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Volo : l'album Avec son frère

Volo est un duo de frères. Frédéric et olivier VoloVITCH. Avec un nom de famille qui leur vient d’un arrière grand-père Ukrainien, nés au milieu d’une fratrie de 4 enfants, ils grandissent dans la campagne tourangelle dans une famille de profs. L'occasion de découvrir l'album Avec son frère récemment dévoilé.

Volo (crédit Yann Orhan)

crédit visuel : Yann Orhan

Pouvez-vous nous présenter votre album Avec son frère ?
(C'est FrédO qui parle jusqu'à la sixième question).
C'est notre 6ème album studio. Il est arrangé, réalisé et mixé par notre complice, musicien multi instrumentiste Alexis Campet.
14 titres dans lesquels on retrouve les thèmes qui nous sont chers, comme un regard sur le temps qui passe, l'amour, la famille, le couple, et le dérèglement climatique.

Cet album parle globalement de la vie, de la prochaine crise financière, des migrants, des pesticides ou des perturbateurs endocrinien. Qu'est ce qui vous a motivé sur ces sujets ?
Là, vous citez beaucoup de phrases tirées d'une seule et même chanson qui s'appelle Je me demande quand premier extrait de notre album. Chanson "catalogue" comme on a déjà fait.
Encore une fois on mélange des sujets qui peuvent être bien différents les uns des autres, sans approfondir, tout ça pour soutenir l'idée que tout n'est pas perdu. Même si "on sait qu'on va dépasser c'est sûr, les deux degrés etc..." (refrain).
Je me souviens que j'avais écrit une strophe sur la pandémie. Je ne l'ai pas gardé, j'avais trouvé ça trop glauque.

Quelle importance accordez-vous aux textes et dans quelles conditions composez-vous ?
Je répondrai qu'on accorde énormément d'importance aux textes. Pas sûr que ça se voit pour chaque chanson, puisqu'on a rien contre la simplicité.
On a souvent besoin d'avoir une mélodie pour commencer à écrire. La plupart des chansons sont écrites par l'un ou par l'autre dans son intégralité. Mais pour Avec son frère, c'est un texte écrit par Olivier que j'ai mis en musique.

Quels ont été vos choix sur la partie instrumentale ?
Ceux de notre arrangeur Alexis Campet. On a toujours pu en discuter, mais on a toujours été conquis par ces propositions. La guitare de Volo disparait pendant certains titres. On ne l'avait jamais fait.

Quand on est frères, il peut y avoir parfois quelques anicroches. Est ce que ça a été le cas sur cet album ?
Ça fait plus de 15 ans qu'on travaille ensemble. On ne se fâchera pas à cause de Volo. On fait attention, comme avec tous nos collaborateurs, on se parle bien, on s'écoute, on n'est pas d'accord sur tout, mais comme on est sûr de rien, ça va.

Comment se sont passés les enregistrements en studio ?
Beaucoup de pré productions avaient été préparé par Alexis dans son propre studio. Il nous restait à tout rechanter, et réenregistrer ou du piano, ou de la guitare, ça nous a pris une bonne semaine pour tout finir. C'était intense mais très agréable d'être ensemble et dirigé par Alexis, on se sentait très protégé.

(Attention là c’est Olivier qui répond)
Selon vous, que doit transmettre la musique ?
Pour nous c’est avant tout un partage entre celui qui écoute et celui qui joue si l’auditeur aime ce qu’il entend (les paroles ou la musique ou les deux) c’est que quelques choses est transmis de l’ordre de l’émotion parfois intime, parfois intellectuelle (il existe des textes intelligents) ou tout simplement physique. C’est difficile de toujours expliquer pourquoi on est touché par une chanson.

Un clip est-il prévu prochainement et quelle place occupe l'image pour vous dans la musique ?
Oui, on a réalisé un clip pour la chanson En vérité qu’on va partager dans les jours à venir. On avait en amont de la sortie de l’album déjà fait une lyrics vidéo de Je me demande quand et on espère pouvoir faire des clips de plusieurs autres titres de l’abum.
On est bien conscient que l’image joue aujourd’hui un grand rôle dans la musique et la façon dont la musique peut être accueillie et diffusée. Pour l’instant je ne crois pas qu’on puisse dire que nous soyons des maîtres de l’image mais on est entouré pour progresser là-dessus.

Une anecdote à nous raconter ?
Au sujet de l’album, et comme je viens de l’évoquer, la chanson En vérité a été écrite à partir de la correspondance amoureuse entre George Sand et Alfred de Musset. Ca m’a beaucoup « amusé » de mélanger leurs mots et le résultat nous a plu.

