parlé non ?

Merci à Yaël Mendel d'avoir répondu à notre interview !
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Triste dimanche - Yaël Mendel [ clip officiel ]

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