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Westwego dévoile l'album Bittersweet Moods

Né sur les cendres du groupe dioGeN, au courant alternatif rock et folk, Westwego trace sa propre route en explorant ses multiples facettes folk. Ni chansons à boire, ni pop... Folk métissée. Comme un arrière goût de Greenwich Village, mâtiné de Midwest et de Californie, et d'ailleurs, peu importe l'époque.
L'occasion de découvrir l'album Bittersweet Moods de Westwego.

Westwego - Bittersweet Moods

D'où vient le nom du groupe Westwego et comment s'est-il formé ?
Avant de former le groupe acoustique, on jouait ensemble dans un groupe rock nommé dioGeN pendant quelques années des années 2000. Le déclic a été un concert acoustique dans le Tarn avec notre label de l'époque "Muzikom" en 2007, disons la toute première fois. Puis les aléas de la vie de groupe sont passés par là et nous ne sommes retrouvés à vraiment former Westwego que des années plus tard, vers 2012-2013, le plaisir de jouer ensemble, parce que c'est une histoire de potes avant tout.
Le nom n'est venu que plus tard quand il a fallu en trouver un, l'exercice délicat par excellence, et comme je suis amoureux de la poésie de Soupault, le nom de son poème apparaissait sonnait comme une évidence pour un projet folk comme le nôtre, avec cet imaginaire des grands espaces et du Grand Ouest certes, mais pas forcément américain.

Pouvez-vous nous présenter l'album Bittersweet Moods et son univers ?
L'album peut se résumer à son titre, puisque je dis toujours qu'on fait de la musique douce-amère, c'est-à-dire que ce n'est jamais vraiment joyeux, jamais vraiment triste. On peut retrouver cela autant dans les paroles que dans la musique. Mais j'espère qu'il dégage plus d'émotions que son simple titre et que ça puisse toucher le "public" autant que ça nous touche à nous ! On peut dire que son univers est bienveillant, empathique et doux (amer !).

Comment composez-vous et répartissez-vous le travail dans le groupe Westwego ?
Il n'y a pas de règles précises. Cet album résume notre histoire vieille de plus de 10 ans, avec des morceaux qu'on a joué, usé, étiré... en général c'est plutôt moi qui propose une compo, ou une reprise puisque l'album regroupe les deux, et on l'arrange ensuite ensemble. Surtout avec Bacq, le gratteux, d'ailleurs. On fait tourner, on s'amuse... L'arrangement peut arriver très vite ou parfois on laisse reposer, mais on se connaît tellement que c'est assez fluide. Et on fait de même avec le reste du groupe, Tijean à la contrabasse et choeurs, et Maqi à la batterie et aux percus. Le projet n'avait pas de réélle dynamique jusqu'à l'arrivée de Vince, l'harmotrompettiste, qui nous a donné une bonne impulsion, sauf qu'il est parti vivre à Grenoble quelques mois plus tard. Du coup on se retrouve et joue essentiellement à 4, sauf quand on va jouer par chez lui, ce qui sera le cas en Novembre.
Ca se passe essentiellement comme ça pour le côté musical. On a travaillé sur le mix surtout à deux avec Tijean qui a fait un gros boulot, et pour le master avec Martin Balland du Studio Waiti, qu'on remercie encore pour sa patience, sa disponibilité et son grand oeuvre !
Ensuite tout le reste du travail, de l'artwork à la com, je me suis fait avoir au shifumi et du coup je me fade tout! ah ah

En quoi est-ce important de faire une musique "métissée" et de proposer plusieurs facette de votre folk ?
C'est important dans la mesure où on aime la Musique au sens large, et qu'à nous tous on a des horizons très variés et hyper larges... mais quand on se retrouve, on apporte chacun sa patte. On aurait pu faire tout autre chose mais on s'est retrouvés autour de cette musique là, ma madeleine de proust à moi puisque baigné par ma mère au son de Joan Baez et autres d'époques.
Par exemple, le "maître étalon", en réduisant au maximum, je dirais que c'est Dylan pour moi, pour n'en citer qu'un, mais les autres pas du tout, je ne trouve pas que ça ressorte, ni dans notre jeu ni dans nos influences... Pour faire simple une fois encore, Tijean a grandi en Afrique et en reste marqué, Maqi est très Hiphop, Vince est très blues, Bacq a une formation classique (ce qui explique qu'il joue beaucoup avec sa guitare aux cordes nylon, et que la mariage avec ma gratte folk n'est pas forcément commun, ou très folk pour les puristes), et moi je suis très amérique latine et très musiques bourrines...
Pour nous la musique est aussi un voyage, on aime bien varier les plaisirs et ouvrir le champ des possibles. D'autant plus qu'on revendique le métissage et ses richesses au quotidien !

