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Un clip pour l'album Shadows d'Emry Ghill

Emry Ghill et le guitariste Amaury Gheysens font leurs premiers pas en duo avec la sortie de leur premier album Shadows réalisé par Silvano Macaluso. Un clip est en préparation pour Shadow Play, avec l'aide des internautes.

Emry Ghill - Amaury Gheysens

Emry est un auteur-compositeur-interprète belge d'origine française inspiré par la musique jazz et folk. Il a quitté son pays pour la Belgique en 2007, où il a rencontré Amaury, un musicien belge influencé par la musique métal.

D'où vient votre passion pour la musique ?
Ca a toujours fait partie de moi. Tout petit je m’amusais avec un Xylophone, et chanter était un plaisir, et le plaisir s’est confirmé en suivant mes premiers cours de musique, mes premiers cours de chant. Je n’imagine pas ma vie sans musique.

Est-ce que vos études de littérature anglaise influencent votre musique ?
C’est fort probable, effectivement. A l’université, j’étais fasciné par les figures de style d'écrivains anglais du 19ème siècle comme Wilde ou Dickens dont une citation m’a particulièrement marqué: « there are dark shadows on the earth, but its lights are stronger in the contrast ». Sa manière de magnifier les ombres au travers de sa poésie m’a sans doute aidé à mettre en lumière mes propres ombres.

Pouvez-vous nous présenter votre album Shadows et son univers ?
Shadows, c’est une succession d’histoires de thèmes et de portraits qui m’ont marqué ces dernières années et qui sont maintenant derrière moi, dans l’ombre. Je vois cela comme une histoire qui se développe sur 14 titres, un peu comme un roman d’apprentissage, où mon personnage parle de ses expériences (une déception amoureuse, l’image d’une femme fatale, l’acceptation de soi face au regard des autres, la différence) mais s’en décolle progressivement et apprend de son vécu pour grandir. C’est l’idée qu’il n’y a pas de lumière sans ombre et qu’il faut savoir regarder derrière soi, introspecter, pour pouvoir avancer et s’élever.

Qu'appréciez-vous dans le fait de raconter les ombres de votre passé sous forme acoustique - pop intimiste ?
La dimension acoustique m’a toujours plu car elle a un côté plus authentique et c’était le meilleur moyen de me mettre à nu. Et puis, Amaury et moi faisons de la musique ensemble depuis 10 ans maintenant, et sa guitare m’a suivi partout. Elle m’évoque le saltimbanque qui fait son bout de chemin et s’inscrit parfaitement dans l’histoire que je veux raconter. Elle souligne aussi une dualité entre un son plus clair et des paroles plus sombre, ce qui rappelle de nouveau l’ombre et la lumière.

Comment avez-vous travaillé avec Amaury Gheysens et Silvano Macaluso sur cet album ?
Je suis venu régulièrement vers Amaury avec ces nouveaux textes et mélodies en tête. On les a retravaillées ensemble avec sa guitare et son ukulele. Nous avons ensuite retrouvé Silva en studio pour travailler l’arrangement et les enregistrer en quatre jours. Avoir un timing serré a rendu le travail plus intense, on était tous les trois dans notre bulle, et cela a renforcé le côté intimiste et authentique de l’album.

Parlez nous du titre ShadowPlay
C’est le titre le plus décalé de l’album. Il parle d’un enfant qui s’imagine différentes personnalités en jouant aux ombres chinoises. Une ode à la différence, des touches d’humour et d’ironie aussi parfois, et l’idée qu’il faut aussi accepter sa part d’ombre. Soyons ce que nous avons envie d’être et non ce que les autres veulent.

Vous préparez un clip pour ShadowPlay. Comment sera-il et peut-on en savoir plus sur la mise en scène ?
On ne va pas tout dévoiler ici car certaines choses doivent rester dans l’ombre pour l’effet de surprise mais le clip sera dans les mêmes tons que la pochette de l’album, en noir et blanc. Nous allons faire intervenir un vidéaste et un « ombromane », un spécialiste des ombres connu dans le métier, qui illustrera ce que je raconte dans les paroles. Grâce à lui, l’univers de l’album prendra une toute autre dimension et on espère que cela plaira au public. 

Pourquoi réalisez-vous un financement participatif ?
Aujourd’hui de plus en plus de concepts voient le jour grâce à cette méthode et c’est un moyen pour nous d’impliquer encore plus le public dans notre développement artistique. Nous avons lancé cet album en auto production sans le soutien d’un major et on aimerait faire plaisir à ceux qui nous suivent en leur offrant un visuel sur le premier single. C’est avec leur aide que l’on pourra y arriver.

Avez-vous une anecdote à nous raconter ?
Pour la petite histoire, j’ai eu une grosse angine une semaine avant d’enregistrer l’album, j’ai du suivre un traitement carabiné, faire silence quelques jours et m’entrainer avec ma coach vocale pour récupérer avant la session de studio. Sur le moment, c’était un coup de stress mais j’en rigole après coup. 

Que vous procure la scène et espérez-vous y retourner prochainement ?
La scène me permet non seulement de rencontrer ceux qui nous soutiennent mais également de leur faire découvrir nos titres sous un autre angle. Le live, c’est l’improvisation, c’est un moment de partage unique où tout est possible. Nous avions des dates prévues à la sortie de l’album mais tout a été annulé avec le confinement. On espère pouvoir reprendre la route très bientôt. 

Que souhaitez-vous dire pour conclure ?
Allez nous écouter sur Deezer, Spotify, Apple etc et suivez-nous :-)

Merci à Emry Ghill d'avoir répondu à notre interview !
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