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Un album en préparation pour Go Slowly

Go Slowly nous fait voyager dans un univers musical "indie pop" calme et passionné, entre psychédélisme et expérimentations sonores. Découvrez l'album qu'ils préparent...

Go Slowly

Comment s'est formé le groupe et qu'appréciez-vous dans le fait d'être plusieurs pour créer de la musique ?
En fait, on ne créer pas la musique en groupe directement. A la base, Enzo et Mathias, avaient surtout envie d’explorer, d’expérimenter des univers sonores à l’instar de Radiohead ou Connan Mockasin par exemple. Leur complémentarité a été le moteur de Go Slowly, on peut dire qu’ils ont grandis ensemble musicalement, si bien que toutes les références et envies ont été partagées et comprises. Jamais ils ne se sont sentis limités ou freinés par les idées de l’autre, bien au contraire. La musique était donc enregistrée au début sans avoir l’idée concrète de former un groupe. Aujourd’hui c’est une nouvelle forme de complémentarité que nous avons trouvé ; Victor et Jordan nous ont permis de proposer une véritable expérience live. Chacun apporte sa patte et un peu de sa personnalité dans la musique, nous pensons que c’est essentiel pour créer une musique aussi sincère, profonde et qui nous touche autant... Leur technique, leurs connaissances et leurs idées n’ont fait que élargir et enrichir le champs des possibles pour Go Slowly, sans jamais casser l’intimité du projet.

Pouvez-vous nous présenter l'album Go Slowly et son univers ?
L’univers de Go Slowly à été très dur à visualiser et à décrire pour nous au départ. Le projet était si spontané et sans contrainte qu’on ne réfléchissait pas vraiment à “où-est ce qu'on voulait aller ?”. Nous nous laissions voguer par la liberté de composition et de création sans la volonté de se raccrocher à telle ou telle esthétique pour créer un univers défini et cadré. L’album à venir rassemble un peu toutes les essences qu’on trouvera dans les prochains morceaux, en tous cas des pistes à exploiter, comme l’utilisation des machines qui reste encore à explorer. C’est surtout un bel aperçu des émotions qu’on veut transmettre.

Comment composez-vous vos titres et sur quoi accordez-vous de l'importance ?
Nous aimons laisser place à l’inconnu dans la composition. Souvent les morceaux se déclinent naturellement par la recherche de nouveaux sons, de nouvelles techniques et manières de composer, de nouveaux moyens d’expression.

Souhaitez-vous nous parler de la partie instrumentale ?

Les instruments ont été le premier moyen d’expression. Nous adorons toucher un peu à tout, ce qui nous permet d’imaginer la musique dans un sens plus large. Nous aimons utiliser la voix au même titre qu’une guitare, un sample, ou une pédale d’effet.

D'après vous, que doit transmettre la musique ?

C’est évident mais tout de même important de dire que la musique est un vecteur d’émotions et de sentiments, même si elle parfois juste prétexte pour la danse ou la fête. C’est justement une des raisons pour laquelle notre musique est si calme, avec Go Slowly, tout est un peu subtil donc on peut faire l’expérience du son dans son entièreté. Nous concernant, elle devient une vraie rétrospective de sentiments qu’on ressent individuellement, pouvant rappeler par exemple des époques, et même à travers le temps, puisque les morceaux qu’on le veuille ou non nous accompagnent tous les jours… Il nous est arrivé de pleurer en live sur nos propres morceaux, ou seul chez soi… C’est assez magique, de pouvoir être touché comme ça par la musique qu’on fait, sans modestie puisqu'elle est le fruit du travail de 4 amis.

