Publicité

Wheobe prépare un EP

Maxime Lopes Par Le vendredi, 19 novembre 2021 à 10:40 0

Dans Culturel

Wheobe c'est 4 musiciens originaires du Jura, réunis pour fabriquer une sorte de rock alternatif contrasté, paradoxal. Découvrez leur futur EP.

Wheobe

Qui se cache derrière le groupe Wheobe et comment s'est-il formé ?
Le groupe est composé de 4 musiciens : Matthieu (batterie), Ivanoé (guitare), Matthias (basse) et Swann (chant). On s’est rencontré au lycée, et très vite on a su qu’on voulait monter un projet ensemble. On a commencé à composer entre les cours, mais c’est seulement au bout d’un an environ qu’on a commencé à avoir un vrai univers artistique et une ambition professionnelle pour le projet.

Pouvez-vous nous présenter l'EP que vous préparez et son univers ?
Notre nouvel EP, prévu au printemps 2022, est pour nous la trace essentielle de l’univers musical que l’on fabrique depuis deux ans. Il raconte un monde dystopique dans lequel la science réussit à fabriquer le bonheur, et où celui-ci devient une sorte de monnaie, un bien à posséder. On a vraiment voulu dépeindre un paysage contrasté, tordu, tant par les paroles que par l’instrumentation qui oscille entre le chaos complet et la poésie brute.

Comment composez-vous et quelles sont vos inspirations ?
C’est vraiment du cas-par-cas, mais en général on part d’une ou plusieurs idées individuelles, qui peuvent être un simple plan de basse ou bien un extrait de 2 min à la guitare. On articule ensuite le morceau autour de ces parties, et on pose la voix à la fin. Swann a souvent besoin d’avoir la musique dans un stade avancé pour y attacher une idée, un thème qui deviendra celui du morceau.
La seule chose qui reste invariable dans notre manière de composer, c’est l’attention qu’on porte au détail et à l’avis de chacun : si l’un de nous n’est pas satisfait par une idée, un son, une mélodie, on refait la partie jusqu’à ce que tout le monde soit dedans à 100%. On ne veut pas avoir de retenue vis-à-vis de nos morceaux une fois sur scène ou en studio, donc on met un point d’honneur à respecter ce dogme.
Pour ce qui est des influences, chacun y va un peu de sa référence et de sa propre sensibilité, mais les noms qui reviennent le plus sont Radiohead, Black Midi, Squid, Snarky Puppy pour le côté basse/batterie...

Quels sont vos choix sur le plan instrumental ?
Cet EP a été l’occasion pour nous d’expérimenter beaucoup sur le plan instrumental. On s’est mis très peu de barrières, donc on se retrouve avec des parties de guitare acoustique, de percussions, de bouzoukis, de synthétiseurs, d’orgue hammond…
Le point central reste quand même la formule que l’on utilise en live : on a une basse/batterie puissante et en symbiose, et on joue sur le contraste de la guitare (ambiances, riffs fuzz, arpèges…) et de la voix pour donner vie au morceau.

Comment le Covid-19 a-t-il affecté la préparation de votre EP ?
C’est bête à dire, mais le premier confinement a débloqué beaucoup de choses pour nous. On a enfin eu le temps de composer et de s’envoyer des maquettes régulièrement, Swann passait son temps à écrire et à penser le projet dans son ensemble. L’EP a vraiment pris forme pendant cette période, tant sur le plan des paroles que sur la couleur du son et les idées d’arrangements qu’on voulait lui donner.
Cette période nous a aussi permis de travailler beaucoup le projet dans sa structuration : c’est à ce moment qu’on a commencé à travailler avec le Boeuf sur le Toit (39), puis le Ninkasi Musik Lab de Lyon. A défaut de jouer en live, on a vraiment pu prendre le projet en main et préparer la reprise, tant sur la préparation de l’EP que sur tout ce qui l’entoure.

