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Vérane : l'album État des lieux

Le groupe de rock français Vérane a sorti son nouvel album, intitulé État des lieux en septembre dernier. Dans cet opus, Vérane dénonce les dérives de la société humaine et écrit avec rage, conviction ou dérision.

Vérane

Vérane, c’est d’abord quatre musiciens passionnés qui font du rock pour toucher, émouvoir ou dénoncer. Ce sont des compositions inspirées du quotidien et de l’actualité, des textes en français, durs parfois, indignés mais profonds et tendres aussi.
Le premier album de Vérane, Adéquat, qui sort en 2015 grâce à un financement participatif, pointe du doigt les travers de la société moderne : attentats, clandestinité, et les maux actuels tels
que l’infidélité, le cancer et la solitude.

En mars 2017, les membres de Vérane se retrouvent pour créer un second album. En quatre ans de collaboration, le groupe a affiné son style, ses arrangements et son écriture. L’envie d’aller plus loin se fait sentir : ainsi, État des lieux se veut plus audacieux, plus homogène. L’esthétique urbex nourrit la musique.
De mai à août, le groupe travaille d’arrache-pied dans différents studios de la région pour l’enregistrement, le mixage et le mastering, et livre l’album complet. Celui-ci est sorti en septembre de la même année en CD et en vinyle.

État des lieux est produit en grande partie par l’association Dies Irae et ses partenaires. Pour le reste de la production, Vérane a de nouveau fait appel au financement participatif via Ulule, avec succès.
Dans la continuité de leur premier album Adéquat, Vérane y dénonce les dérives de la société moderne, évoque la condition humaine et écrit avec rage, conviction ou dérision. Un État des lieux du monde qui l’entoure, en somme.
L'album est disponible en écoute et téléchargement sur les plate-formes digitales.

interview avec Vérane

Pouvez-vous nous présenter l'album Etat des lieux ?
L'album Etat des Lieux est le second opus du groupe, le précédent Adéquat est paru en 2015. C'est un album sur lequel nous avons travaillé différemment, plus homogène musicalement, plus abouti aussi.
Nous avons pu sur cet album être entouré par une équipe technique qui nous a soutenu et orienté pour professionnaliser notre démarche.

Quel a été le déclic pour faire un "Etat des lieux" de ce qui se passe actuellement ? S'agit-il d'un évènement particulier ?
C'était un titre que l'on trouvait assez généraliste pour représenter le contenu de l'album et les sujets qu'on y évoque. C'est un peu effectivement une sorte de constat du monde qui nous entoure, pas un événement particulier mais un ensemble de chose plus ou moins graves ou importantes pour amener les auditeurs à des réflexions sur ces sujets. On a choisi l'histoire du jeune George Stinney Junior, le plus jeune condamné à mort de l'histoire moderne des Etats-Unis pour évoquer et le racisme et les idées extrémistes sur le retour d'une peine de mort qui gronde dans le pays.

Comment s'est tourné le travail de composition et d'écriture dans le groupe pour ce nouvel opus ?
Pour l'écriture des textes, c'est Phil notre chanteur qui s'en occupe.
Phil arrive avec des textes, une mélodie, quelques riffs ou des rythmiques et on travaille à partir de cette base, chacun y amène ses idées, on teste beaucoup de choses, on enregistre, on efface, on recommence.
Certains titres arrivent à des sonorités, des rythmes ou des énergies que l'on ne voyait pas forcément au début de la création.

Est-il possible de nous faire entrer dans les coulisses des enregistrements en studio ?
On a passé une semaine en studio, ce qui est assez court en fait mais le travail a été fait en amont surtout. Le plus gros du travail de cet album s'est porté sur le son, le mixage. On a confié cette tâche à David Sabau, notre ingé son  qui nous suit depuis mois maintenant et qui connaissait très bien le groupe, le son et là où on voulait aller. Pour l'enregistrement on a travaillé avec LME Recordz et Franck Manceau et le mastering a été fait par Pierre Thouvenot d'Orion Productions.

Peut-on en savoir plus sur le clip de Dehors ?
C'est le dernier clip en date réalisé par Laurent Vérove qui est aussi notre photographe. On y évoque l'entêtement de certaines communes à prendre des arrêtés anti-mendicité pour tenter d'éloigner les sans-abris du centre-ville, des plages pour ne pas donner une image négative de la commune et ne pas déranger les vacanciers... On trouvait que l'idée de vouloir mettre des personnes "dehors", alors qu'elles y vivent déjà, était assez hallucinante et bien représentative de la façon qu'ont nos dirigeants de gérer ces situations.