Quand on prépare un album, est ce qu'il faut y aller Go Slowly, c'est à dire en douceur ?
Go Slowly veut également dire prendre le temps. Pour nous prendre le temps d’appréhender cette musique qui était au départ l’opposé de tout ce que l'on savait faire. C’est sans doute pour ça aussi que l’album a mit autant de temps à se faire. Le temps de découvrir et de concrétiser de nouvelles choses en un projet qui nous tient à cœur et duquel nous sommes fier. Aussi celui de lancer ce groupe comme une machine, une petite entreprise comme doivent l’être tous les groupes aujourd’hui. C’est assez bouleversant, de passer à jouer les morceaux juste pour nous dans le garage, à la scène avec le regard extérieur et sur les réseaux à essayer qu’un maximum de monde tombent dessus… On doit prendre le temps pour nous et pour le public ; on ne ressort pas bluffé d’un concert de Go Slowly, il faut se laisser embarquer par la musique, qu’elle se confronte à nos sentiments...

Vous êtes en autoproduction, qu'est ce qui vous a motivé dans ce choix et quelle était l'ambiance en studio ?
Oui, l’album a été réalisé en autoproduction et n’aurait pas pu être fait autrement ; la composition et l’enregistrement ce sont faits de manière décousue. On a été motivés par la jouissance de faire des morceaux sans avis extérieur et sans conseil, ce qui peut être tout aussi catastrophique qu’incroyable et cette volonté est je pense parti du fait que l'on découvrait tellement d’artistes dont la musique nous transcendait et nous passionnait que l’on voulait avoir accès à un maximum de liberté dans notre travail sans que ça sonne mal. Enzo et Mathias on un projet de studio et d’aide à l’enregistrement pour des artistes indépendants qui auraient du mal à trouver du soutient dans une musique trop peu encadrée par des plateformes professionnelles. C’était donc une super idée de leur part de foncer là dedans, à la quête de matériel. Nous ne connaissions quasiment rien au son quand nous avons commencé ce projet.

Pourquoi avoir créé un financement participatif et en quoi va-il vous aider ?
On aurait pas demandé un financement participatif pour n’importe quel projet. Quand Jordan parle de motion tracking (↓) c’est quelque chose qu’on veut découvrir et construire avec nos propres moyens en galérant, mais on est d’autant plus fiers, et puis c’est une pression de demander aux gens de donner pour un rendu... Pour la production de CD c’est beaucoup plus compréhensible. On veut bien sûr remercier les gens de la confiance qu’ils nous ont accordé. 500 euros c’est sûrement peu par rapport à d’autres campagnes de financement, mais on avait pas besoin de plus. Le surplus dont qu’on a récolté va servir à la diffusion de l’album et du groupe, les moyens de communication.

On a déjà pu découvrir un clip pour Pose, souhaitez-vous nous en dire quelques mots et quelle place occupe l'image dans la musique ?
On est en pleine réflexion pour la partie visuelle de Go Slowly (parce qu’on compte effectivement lui accorder une plus grande place). On réfléchit notamment à utiliser du mapping et du motion tracking pour les concerts, mais ça demande beaucoup de temps pour mettre tout ça en place. On ne sait pas si on fera un clip bientôt. Le soucis c’est qu’on ne veut pas de quelque chose qui ne nous ressemble pas, alors on préfère prendre le temps.

Le 13 février vous avez participé à une soirée dans un musée. Quelles sont vos impressions ? C'est peu banal de faire de la musique dans un musée…
On est super content du live qu’on a fait. Les gens étaient nombreux et réceptifs, on a eu des super retours et on avait un son vraiment convenable pour l’installation qu’on avait… Le fait de jouer dans un musée ne nous a pas plus secoué que ça… C’était juste chouette de jouer pour K-Barré parce qu’on a besoin d’un public ouvert, curieux, pas forcément jeune, mais ça va souvent de paire.

On vous retrouvera pour la release party le 21 mars à Vertou (44), comment voyez-vous ce concert et quelle est l'ambiance sur scène ?
On est très impatient. On espère que le son va être terrible et qu’on aura des bonnes lumières. Beaucoup de gens attendent de nous voir là bas, et ce sera notre deuxième belle scène, mais un concert crucial pour nous. On remercie Trempolino à Nantes qui nous fera jouer avec le groupe du lycée de la Herdrie Visio suite à une sélection pour l’accompagnement MAD (musique à découvrir), qui est une réelle occasion pour nous pousser à nous organiser.

Merci à Go Slowly d'avoir répondu à notre interview !
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POSE - Go Slowly

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