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Versari prépare l'album Sous la peau

Le groupe Versari prépare son troisième album Sous la peau avec l'aide des internautes.

Versari

Pouvez-vous nous présenter votre album Sous la peau et son univers ?
C'est un album profondément à notre image.
Nous avons commencé à trouver notre son après la tournée du premier album (Jour après jour). Notre processus créatif a évolué à partir de là.
Ostinato est le premier album de qui nous sommes, et Sous la peau pousse notre identité beaucoup plus loin.
Plus tendu, plus riche, plus concis. Plus sombre aussi.
Il a été composé pendant les sept ans qui le sépare d'Ostinato, et reflète les périodes que nous avons traversé, individuellement et en groupe.
Comme Ostinato, il est construit autour du trio Batterie-Basse-Guitare électrique.

Comment composez-vous les titres entre vous, à la fois sur les thèmes abordés mais aussi sur la partie instrumentale ?
Nous habitons dans des villes différentes : Rennes, Angers et Paris, donc nous ne travaillons pas ensemble au quotidien. on se retrouve pour des séances de travail de deux à trois jours.
On improvise beaucoup, à partir d'idées de chacun, qui sont nées entre ces séances ou qui nous viennent pendant ces séances.
Quand une idée se tient, on l'enregistre rapidement, souvent avec nos téléphones.
À partir de là, je rentre chez mi et je prend du temps quand je peux pour écouter, essayer des choses. Je travaille. Je cherche ce qui vient. Au bout d'un moment les idées les plus pertinentes poussent à la naissance de texte, des bouts de phrases me viennent, parfois quelques mots.
Je cherche, je structure ces improvisations en morceaux, et je formalise les chansons. Puis quand on se voit, on se réapproprie ces morceaux à trois. On les fait évoluer ensemble - parfois avec un seul couplet en boucle.

C'est important de chanter en français pour transmettre les émotions que vous vouliez ?
Je fais le choix de n'écrire qu'en français. Je sais que j'ai une compréhension sensible du français que je n'ai pas avec l'anglais, que je parle pourtant couramment. Je ne veux pas tomber dans le piège du gimmick ou du yaourt arrangé.
Non seulement cela me permet d'exprimer exactement ce que je ressens, de traduire précisément les émotions que je souhaite y mettre, mais c'est aussi une langue qui me permet de jouer avec elle, je peux tordre a syntaxe en sachant ce que je fais.
Je suis libre avec cette langue, et je peux y mettre toute l'émotion de ce que je ressens, avec peu ou beaucoup de mots.

Quelles évolutions apporterez-vous sur cet album et en quoi sont-elles importantes ?
Le crowdfunding va nous aider à finir le mix, et en fait c'est surtout le travail de TJ Allen, l'ingénieur du son qui mixe les titres (et qui avait travaillé sur Ostinato) et d'Adrian Utley (de Portishead, qui avait réalisé Ostinato, et qui chapeaute le mix et va probablement ajouter quelques couches de guitares et synthés pour celui-ci) qui va faire évoluer les titres par arpport à nos enregistrements.

L'album a été enregistré à Rennes, Paris et en Californie ; n'est ce pas trop compliqué, voir risqué d'avoir autant d'équipes pour un album ? Est-ce que cela apporte une valeur ajoutée ?
Non, c'est en effet plutôt une valeur ajoutée. Nous avons enregistré à Balloon farm à Rennes, le studio où nous répétons. Ils ont du très bon matériel et Vincent Lecouplier est un excellent ingénieur du son. Et nous avons pu y enregistrer en live, sur bande. J'ai enregistré toutes mes guitares additionnelles à Paris, ainsi que toutes mes voix et Laureline est venu y enregistrer les choeurs - dans mon studio, donc pas réellement de changement d'équipe, et pour la Californie il s'agit du travail sur quelques synthés. J'étais seul à y être et j'ai travaillé deux jours avec JD Mayer, qui a joué sur quelques titres aussi.

