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Virginie Schaeffer dévoile son futur album Little Angel

Virginie Schaeffer dévoilera au public son futur album Little Angel en 2019. Divertir a pu lui poser quelques questions avant sa sortie, alors que l'artiste réalise une campagne de financement participatif.

Virginie Schaeffer

D'où vient votre passion pour la musique et qu'appréciez-vous dans la musique folk ?
Je chante depuis petite fille, tout d'abord dans la cuisine familiale avec mes soeurs et ma mère  ;-) et puis dans la chorale liturgique du village, puis la chorale de mon collège...
Et c'est par cette chorale au collège, que j'ai chante la 1ère fois en solo sur scène. Et le virus de la scène m'a atteint !
Je découvre la mandoline à l'âge de 7 ans. Et la guitare en autodidacte à 15 ans. Tout en faisant des études au Conservatoire de musique de Strasbourg.

Vous avez fait différents concours (Graines de star, The Voice, Eurovision...). Quels souvenirs gardez-vous de vos participations et la "pression de passer à la télé" n'était-elle pas trop forte ?
J'en garde globalement de bons souvenirs (sachant qu'il faut bien distinguer "musique" et "entertainment"), et je crois que la pression est la même, que ce soit pour une émission TV ou avant de monter sur scène.. Le trac est toujours présent.

Pouvez-vous nous présenter votre futur album Little Angel ?
Passionnée très tôt par la scène et nourrie ensuite de toutes mes rencontres, je travaille aujourd'hui à un nouvel album Little Angel qui dévoile une facette résolument plus folk-rock de ma musique.
Puisant mes influences dans la musique américaine (j’ai été bercée par Joan Baez et Stevie Wonder, mais j'étais aussi fan de Neil Young et James Taylor…), mes nouvelles chansons laissent entrevoir une sensibilité country et folk aux accents pop-rock.
Avec cet album solo, je reviens tout naturellement à mes premières amours, à mes racines.
Mes textes évoquent des sujets très variés : je chante les méandres de l'amour autant que l'urgence pour sauver notre planète, mais aussi la nostalgie de l'enfance, ou l'amour inconditionnel pour nos enfants, en passant par une réflexion sur le star system ou encore la revendication d'un certain idéalisme, le droit à l'utopie...
Toutes ces chansons sont le fruit d'une collaboration avec Alain Lustig, Jean-François Untrau et Yannick Eichert (arrangements).

Qu'est ce qui vous inspire dans vos compositions et est-ce qu'il y a un endroit dans lequel vous aimez écrire ?
Ce qui m'inspire c'est d'abord un son, une ambiance musicale, une ligne de basse, puis vient la mélodie et le texte se pose après... naturellement.
Je suis d'abord musicienne avant d'être auteure.

Comment travaillez-vous avec votre guitariste Yannick Eichertpour arranger cet album et est ce important d'avoir un 2ème avis ?
Yannick a d'abord écouté mes maquettes guitare/voix puis a mis son grain de folie, sa patte, son talent dans le style de musique que nous aimons tous les deux... Folk, blues, country, rock... mais je précise que les chansons ont été co-écrites avec Alain Lustig et JF Untrau. Yannick a joué le rôle de l'arrangeur. Mais quel rôle... !!! Essentiel !!

Les enregistrements ont déjà eu lieu, comment avez-vous ressenti cette période ? Pas trop stressant ?
Les enregistrements se sont passés simplement, dans une ambiance détendue car nous n'avions aucune pression. Ils se sont étalés sur plusieurs mois... Quand on avait envie et le temps de faire une prise de voix, de guitare, on allumait le micro... étant donné que beaucoup de prises ont été faites à la maison, en "home studio".

Le nom de Little Angel est lié à vos enfants, pourquoi leur dédier cet album ?
Little Angel est le nom d'une chanson dédiée en effet à mes 3 enfants, car je les appelle "mon ange" ou "petit ange".
Une maman appelle son enfant "mon ange" et lui promet que le jour où elle ne sera plus là, un petit ange veillera sur lui...

Vous réalisez un financement participatif pour l'album Little Angel. S'il y avait un argument à donner pour convaincre de vous aider, quel serait-il ?
L'argument est de dire qu'il faut soutenir la création, la composition, l'écriture, les artistes qui créent, qui osent, qui se jettent à l'eau... Car désormais les maisons de disques, majors, labels ne prennent plus aucun risque... Encore moins, si ce n'est pas une musique ultra-commerciale, calibrée pour les radios. Or, sans ce terreau de création, d'artistes qui osent composer et se lancer dans de tels projets, la musique se meurt. Mais produire un album est très cher... Et les artistes doivent s'auto-financer pour exister. Solliciter le public, les fans, les amis, la famille, crée ainsi un réseau, une sorte de chaine de l'amitié et de la musique (d'où le financement participatif)... sans devoir passer par les grands manitous de l'industrie du disque.
C'est une histoire d'amour directe entre l'artiste et son public, sans passer par les grands producteurs qui se croient ultra-puissants et qui décident ce qui serait "une bonne musique" ou non. D'ailleurs savent-ils ce qu'est une bonne musique ?

