Publicité

Wallack prépare l'album Black Neons

Combinant subtilement des univers désertique et industriel, Wallack pose les fondements d’un rock massif. Le groupe prépare son album Black Neons.

Wallack (crédit Guillaume Héraud)

crédit visuel Guillaume Héraud

Qui se cache derrière le groupe Wallack et comment vous êtes-vous rencontrés ?
Vincent, le batteur, et moi-même [Cyprien, ndlr] sommes les deux plus anciens membres du groupe. Fin 2017, Marco à la basse et Seb à la guitare, qui faisaient déjà partis de la scène musicale de Poitiers, sont venus nous prêter main forte pour défendre sur scène notre 2ème LP White Noise. C'est maintenant au tour de Ronan, derrière les synthés, de nous rejoindre.

Vous préparez l'album Black Neons, peut-on en savoir plus à son sujet et son univers ?
C'est notre 3ème LP et sans aucun doute le plus abouti. On y a mis toutes nos tripes pour qu'il soit à la hauteur de nos ambitions. Il marque un virage industriel, amorcé sur notre précédent disque, combiné à des ambiances désert rock. Cette dualité stylistique est présente tout au long de l'album et fait écho à une double thématique, celle de l'ombre et de la lumière et de tout ce qu'on peut entrevoir derrière ces mots. Et s'il faut parler d'influences musicales, les noms qui me viennent sont Tool, NIN, QOTSA, Pink Floyd...

Comment composez-vous cet opus et sur quoi allez-vous mettre de l'importance pour votre 3ème album ?
Généralement, je m'occupe de toute la composition et les arrangements se font en groupe, en lien étroit avec notre ingénieur son Fabien Devaux. Pour cet album, on a souhaité s'entourer d'une équipe professionnelle en mesure de nous aider à concrétiser ce à quoi nous aspirions. C'est pourquoi nous avons fait appel à la Klonosphère, Anesthetize Productions et Season of Mist pour la communication et la distribution.

Qu'avez-vous voulu créer comme ambiance avec la partie instrumentale ?
C'est un album emprunt d'une certaine rage et qui fait la part belle aux ambiances sombres, parfois oppressantes, sans pour autant faire l'économie d'envolées plus lumineuses et psychédéliques. On y trouve aussi bien des formats rock traditionnels que des compositions plus évolutives. J'ai tendance à penser que les morceaux s'écrivent d'eux-mêmes, qu'ils imposent leur propre structure et que je suis uniquement là pour les y aider.

All that's ever been se décompose en 2 parties, l'une au début et la seconde en fin d'album. Pourquoi ce choix ?
Outre le désir de boucler la boucle avec des motifs musicaux assez proches, ces deux parties révèlent aussi deux orientations différentes : All that's ever been pt 2 est en fait le premier morceau de l'album à avoir été composé. Il était comme le point d'orgue de toute une lignée de morceaux du groupe orientés psyché/prog. Tandis que All that's ever been pt 1, initialement prévue pour être l'outro de l'album, s'est progressivement enrichi jusqu'à s'imposer en ouverture, tant il correspondait à cette orientation indus/post rock qu'on souhaitait pour le disque.

Est-il possible de nous faire entrer dans les coulisses des enregistrements en studio et en quoi votre résidence à Poitiers vous a été utile ?
L'enregistrement s'est étalé sur plusieurs sessions, entre Avril et Septembre 2019, au studio de Fabien Devaux, qui a notamment travaillé avec Carpenter Brut et Step in Fluid. Cela nous a permis de peaufiner notre son, nos effets... et nous remettre constamment en question. Certains morceaux ont été remaniés ou partiellement composés en studio, plusieurs parties vocales travaillées avec Yann Ligner de Klone. Quant à notre résidence au Confort moderne, elle nous a aidé à mettre en place le nouveau set et notamment tout le pan électronique, avec l'aide de Fabien et de Z-Lab, notre ingénieur son pour la scène.