Sur La Lluvia, on vous retrouve avec Maxi Zelbeck, comment se sont passés vos échanges ?
Avec le Zelbeck, c'est une longue histoire, on s'est rencontré quand il jouait avec son groupe Krank ! y a plus de dix ans et on avait bien sympathisé au fur et à mesure, bien chouette personne. C'était aussi le bassiste de Dawa Deluxe d'ailleurs. Il avait écrit ce morceau qui s'appelait Lluvia, fuego, guitarra y viento, assez nu à la base avec comme son nom l'indique du vent, un feu, de la pluie, sa guitare et quelques voix. On le trouvait beau, on a commencé à le boeuffer, le développer entre nous... un jour, y avait Pech, l'ancien gratteux chanteur de Face-b qui était là à une de nos répétitions sauvages et qui, à force de nous entendre essayer d'y placer l'harmonica, nous a suggéré de garder les notes comme une shrutibox qu'on aimait bien... et c'est resté ! Et on l'a proposé au Zelbeck qui était chaud !

Faites nous entrer dans les coulisses des enregistrements en studio... Quelle était l'ambiance ?
Alors là, ce fut un exercice autrement périlleux. Dans le sens où nous sommes en totale autonomie, biberonnés à l'école DIY : nous avons enregistré les premières prises en juillet 2018, dans une chambre de notre Qg à la campagne chez Bacq. Puis le reste est arrivé au fur et à mesure de nos possibilités, enregistré dans nos salons, bureaux... et ça s'est échelonné sur plusieurs mois jusqu'à donner toutes les pistes à Martin vers mars 2019 qui a travaillé dessus en studio durant l'été pour le mix/master, faisant évoluer les deux suivant nos retours. Et on a peaufiné les détails Tijean et moi en studio avec lui. Entre temps on a joué en concert, ce qui nous a aussi permis de nous autofinancer.
L'ambiance était relativement sereine au début, on a démarré avec panache ! La durée ayant été longue, avec moults mix travaillés par Tijean pour savoir où on allait, qu'on a écouté et usé sans trop de relâche, on est arrivé au moment du mix un peu émoussés de fraîcheur, avec beaucoup moins de candeur. Et ce moment du processus créatif reste un moment crucial, celui des choix, des détails, l'envie de ne pas tout foirer... du coup, ce peut être tendu parfois. Et on s'est un peu saôulés! ah ah
Un soulagement d'en finir et un plaisir de pouvoir passer aux étapes d'après ! De se retrouver enfin et de s'amuser, ce qu'on fait le mieux !
Comme disait Corneille, "Nous partîmes cinq cents, mais par un prompt renfort, Nous nous vîmes trois mille en arrivant au port" !

Est-il possible de nous parler de l'artwork de Bittersweet Moods avec son pigeon ?
Ce pigeon un peu cabossé par la vie, par les autres, à défaut de ses pattes, se déplace à roulettes qui n'est pas naturel pour lui... qui rentre dans la case qu'on lui impose. Il a perdu de sa superbe et se retrouve à se mouvoir comme les autres. "Sa place dans le traffic" comme disait Francis ! Si vous jugez un pigeon sur ses capacités à nager sous l'eau, il passera sa vie à croire qu’il est stupide, pour détourner le grand Albert.
Il y a bien sûr les vieux adages sur les pigeons, mais on peut penser aussi à la symbolique et aux superstitions sur ce volatile.
Ce que j'aime aussi, c'est de ne pas se fier aux apparences.

Qu'est ce que ça fait d'être diffusé sur des radios de 3 continents différents ?
Ca fait toujours plaisir c'est sûr, le plaisir d'être diffusé, peut-être même entendu, voire écouté et apprécié... Si ça peut nous ouvrir des portes pour aller jouer ici ou là, ça sera bien appréciable aussi.
On n'est pas du tout dans l'égotrip donc ça reste un plaisir sain !

Que représente la scène pour vous et quelle est l'ambiance sur scène ?
Le plaisir, partagé, l'aventure... Comme je vous disais, on se connaît de longue date, on s'amuse bien, on s'entend bien, on est chacun des personnages, on se complète et ce qu'on entend sur notre album nous reflète bien.

Que souhaitez-vous dire pour conclure ?
Merci !
On aurait aimé saluer la scène toulousaine où il se passe énormément de choses, des groupes de qualité, tout le tissu associatif se connaît et travaille régulièrement ensemble, les soirées sont bien bonnes !
Comme un peu partout, ça manque de salles, d'endroits où jouer, et ceux qui résistent sont régulièrement mis sous pression, alors prenez soin de vous, des autres, soutenez vos scènes locales, continuer à vous déplacer aux concerts et partagez ces bons moments !

Merci à Westwego d'avoir répondu à notre interview !
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WESTWEGO - SHADY GROVE (COVER VERSION)

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interview Musique

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