Plusieurs concerts sont prévus prochainement. Qu'appréciez-vous dans la scène et pas trop peur des aléas du Coronavirus qui sévit de plus en plus ?
[cette interview a été programmée avant les annulations de spectacles et la période de confinement nationale, ndlr]
On aime la scène, livrer nos chansons en public, rencontrer les gens qui nous font l’amitié de nous suivre et échanger avec eux. Sur cette tournée on est accompagné par Alexis Campet qui a réalisé et mixé l’album. Il nous a proposé de jouer d’autres instruments que notre bonne vieille guitare nylon. On se retrouve donc Frédo et moi à jouer un peu de basse, de guitare électrique et de clavier. C’est un challenge qui nous plaît beaucoup.
A propos du Covid-19 et au moment où je réponds à cette interview la messe est dite. Comme tout le monde on a dû annuler notre tournée et on essaye de trouver comment les re-proposer à l’automne. Le spectacle vivant est comme d’autres domaines d’acitvités à l’arrêt et les conséquences économiques pour beaucoup de ses acteurs sont catastrophiques.

Que souhaitez-vous dire pour conclure ?
pour conclure j’ai envie de nous souhaiter à tous d’être solidaire et patient, et évidemment d’exprimer notre soutien et notre gratitude à toutes les personnes qui font leur travail.

Merci à Volo d'avoir répondu à notre interview !
Vous pouvez les retrouver sur Facebook.

Volo - Je me demande quand (Lyrics Video)

A propos

Alors ce serait une histoire de frangins. De celle qui se décline au fil des cordes de guitare et des concerts, desgrandes déroutes amoureuses et des rencontres qui boulever-sent des vies. Une histoire de révoltes partagées très tôt et de fêtes qui se prolongent jusque tard. Ce serait donc une histoire de Volo - de Volovitch, un patronyme venu d’Ukraine - de deux voix fraternelles aux élégances singulières qui se répondent etse complètent, s’interrogent et se bousculent. Deux frères, donc, qui s’accordent pour interroger tout de go la marche du monde, des recoins de la vie intérieure aux vastes tumultes àvenir. Avec lucidité, toujours ; humour et tendresse, surtout.

Pour Avec son frère, leur sixième album studio, Frédo Volo - qui fit notamment ses armes chez les Wriggles - et Olivier Volo regardent filer le temps et dressent en tandem leurs premiers bilans. Un brin ébahis, déjà, de se voir si juvéniles sur les caméscopes désormais relégués à la cave (Jeune et beau», presque surprisde se retrouver pères d’enfants à l’audace bashungienne (Joséphine), émus comme jamais lorsqu’il s’agit de faire des adieux à la maison des parents (Disons) et, quelque part, à la prime jeunesse soudain cataloguée en flopée floue de souvenirs (Un peu beaucoup).

Un album, où, comme souvent chez les Volo, le récit de l’intime tutoie les tourments de l’époque, où lesquestions générationnelles se confrontent à la valse incessante des injonctions contradictoires de nos vies occidentales. Ainsi, Je me demande quand s’impose comme une chanson-catalogue qui répertorie defaçon cinglante et caustique les absurdités revendiquées d’un monde sur le point de «dépasser c’est sûr, les deux degrés ». Ou Avec son frère, chanson éponyme, qui raconte en filigrane la condition de migrantet la tragédie du départ. Sans un instant délaisser la subtilité de l’analyse politique pour plonger dans le manichéisme ou la plainte, les frères Volo partagent avec franchise le regard qu’ils posent sur le monde, un regard qui appelle à insuffler un vent de révolte et d’espoir, une combativité douce, qui n’en démord pas.

Incisifs, les Volo le sont aussi quand il s’agit d’aborder nos existences. Que ce soit pour évoquer avec hardiesse et sincérité la possibilité d’accepter l’adultère (Depuis quand) ou même, à rebours des visionsarchétypales de la masculinité, de raconter une paternité active (Heures pleines) en décrivant un quotidien qui se déroule au rythme des «petits nez que l’on mouche » et des langes que l’on change. Accompagnés par la finesse des arrangements instrumentaux d’Alexis Campet, lesVolo déploient un univers sonore épuré et organique, où la « guitare Volo » rencontre des influences world et des rythmiques funk.

Une simplicité recherchée, qui ne se départit pas du poétique, à l’image de Chanson d’Automne, relecture onirique de Verlaine, délicatement posée sur des tonalités progressives et chorales.

Une collaboration que l’on retrouvera sur scène, puisque Alexis Campet rejoint les frères Volo sur scène.

Musique interview

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