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Victor Solf : le clip The Salt Of The Earth

Victor Solf dévoile le clip The Salt Of The Earth, réalisé par Liswaya & Raegular. Il est extrait de l'EP Aftermath disponible en vinyle le 29 mai 2020.

Victor  Solf (crédit Antoine Hénault)

crédit visuel Antoine Hénault

"The Salt Of The Earth est un exutoire. C'est une chanson tournée vers l’avenir, vers la vie alors que je l'ai écrite a une époque où tout s'entremêlait pour moi.
Je me suis complètement laissé aller dans ce clip, j’ai dansé de la manière la plus libre et la plus sincère possible. C'était une performance pour moi de réussir à lâcher prise, j'ai été aidé par Liswaya qui a filmé (et réalisé plusieurs clips de Her) et Jorane Rest une chorégraphe.
Reagular avec qui j’ai déjà collaboré sur la pochette de mon E.P Aftermath a transformé cette vidéo. On l’a pensé comme un tableau vivant et surréaliste qui évolue tout au long de la chanson." -- Victor Solf

Victor Solf - The Salt Of The Earth (Official Music Video)

A propos de Victor Solf

Depuis l'agitation rennaise, Victor Solf et son inséparable compère Simon Carpentier devinrent Her et la soul-music un point de départ, un point G aussi tant les chansons du duo se révèlent vite physiques, charnelles.
Mais le succès, les tournées internationales, des chansons encensées ressemblent parfois à une fuite en avant. Simon Carpentier est malade et décède le 13 août 2017, quelques mois avant la sortie du premier album du duo. Il avait 27 ans. Avant même d'honorer le concert complet du Zénith du 2 février 2019, Victor a pris la décision d'arrêter le groupe.

Le premier EP solo de Victor Solf s'appelle Aftermath, que l'on pourrait traduire par “Les séquelles”. Et on n'y recense ni colère, ni rancœur.
Victor Solf se retrouve face à deux options : soit il reprend en cours intensif l'apprentissage du piano ; soit il s'entoure de pianistes aux mondes déjà formés, capables de sublimer les idées du néo-Parisien.
Il contacte Gonzales, Yann Tiersen, avant de travailler avec Guillaume Ferran, ancien Quadricolor ou Griefjoy et surtout, pianiste virtuose. Une des ambitions de Victor Solf est d'éviter le studio, d'avancer le plus loin possible chez lui, entouré de ses machines et instruments, comme un piano Gaveau des années 70. Inspiré par Elton John ou Nina Simone, Victor Solf s'acharne sur une écriture à laquelle il impose le devoir de tenir droit même si jouée sans la moindre production, en piano-voix. “Ensuite, j'ai cherché à moderniser les chansons, en les repassant dans des machines.”
S'ensuit un vertigineux processus d'additions, puis de soustractions, pour parvenir finalement à des chansons héritées mais détournées du gospel et de la soul, musiques des âmes et des corps en surchauffe. “Ça a été une succession de parti-pris, de contraintes, jusque dans le choix de l'ingénieur du son responsable du mixage, où j'ai cherché un sound-designer. Quelqu'un de la famille des James Blake, des Charli XCX, qui ne mettent quasiment jamais les pieds en studio.”
Le choix s'arrête sur le prodige David Spinelli, lui aussi membre de l'épopée pop Quadricolor/Griefjoy, puis sur Nomak, évadé du collectif Point-Point. Chaque prise de voix, chaque son de batterie sera ainsi détourné, dans un but manifeste : s'émanciper de Her. “Je me suis rendu compte que mon écriture était depuis toujours différente, plus intime, plus tournée vers les gens. Une chanson comme Traffic Lights est particulièrement personnelle, elle raconte ce que j'ai vécu, elle rassemble tout ce que je veux être en solo. Hero aussi, qui évoque mon obligation de porter pendant longtemps un masque, une tenue de scène. Je devais m'exposer plus. Fondamentalement, je suis dans le contact, l'empathie. A la fin des concerts d'Her, je pouvais passer deux heures au stand de merchandising pour discuter avec le public. Grâce aux technologies nouvelles, je veux aller vers plus de proximité encore, me filmer en train de faire des piano-voix. Je ne veux plus jouer de personnage, je suis Victor Solf, c'est écrit sur la pochette.”

Depuis les débuts de sa carrière, à chaque tournant, se repose pour Victor Solf la question de la langue. Une fois de plus, l'idée du français a été avancée, et poliment repoussée. “Je refuse de me l'interdire, surtout depuis que j'ai bien écouté l'écriture très anglo-saxonne et pourtant en français de Michel Berger. Mais soul et gospel m'ont rattrapé, de plein fouet. C'est mon destin.”
Victor Solf, en s'attaquant aux géants, aux montagnes, s'est transcendé, dépassé. Il reconnaît que l'enjeu était de taille : comment éviter le rétro avec de telles références ? La réponse semble simple : en se souvenant avoir grandi aussi bien avec Bach ou Ravel qu'avec la techno minimale allemande ou le dernier son électronique anglais. De cette collision des époques, des genres et des continents naît ici, en direct de noces de feu et de glace, une musique résolument moderne, futuriste. Une musique de son époque, de la décroissance, du less is more. Une musique qui croit à l'avenir, au progrès, à l'humanité, aux corps exaltés autant qu'aux intelligences artificielles. Car même s'il avait des fusées dans sa chambre, Victor Solf n'imagine même pas le grand exode outre-Terre préconisé par Elon Musk ou Stephen Hawking. Pour lui, pour ses chansons, le futur est ici, dans une humanité rebootée, bouleversée. “J'ai toujours été fasciné par ce qui allait arriver. Même si on manque de temps, ce n'est pas fini. On a tout sur cette Terre pour faire des choses magnifiques. On sous-estime l'homme et la femme.”

Musique

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