Parlez nous du titre Century boy...
C'est un morceau dans la plus pure tradition desert rock, qui sent bon l'asphalte et donne envie d'avaler les kilomètres sans se retourner. Il y est question d'errance, d'idéaux perdus, du désir de tout laisser derrière soi.

Pourquoi réalisez-vous un financement participatif et quel serait l'argument pour convaincre de vous aider ?
On avait vraiment envie de proposer un album de qualité et un objet attractif pour notre public. On a rapidement dépassé le budget fixé initialement et l'idée du financement participatif s'est imposée. Plutôt qu'être limités sur la diversité des supports proposés, on s'est dits que la pré-vente de l'album, t-shirt, etc. était une bonne manière d'amortir une partie des coûts de production et pressage, et qu'elle nous aiderait aussi dans la réalisation d'un, voire deux clips. C'est un pari mais nous avons confiance en notre public et espérons qu'il nous suivra.
 

Peut-on en savoir plus sur l'artwork de Black Neons réalisé par Luka Pek ?
Luka est un bon ami de Seb et on aimait particulièrement ce qu'il avait fait pour Wizard. On souhaitait que l'artwork illustre cette dualité désert/indus et ce paysage numérique, avec son personnage aux portes d'un monde étrange, nous a tout de suite séduits.

Réaliserez-vous des clips et comment les imaginez-vous ?
Le tournage d'un premier clip est prévu pour début Mars et il s'agira du morceau d'ouverture. Je laisse sa réalisation à un pro même si le cinéphile que je suis aimerait qu'il suinte les ambiances à la David Lynch ou Gaspard Noé ! Et si le financement participatif fonctionne, on tournera vraisemblablement une vidéo pour Anxiety, l'un de nos morceaux favoris.

Je crois que Black Neons sera également disponible en vinyle. Qu'est ce qui vous a motivé sur ce support et que représente-il pour Wallack ?
Nous sommes tous fans du support pour l'esthétique visuelle qu'il propose et son lien étroit avec le monde du rock. Je possède moi-même quelques centaines de vinyles. J'associe réellement le vinyle à mon amour du rock. Sortir un album de Wallack sur ce support est un rêve qu'on avait tous.

Comment voyez-vous votre release party au Confort moderne de Poitiers (27 mars 2020) et quelle est l'ambiance lors des concerts ?
On la voit comme une fête monstrueuse, l'occasion de présenter nos nouveaux titres à notre public et de partager pour la deuxième fois une scène avec Mars Red Sky. On fait confiance aux furieux de Poitiers pour que l'ambiance soit survoltée !

En quoi les festivals sont importants pour Wallack et est-ce différent pour vous par rapport à une salle de concert ?
C'est forcément un peu différent même si, quelque soit le lieu où nous nous produisons, on essaye toujours de se donner à fond. Les festivals ont ça de bon qu'ils nous ouvrent à une audience plus large, dont une partie nous découvre pour la première fois. C'est aussi l'opportunité de rencontrer d'autres groupes, de créer des liens et des opportunités.

Que souhaitez-vous dire pour conclure ?
Et bien que l'on va partir sur la route juste après notre release party au Confort Moderne, grâce au travail de Morphazik Productions. Une tournée est déjà prévue pour Avril et nous sommes en train de plancher sur quelques festivals estivaux. Et puis il me tarde de reprendre le travail de composition en vue d'un futur disque. Mais pour le moment, toute notre énergie se focalise sur la production de Black Neons et sur la scène.

Merci à Wallack d'avoir répondu à notre interview !
Retrouvez les également sur Facebook.

Wallack - Black Neons [TEASER OFFICIEL]

Musique interview

Gabriiel : l'EP Light in the Dark Gabriiel : l'EP Light in the Dark
Découvrez Light in the Dark, le 1er EP de Gabriiel.
  Stéphane Sassi : l'album Rendez-vous a la coda
Stéphane Sassi dévoile l'album Rendez-vous a la coda (Jazz on free), sur le Label ...
Stéphane Sassi : l'album Rendez-vous a la coda

Aucune note. Soyez le premier à attribuer une note !

Ajouter un commentaire