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Vix Trio : l'album Journey

Le groupe Strasbourgeois Vix Trio a récemment révélé son premier album intitulé Journey.

Vix trio (crédit Romane Vix)

crédit photo Romane Vix

Sensibles et modernes, les Vix Trio se singularisent par une approche spontanée du jazz. Enfants des musiques saturées, leurs compositions initient l'auditeur à une quête instrumentale à travers des mélodies et dissonances, légèreté et intensité.

Au fil d'un piano, parfois espiègle, parfois saisissant, soutenu par une section rythmique complice, se dessinent des paysages ambulants aux multiples visages. En résulte un jazz progressif et pictural : un clair-obscur à écouter les yeux fermés, porté par les scènes imaginaires qui en jaillissent.

Le groupe est très heureux de vous dévoiler son premier album, Journey, disponible depuis le 11 Septembre 2019 via le label La Belle Intention !

Interview Vix Trio

Pouvez-vous nous présenter votre album Journey ?
C’est notre premier album qu’on a sorti sous le label “La Belle Intention” avec Lucas Marseu à la basse, Maxime Epp à la batterie et moi (Maxime Vix) au piano. C’est un album instrumental de 6 titres dont 1 solo piano. L’album est inspiré du voyage intérieur, de l’introspection, que l’on effectue quand on essaie de réaliser un rêve et qu’on échoue.
Les émotions par lesquelles on passe, la manière dont les échecs nous font évoluer.

Comment composez-vous vos titres entre vous et quelles sont vos sources d'inspiration ?
Généralement, je compose les morceaux au piano seul puis les présente au groupe avec une idée plus ou moins précise de ce à quoi doit ressembler l’ensemble. Chacun compose ensuite sa partie en concertation avec les autres. L’inspiration peut être une musique ou une humeur particulière qui va mener à une nouvelle idée.

Le piano est très présent dans l'album, qu'appréciez vous dans cet instrument ?
Que dire sur le piano… C’est un instrument très expressif, on peut jouer une mélodie très douce et mélancolique puis développer un passage dissonant qui créera une certaine tension chez l’auditeur. La largeur de sa tessiture permet de développer la mélodie, de tenir l’harmonie tout en jouant la basse, ce qui me permet de composer les morceaux en ayant une vision globale du rendu.
J’ai toujours été attiré par la sonorité ainsi que par la beauté de l’instrument.

C'était important pour vous d'avoir une nouvelle approche du jazz et d'avoir votre propre style ?
Le plus important c’est d’être satisfait de la musique qu’on crée, sans se poser la question de comment elle va être labellisée. On a tous les trois beaucoup d’influences modernes, on essaie de prendre le meilleur de ce qu’on aime et de l’assembler en y ajoutant notre approche personnelle de la musique.

Il y a 3 titres plutôt conventionnels sur la durée, contre 3 titres dépassant 7 minutes. Quels ont été vos choix à ce sujet ?
Il n’y a pas vraiment de choix sur la durée c’est au cas par cas, certaines idées inspirent des morceaux plus long où on veut vraiment raconter une histoire du début à la fin (avec ses rebondissements) comme pour Journey et Glass Ceiling, et d’autres idées se suffisent à elles-mêmes et on ne sent pas le besoin d’y ajouter trop de choses comme Fustel ou Black Smoke. C’est aussi agréable pour nous de varier entre les morceaux plus courts où on joue autour d’une même idée, et les morceaux plus longs et complexes avec plusieurs parties qui doivent être cohérentes entre elles.

Comment se sont passés les enregistrements en studio ?

Les enregistrements se sont très bien passés, on a enregistré l’album en une semaine à grand renfort de café et de croissants aux saucisses. Le tout dernier jour, on a profité du studio pour faire une vidéo ‘live’ de Fustel (on avait déjà une prise prête pour l’album). Finalement, on a décidé au dernier moment de prendre la prise qu’on a eu en vidéo pour la version définitive sur l’album.
Nous souhaitons créer quelque chose de vivant, donner l’impression à l’auditeur qu’il est avec nous en studio lorsqu’il écoute l’album, c’est pourquoi nous avons fait le choix de tout enregistrer en même temps, dans la même pièce. Contrairement à l’approche plus moderne de l’enregistrement, aucune retouche ou réengistrement n’ont été effectués.

Parlez nous du titre Fustel...
La partie principale du morceau a été composée l’été 2017 au lycée Fustel de Coulanges de Strasbourg dans la salle de musique, à l’époque en stage là-bas j’allais parfois dans la salle de musique entre deux tâches ou à la fin de la journée pour me détendre.
J’écoutais beaucoup Avril 14th de Aphex Twin et il de Jean-Michel Blais, de jolies mélodies en toute simplicité, et ça m’a beaucoup inspiré.

Selon vous, quel est le meilleur moment de la journée pour écouter votre album ?

En fin d’après-midi/début de soirée, quand une grande partie de la journée est passée mais qu’elle n’est pas encore totalement finie. 

Si Journey était une inspiration au voyage, où aimeriez-vous nous emmener ?
Question difficile car l’album fait plus référence à un voyage intérieur qu'à une destination précise mais si il fallait choisir je dirai la Suisse pour rester dans le thème de la montagne, c’est un pays magnifique.

Prévoyez-vous des clips et comment les imaginez-vous ?

Ce n’est pas prévu pour le moment mais les idées ne manquent pas, on vous laissera découvrir ça le moment venu !

Peut-on en savoir plus sur l'artwork de Journey ?

Il a été réalisé par ma soeur Romane Vix.
Sans trop en dévoiler, l’idée de base derrière l’artwork était de représenter une montagne dont le sommet est impossible à gravir, les triangles symbolisent le nombre 3 et donc le trio, le côté mathématique de la musique aussi, il y a divers symboles qui composent la montagne, libre à chacun de se faire sa propre interprétation !

Une indiscrétion à nous donner sur l'album Journey ?
Le titre Ani ne devait pas se trouver sur l’album, c’est un morceau solo qu’on a enregistré en 2 prises pendant la semaine alors que les autres musiciens faisaient une pause.
On a profité de l’occasion pour enregistrer cette composition que j’avais de côté depuis quelques temps, finalement les retours sur ce morceau étaient très positifs et le ton du morceau collait parfaitement avec le concept de l’album, on a décidé de le rajouter au dernier moment.

Aurez-vous l'occasion de donner des concerts prochainement et en quoi la scène est importante pour vous ?
Oui ! Nous allons jouer au Repère à Schirmeck le 15 novembre, à l'hôtel Boma à Strasbourg prochainement et d’autres dates sont à venir !
Jouer sur scène c’est un plaisir pour nous, il y a une partie d’improvisation dans notre musique et c’est toujours excitant de ne pas savoir à l’avance ce qu’on va faire avant d’être sur scène. C’est aussi très important d’avoir la réaction du public pour voir ce qui marche et ce qui ne marche pas.

Que souhaitez-vous dire pour terminer ?
Tout d’abord, merci beaucoup de nous avoir accordé cette interview. On tient aussi à remercier Benjamin L'huillier et Thibaud Lecluse qui nous accompagnent depuis le début et sans qui l’album n’aurait pas vu le jour. On remercie également les gens qui nous écoutent et qui viennent nous voir en concert. On a hâte de vous faire découvrir nos prochains morceaux.

Merci à Vix Trio d'avoir répondu à notre interview !
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Musique interview

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