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Ulicoys sort un EP qui vous fait voyager dans les 70s'

Maxime Lopes Par Le vendredi, 28 octobre 2022 à 08:44 1

Dans Culturel

Dans son EP éponyme, Ulicoys nous fait voyager dans les années 70s’. Plongez vous dans les sonorités disco d'époque et d'électro-pop moderne.

Ulicoys

D'où vient votre passion pour la musique ?
Je pense qu’elle vient juste de ce sentiment de me sentir bien dès les premières notes entendues de chaque morceau qui ont bercé mon enfance et celles qui par la suite ont marqué les évènements chronologique de ma vie. La musique a ce pouvoir de réveiller ce qui est enfoui, c’est un révélateur d’émotions, de désir de partage de sonorité et d’histoire de vie.

Quelle est l'origine du nom Ulicoys ?
Pour les curieux qui posent toujours la question : Ulicoy est une déclinaison instrumentale du langage slave qui signifie « rue ». A été ajouté un «S» pour le symbole du 7 (les 7 notes de la musique, les 7 jours de la semaine, les 7 jours de la création...).
La révolution et l’apprentissage se passent dans la rue, non sur son canapé ou devant la télé.

Pouvez-vous nous présenter votre EP éponyme ?
C’est un EP qui représente l’image ou la vision de ce qui m’a accompagné le long des ces années, surtout en tant qu’autodidacte de la musique, c’est avec le temps que j’ai réussi à m’affirmer en tant qu’être humain pour prendre ma place dans cette vie comme tout à chacun, un bout de moi en somme.

Quelles sont vos sources d'inspirations et comment l'avez-vous composé ?
Pour cet EP, les sources d’inspirations sont les rythmes funky de l’époque des 70s’ - genre Nile Rodger pour n’en citer qu’un (mais, il y en a tellement d’autres qui ont inspiré ce genre d’ambiance, dont de nombreux complètement inconnus aujourd’hui !).
Le composer a été simple pour moi car ces rythmes d’époque font partie de moi et le mélange électro est de notre époque : c’est ce mélange, cette fusion de tous les styles qui font que ça match !

En quoi est-ce important de ne pas être défaitiste dans vos paroles ?
C’est important pour moi parce que ces paroles que j’ai dans la tête dès le matin quand j’ouvre les yeux et les oreilles me font oublier le sensationnel sanguinaire que l’ont nous sert aujourd’hui, toutes ses infos « hard » qui bien souvent colportent et vendent de la peur.
Je trouve que l’espoir est plus fédérateur. Le reste est pour moi un autre débat - dans lequel je n’entrerai d’ailleurs pas car on est trop rapidement jugé aujourd’hui, sur la moindre pensée ou réflexion, et si en plus elle n’est pas formatée, alors là… c’est encore pire.

Quels ont été vos choix sur le plan instrumental ?
Mon choix s’est d’abord construit et orienté autour de la guitare rythmique strato caster, autant ces sons modernes que j’aime beaucoup mais aussi les plus « revival ». Ensuite, il y a eu des ajouts actuels : des « machines » (drums, bass, arpeggiator…), mais toujours dans un esprit qui ne s’éloignerait pas trop de l’esprit des 70s’. De toute façon, que ce soit par le passé ou aujourd’hui, la musique c’est comme la mode : un éternel recommencement et c’est tant mieux ! on n’invente rien, on essaye d’améliorer avec modestie, en rajoutant sa patte, sa couleur…

Parlez nous du titre Back to the 70s'...
Un titre parti d’une nappe de synthé traité en arpegiator, les rythmiques guitares funky qui « groovent » et des voix de tête de l’époque que j’apprécie particulièrement, tout le monde n’aime pas mais perso j’adore !
Back to the 70s’ est un titre où j’ai essayé de mettre toute cette légèreté et insouciance que l’on a - il me semble – perdu aujourd’hui. Le reste de l’Ep est d’ailleurs dans cet esprit également.