Souhaitez-vous nous parler des enregistrements en studio ?
Bien sûr ! Tout se passe au Studio La Corbière, dans une vieille ferme complètement rénovée et transformée par Martial Baudoin, l’ingénieur son. C’est vraiment un super studio, et on connaît bien Martial à force d’y passer notre temps, donc on vit l’enregistrement vraiment sans appréhension. On y va en ayant déjà toutes les maquettes, donc on sait où on va et on ne perd pas de temps à chercher ce qu’on fait, pour garder l’énergie des prises. On commence par basse-batterie, puis les guitares, et enfin les voix. En 5 jours on a pu enregistrer l’EP complètement, avant de commencer le mix.

Pourquoi réalisez-vous un financement participatif ?
On réalise un crowdfunding parce qu’on souhaite faire les choses bien. D’abord, on veut que ça sonne, alors on souhaite prendre le temps pour des étapes cruciales comme le mix et le mastering. On souhaite aussi que cet EP soit partagé le plus possible pour réellement marquer la cassure qu’on fait avec le Wheobe d’avant, et ça passe par le faire presser en CD, le rendre disponible en streaming, bosser avec un ami illustrateur pour la pochette, sortir du merchandising lié à l’EP (tee-shirts, sweats, gourdes,...). Le but, c’est de sortir un EP qui nous plaise, qui plaise aux gens, et qui soit abouti dans son ensemble et pas amateur. On veut marquer le coup.
Sauf que tout ça a un coût, et que même si le projet a fait un bon bout de chemin en un an, on n’a pu jouer que très peu de concerts qui sont habituellement notre première source de revenus. On fait donc appel aux gens qui nous suivent pour participer au projet tout en leur offrant la possibilité d’acheter des pièces de merch exclusives.

Que souhaitez-vous procurer au public avec cet EP ?
On souhaite avant tout donner au public du plaisir à l’écoute et de la matière à réfléchir. On veut réussir à faire une musique qui emporte dans un univers, et qui est assez profonde pour toujours cacher des nuances et de nouvelles émotions. On fait cette musique avec nos tripes, et on espère transmettre cette même énergie aux personnes qui l’écoutent.

Comment imaginez-vous l'univers visuel de l'EP : artwork, clip... ?
On a déjà pensé l’univers visuel de l’EP : la pochette est réalisée par Enzo Bel, la mise en page du livret par Théophile Aschehoug, et on va faire un clip vidéo qui sera réalisé par Joseph Calhoun, un ami réalisateur qui avait travaillé sur notre premier clip, Turtles. Il n’est pas encore tourné, mais on a tous les éléments pour commencer à se pencher sur la production et le tournage. L’idée est de traduire par les images ce qu’on veut faire ressentir par le son, et de compléter l’expérience de l’EP (qui est une sorte de “concept EP”, au final).

L'EP a-t-il déjà un nom ?
Il a déjà un nom oui, mais on ne l’a pas encore dévoilé, patience !

Espérez-vous pouvoir monter sur scène prochainement et que représente-elle pour vous ?
On sort de notre première petite tournée, alors on fait une pause niveau concerts avant de lancer l’EP et de repartir sur les routes pour le défendre sur scène et le partager au public. La scène est un plaisir immense pour nous, on adore l’énergie qui existe sur scène entre nous et avec le public, et le fait de pouvoir jouer ces morceaux qui attendent de sortir depuis plusieurs mois, avoir des retours dessus, toucher des gens qui sont en face de nous, c’est une sensation qu’on a hâte de retrouver. C’est vraiment par là que l’on a commencé, et c’est le moment le plus intense pour nous, cette grande communion autour du plaisir de l’art et de la musique.

Que souhaitez-vous dire pour conclure ?
Si le projet vous intrigue, n’hésitez pas à aller jeter un œil à notre clip Turtles et aux différentes live sessions disponibles sur notre Youtube (Back to Mono / live @Hôtel de Ville). Et si vous êtes conquis, alors vous pouvez faire un tour sur la page Ulule du financement participatif de l’EP et nous soutenir en précommandant les CDs et autres goodies disponibles !

Merci à Wheobe d'avoir répondu à notre interview !

Wheobe - Turtles (Official Video)

Musique interview Crowdfunding

  • Aucune note. Soyez le premier à attribuer une note !

Ajouter un commentaire

Anti-spam