Vous pouvez soutenir l'album Little angel de Virginie Schaeffer sur Ulule.

 

Un clip est prévu pour accompagner l'album. Comment l'imaginez-vous et en quoi l'univers visuel est important pour vous ?
Cela dépendra du montant récolté.
Mais j'ai déjà ma petite idée la dessus...

Vous prévoyez même des vinyles pour Little Angel, pourquoi et qu'appréciez-vous sur cet antique support ?
Mon album est mixé sur une table analogique et mes chansons correspondent à un univers musical des années 70. Le vinyle est parfait pour transmettre cette ambiance vintage.

Le 7 mars 2019 vous serez en concert à l'Illiade de Strasbourg, qu'attendez-vous de ce concert et comment ressentez-vous la scène ?
J'espère que le public sera au RDV pour partager mes chansons avec eux...
J'aime la scène malgré le trac, alors... j'ai hâte.

Vous avez déjà présenté votre album au Foyer de la Culture à Dannemarie ; quels ont été les premiers retours du public ?
Supers retours et réactions du public, c'était très encourageant.

Il parait que vous avez découvert les joies de la scène avec la chanson Bambino de Dalida lorsque vous étiez adolescente. Racontez nous cette anecdote et Dalida continue-elle d'accompagner en quelque sorte votre carrière ?
C'était tout simplement pour financer un voyage scolaire en Italie.
Du coup, la soirée a été organisée sur le thème de l'Italie et on m'a demandé de chanter une chanson de Dalida.
Et je me suis prise au jeu... Robe fourreau à paillettes (bleue si je me souviens bien !) et j'ai chanté cette chanson avec une très grande joie et naïveté... le public a crié "bis" et j'ai regardé, étonnée, mon professeur de musique qui dirigeait l'orchestre du collège (ne sachant pas ce que veut dire "bis" - j'avais 13 ans -) et il m'a répondu "bis, ça veut dire qu'il faut rechanter la chanson" et j'ai rechanté la chanson...

De même, chanter l'hymne du Racing Club de Strasbourg dans l'immense Stade de France a du être un moment magique. Quel souvenir gardez-vous de ce moment et comment avez-vous eu cette occasion ?
C'était en effet grandiose, mais je ne crois pas vraiment avoir réalisé sur le moment... Chanter devant tant de gens est irréel... C'était très fort évidemment. Cela m'est arrivé plusieurs fois de chanter dans de grands stades devant 50 000 ou 70 000 spectateurs : à la Meinau à Strasbourg par exemple et à Gelsenkirchen Auf Schalke Arena, où j'ai chanté les hymnes nationaux (français et allemand) pour un match de foot France-Allemagne, où d'ailleurs à la fin du match, Zinédine Zidane m'a offert son maillot (la France avait gagné) ! Si si !!! (et Fabien Barthez, son short !).

Faire un concert rien qu'à vous au Stade de France vous ferrait-il plaisir ou vous préférez une autre salle mythique ?
Je préférerai chanter à l'Olympia. Ou au Bataclan. Un rêve.

Vous donnez également des cours de yoga, c'est plutôt original pour un artiste... En quoi cela vous aide-il également dans la musique ?
Le yoga est venu assez naturellement à moi. En effet, en étant artiste chanteuse, on est tourné vers l'extérieur, vers le public, on donne, on s'expose... or j'ai ressenti un moment donné, le besoin de me recentrer, de me tourner vers mon "intériorité". D'être en connexion avec le "Soi". La source. Prendre soin de soi pour mieux prendre soin des autres.
Et le Yoga m'a aussi aidé à dépasser des périodes douloureuses de ma vie.
Naturellement j'ai éprouvé le besoin de redonner ce qu'on m'avait donné. D'où l'enseignement.

Que souhaitez-vous dire pour terminer ?
Soyons bienveillants les uns avec les autres.
Soyons ouverts, et prêt à découvrir de nouveaux talents.
Essayons de devenir ce que nous sommes déjà. Un être complet. Uni. Et uni aux autres.

Merci à Virginie Schaeffer d'avoir répondu à nos questions !
Retrouvez la également sur Facebook.

Teaser live du nouvel album "Little Angel" de Virginie Schaeffer

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