Comment se sont passés les enregistrements en studio ?
Çà s’est fait en plusieurs étapes. La première était de faire les guitares car nous avions déjà le sample de synthé, après on a rajouté la section rythmique (avec les machines drums et bass donc) et bien sûr ensuite, on a fait les prises voix.
Mais plus tard ma rencontre avec Arnaud Hergès a été déterminante dans la finalisation du morceau car c’est un arrangeur
à l’écoute et qui comprend chaque doléance des artistes avec qui il travaille, avec sensibilité, pour aboutir au résultat souhaité.

Quels ont été vos choix pour la pochette de l’EP ?
Nous avons eu du mal à choisir entre quelle pochette irait sur quel format. Celle du single où le choix de l’image de la circulation à New York est une évidence dans l’imaginaire collectif de cette période - c’est de là, de la musique typique du bronx, de Harlem qu’est sortie cette musique,  que l’on veuille ou non – et celle de l’Ep où le choix du « soleil et ses rais de lumière » ainsi que l’encadré « flower power », très graphique et surtout tellement 70s’ nous apparaissait finalement plus évident pour l’Ep ! Dans tous les cas, c’était très important que le choix de la pochette soit en cohérence totale avec cette musique synonyme à mon goût d’évasion et où le développement d’artistes aussi bien Afro que Caucasiens paraissaient très naturel.

Que souhaitez-vous apporter au public avec cet opus ?
Pour les jeunes un aspect « revival » mais avec des sonorités de leur musique actuelle. Aussi un peu de ce que leurs aînés écoutaient, qu’ils puissent se mettre à leur place 3 minutes, qu’ils comprennent l’ambiance de cette époque, ce mood qui, il me semble, a complètement disparu…
Et pour les moins jeunes… et bien j’espère que cet opus leur rappellera un peu ce passé qu’ils ont vécu, à une période qui était peut-être plus heureuse ?

Avez-vous une indiscrétion à nous raconter ?
Ma rencontre avec Arnaud Hergès.
J’avais contacté 3 arrangeurs à Paris à qui j’avais soumis mon projet. Je l’avais donc envoyé à un duo d’arrangeurs qui me paraissait dans mon délire, mais ils ont mis du temps à me répondre. En les relançant j’ai envoyé par erreur mon mail à un des 2 autres arrangeurs dans le lot, devinez chez qui c’est arrivé ? Chez Arnaud qui, surpris, très pro, a compris ce que je voulais et qui a pris même part à me conseiller quand ce n’était pas bon. Arnaud au delà de ses compétences musicales et artistiques s’avère être une personne d’une gentillesse extrême et merci à la vie de m’avoir permis de faire cette erreur de mail.
Moralité, les erreurs servent toujours :)

Des concerts sont-ils programmés et que vous apporte la scène ?
Je reviens à la Réunion et Paris après une période en Guadeloupe pour écrire et composer plusieurs autres chansons.
J’ai plusieurs programmations qui sont en cours de confirmation. La scène est le lieu où on ne triche pas et çà j’adore !
On plait ou on fait un flop, bref une arène sans pitié , on sait que l’on ne va pas plaire à tous, mais c’est là où le public te donne de l’énergie, te rend la joie ou te demande de mieux faire (ou au pire de changer de métier).

Que souhaitez-vous dire pour conclure ?
Que si l’issue pour les artistes est fantastique ou médiocre, la seule conclusion est le chemin parcouru !
Ce que je retiens de tout cela, c’est qu’il faut y croire quoiqu’il se passe, qu’il y a des difficultés à surmonter mais aussi beaucoup de joie quand l’expérience arrive au bout !

Merci à Ulicoys d'avoir répondu à notre interview !

Musique interview

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Commentaires

  • Elisa

    1 Elisa Le samedi, 29 octobre 2022

    J'adore cette ambiance, celle des années 70, insouciantes....Merci Ulicoys pour ce rappel !

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