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Xavier Belin présente l'album Pitakpi

Maxime Lopes Par Le vendredi, 05 février 2021 à 17:32 0

Dans Culturel

Xavier Belin présente le premier album de son quartet : Pitakpi. Découvrez un univers inspiré de la Martinique.

Xavier Belin - Pitakpi

Peut-on en savoir plus sur le quartet et comment s'est-il formé ?
Pitakpi est un quartet que j'ai formé en 2018. C'était dans un premier temps pour passer mon examen de fin de cycle au Pôle supérieur de Paris. Pour ce faire j'ai fait appel à Alexis Valet au vibraphone que j'ai rencontré au Pôle supérieur justement. J'ai appelé Elvin Bironien que j'ai rencontré dans les jams parisiennes. Et pour finir j'ai sollicité Tilo Bertholo à la batterie que j'ai rencontré au lycée en Martinique. Après mes études j'ai décidé de professionnaliser ce projet en faisant des concerts et surtout un album.

Pouvez-vous nous présenter l'album Pitakpi ?
C'est mon premier album, sur lequel il y a 11 titres. 9 compositions et 2 arrangements. Pour définir ma musique j'aime bien utiliser le terme jazz caribéen.

D'où vient l'idée du nom Pitakpi ?
Pour mon examen de fin d'étude, je cherchais un projet qui me ressemble. Un projet à la fois très jazz mais aussi très en lien avec ma culture martiniquaise. J'ai donc décidé de travailler autour d'un instrument et d'un motif rythmique que l'on appelle le "Ti-bwa". On retrouve ce motif rythmique dans pratiquement toutes les musiques traditionnelles martiniquaises. Les onomatopées que l'on utilise pour enseigner ce motif rythmique sont "tak-pi-tak-pi-tak". Dans ce groupe je cherche de nouvelles façons d'utiliser le "Ti-bwa". Et c'est pour ça que j'ai appelé le projet Pitakpi.

Comment composez-vous ensemble pour cet opus ?
Tous les morceaux partent de mon travail personnel dans un premier temps. Puis je les ramène en répétition et mes musiciens amènent leurs touches pour que mes compositions prennent une autre dimension.

Quelle influence a la Martinique sur votre album et pensez-vous que la musique martiniquaise est suffisamment mise en avant ?
Tout d'abord ayant grandi principalement avec la musique martiniquaise, elle est en quelque sorte ancrée en moi quand je compose.
Il y a sur cet album beaucoup de morceaux influencés par les rythmes de la Martinique (chouval-bwa sur Blues bô kay, Mazurka sur Mz4, grand bèlè sur Bagay cho, zouk sur ti manmay tjenbé etc..).
Je suis autant amoureux de ma culture martiniquaise qu'amoureux du jazz. Il est important pour moi de mettre les deux en avant et je suis satisfait de la balance que j'ai trouvée.

Pourquoi avoir décidé de faire 2 reprises sur votre projet et peut-on en savoir plus à ce sujet ?
Dans la culture jazz, l'arrangement de morceaux est un exercice intéressant qui donne des indices sur la façon de penser des artistes. C'est drôle de voir que si 100 musiciens arrangent le mème morceaux, ça donne 100 versions très différentes.
J'ai donc arrangé sur mon album un standard de jazz (Evidence de Thélonius Monk) et un standard traditionnel martiniquais (Fanm matinik dou de Francisco).

Souhaitez-vous nous parler des enregistrements en studio ?
Cet album a été enregistré à la Maison des artistes de Chamonix. On est resté une semaine au milieu des montagnes, dans un cadre magnifique à peaufiner les morceaux puis à les enregistrer. Le fait d'être coupé de nos vies parisiennes mouvementées, nous a permis d'être à 100% pour enregistrer cet album.

Que souhaitez-vous apporter au public avec Pitakpi ?
Depuis la sortie de l'album, j'ai reçu beaucoup de message de personne me disant que mon album leur apporte de la lumière dans la crise que nous vivons actuellement. Je souhaite que ma musique soit une source de plaisir pour ses auditeurs.

Qu'est-ce qui vous a motivé à faire un financement participatif ?
Le financement participatif, en plus de ramener quelques fonds pour financer la sortie de l'album, aide également à faire connaitre son album par un plus grand nombre. C'est pour ces deux raisons que j'ai créé cette collecte de fonds.

Quels ont été vos choix pour l'artwork de l'album ?
Pour la couverture de l'album je voulais premièrement quelque chose qui inspire la modernité, deuxièmement que le ti-bwa apparaisse et troisièmement que ça inspire la joie.
Aziz Ary Neto est le celui qui a pris la photo de base et fait le montage avec l'impression de lévitation du ti-bwa. Puis Marc Lafon s'est chargé de retravailler toute la photo pour donner un aspect plus joyeux.

Une indiscrétion à nous donner sur l'album Pitakpi ?
Certaines compositions ont des histoires. Mais pour connaitre ses histoires, il faut venir aux concerts.

Espérez-vous donner des concerts pour la sortie de l'album et quelle est votre relation avec le public ?
Bien sûr, la finalité de cet album est de faire le plus de concert possible. Ce n'est pas possible en ce moment mais j'espère que ça recommencera bientôt.
Je suis assez proche de mon public. J'aime beaucoup les petites scènes car c'est plus facile de discuter avec le public lors des concerts. Je tiens également une newsletter où je tiens souvent informé mon public de mon actualité.  

Que souhaitez-vous dire pour conclure ?
Pour tous ceux qui cherchent un vaccin, achetez mon album, il protège du coronavirus...

Merci à Xavier Belin d'avoir répondu à notre interview !
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Musique interview

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