Cet album a également été soutenu par les internautes. C'est important ce moyen de financement pour vous ? Etes-vous heureux que les contributeurs aient été encore au rendez-vous ?
C'est la deuxième fois que nous lançons une campagne de financement participatif pour réaliser un projet musical et les internautes ont été une nouvelle fois au rendez-vous, ce qui nous a permis de concrétiser ce projet. Sans ce soutien il était effectivement plus difficile de mener ce projet à terme. C'est un des moyens actuels pour faire connaître et diffuser la musique et le fait que nos projets soient soutenus ainsi nous pousse et nous porte.

Peut-on en savoir plus sur le visuel de la pochette du disque ?
L'infographie de l'album a été réalisée par Ingrid Courti avec les photos de Laurent. L'idée était de trouver un lieu  abîmé, délabré, abandonné mais avec une histoire, on s'est tourné vers l'urbex pour trouver le spot adéquat. On a retrouvé ce train, qui est en fait l'ancien Orient-Express abandonné en Belgique. Un lieu chargé d’Histoire et d'histoires qui correspondait à nos attentes et représentait bien l'image du monde que l'on voulait donner, un endroit qui tombe en ruine parce qu'il est abandonné par ceux qui pourraient le reconstruire. Pour la demoiselle sur la couverture, ça vient du nom du groupe, Vérane, qui est un prénom féminin et qui adoucit l'endroit.

Une anecdote à nous donner sur l'album Etat des lieux ?
Il y en a pas mal en fait mais certaines ne sont racontables ! Il y a les lieux que l'on a visité pour nos visuels comme le train ou des usines, des bâtiments abandonnés qui sont normalement interdits d'accès. Le rendu de ses lieux est tellement magique que l'on n'y a pas résisté...

Différents mouvements sociaux sont actuellement présents en France. En ayant des messages forts comme les vôtres, est-ce que vous vous identifiez à certains d'entre eux ?
Bien évidemment, ce qui en jeu c'est notre avenir, il ne faut pas se laisser gouverner sans rien remettre en question les décisions mais il faut aussi avoir une vision d'ensemble de la situation et ne pas protester pour protester et encore moins pour un confort personnel. Ce qui compte vraiment c'est d'être juste et honnête dans les combats que l'on choisit de mener, dans la rue ou ailleurs, contre un pouvoir ou pour des idées. Partager ses convictions, ses droits et se remettre en cause peu importe son camp.

Comment ressentez-vous la scène ?
La scène est un moment de partage pour nous, entre nous et avec le public. On se retrouve un peu notre bulle, un endroit où le temps est suspendu et où notre musique et nos mots prennent tout leurs sens. Si on fait de la musique c'est pour la scène, c'est pour partager nos idées, nos valeurs.

Vérane participe à de plusieurs tremplins : qu'est ce que cela apporte au groupe ?
Les tremplins sont un grand classique, ça nous permet de se confronter à d'avantage de scènes et au regard de professionnel qui peuvent aussi nous apporter des conseils et nous faire avancer. Ça laisse une place aux nombreux groupes qui essaient d'exister même si le jugement et la compétition nous dérangent sur le fond. Ce n'est que de la musique, il y a de place pour tout le monde, tous les styles, tous les niveaux. Le jugement sur ces événements n'est souvent qu'une affaire de goût artistique.

Que souhaitez-vous dire pour conclure ?
Sortez de chez vous et allez aux concerts !

Merci au groupe Vérane d'avoir répondu à notre interview !
Retrouver le sur Facebook.

[CLIP] VÉRANE // Dehors

Concerts 2018

14/04/18 FESTIVAL Rock Expression Roye (80)
21/04/18 FESTIVAL En Nord Beat Hazebrouck (59)
02/05/18 FESTIVAL Pernorock Lille (59)
08/05/18 SHOWCASE Cultura Roncq (59)
20/05/18 FESTIVAL des Vieux Carbus Rieulay (59)
28/05/18 La Forge Arras (62)
26/05/18 FESTIVAL Rock en Pleurs Pleurs (51)
09/06/18 FESTIVAL Week end en scène Zuydcoote (59)
21/06/18 Centre Culturel MANDELA La Chapelle d'Armentières (59)
29/06/18 FESTIVAL Citadelle en Bordées Dunkerque (59)
22/07/18 FESTIVAL Les Illuminés Aix-En-Issart (62)
23/08/18 Les Concerts du jeudi Hesdin (62)
08/09/18 FESTIVAL Epave à son Boiry-Notre-Dame (62)
25/08/18 La Porte Noire Bruxelles (B)
16/01/19 Scène Vauban Gravelines (59)

Musique interview

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