Pourquoi avoir enregistré sur bande magnétique ?
L'apport de la bande magnétique au son est indéniable, surtout pour la batterie et la basse. On peut ajouter de la saturation très musicale.
Il faut jouer les morceaux de bout en bout, sans filet, ce qui donne des versions très vivantes.

En quoi le financement participatif que vous réalisez va vous aider ?
Nous sommes absolument seuls sur cette production. Nous n'avons pas obtenu la subvention sur laquelle nous comptions, T-Rec est le label que nous avons monté avec Cyril, donc ce que nous investissons est notre argent et cela reste une grosse production. Ce financement participatif va nous permettre de respirer un peu sur la fin du parcours de prod, et de nous concentrer sur d'autres points à préparer pour la sortie (promo, tournée, etc...)

Vous pouvez soutenir l'album Sous la peau de Versari sur Ulule.

 

Qu'appréciez-vous dans le vinyle pour proposer ce support ?
Le vinyle est un véritable objet - le format 30 cm permet d'avoir un objet en main qui est une œuvre en soi. L'artwork est mis en valeur.

Des clips sont-ils prévus et comment imaginez-vous leur univers visuel ?
Oui nous avons demandé à nos amis vidéastes de proposer des idées de clips. J'aimerais avoir un clip par titre.
Par contre je laisse carte blanche pour l'univers visuel - j'ai des idées mais je ne peux plus tout gérer en même temps.

Une indiscrétion à nous donner ?
Deux des titres de l'album ont été joués pour la première fois pendant les séances d'enregistrement. C'est les morceaux que j'ai fini en dernier.
Nous avons appris à les jouer avant d'enregistrer.

Si l'on détourne une célèbre maxime, peut-on dire qu'avec cet album on aura la musique sous la peau ?
Ha ! je ne l'avais pas vu comme ça.
Je l'espère, notre musique tout du moins.
J'ai eu l'idée de ce titre car c'est un album à fleur de peau. C'est un album sur la perte, sous plein de formes et de profondeurs. Les chansons m'évoquent toutes ce moment où l'on sent l'irremédiabilité du présent, et l'on a cette sensation de picotement, de brulure, juste sous la peau. 

Des concerts sont-ils prévus prochainement et que vous apportent-ils en tant qu'artistes ?
Nous ne commencerons à tourner qu'après la sortie de l'album. Nous avons déjà une mini-tournée prévue au USA, et nous travaillons sur une date parisienne et une Rennaise.
Jouer les morceaux en concert leur donne une dimension nouvelle. C'est aussi l'occasion pour nous de revenir à leur source, de les repenser dans l'urgence du moment de leur création. Nous sommes trois sur scène, et il est donc impossible de reproduire exactement l'album. Il faut trouver comment toucher à nouveau toute la force de ce que nous avons accompli. c'est toujours un travail captivant.
Et sentir la réaction du public est touchant, cela nous porte.

Vous prévoyez des concerts à l'étranger. L'ambiance est-elle différente de la France lorsque vous vous y rendez et quel pays aimeriez-vous faire ?
Jouer à l'étranger est toujours intéressant, surtout en chantant en français, parce que l'histoire de la langue saute et il ne s'agit plus que de l'émotion des morceaux. La barrière du sens est éclatée.
Nous n'avons pas eu l'occasion de jouer à l'étranger avec Versari, mas comme je le disais, nous commençons par les USA, et ce sera intéressant de voir comment ces morceaux passent.

Que souhaitez-vous dire pour conclure ?
Nous avons mis longtemps à finir cet album, mais je peux d'ore et déjà dire que c'est le plus bel album de ma carrière, et je crois que Laureline et Cyril ressentent la même chose. C'est un accomplissement immense en l'état, et sa finalisation va être un aboutissement flamboyant.

Merci à Versari d'avoir répondu à nos questions !
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Sous la peau

interview Musique

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