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Trop de gens meurent : le single de Délit de sale gueule

Délit de sale gueule voit le jour en 1998, quelques temps après que son père lui ait offert une guitare. Après un passage à l'armée et quelques concerts, l'artiste améliore son expression scènique. On le retrouve aujourd'hui avec un nouveau single révélé au public : Trop de gens meurent.

Délit de sale gueule

A quoi ressemblait votre parcours scolaire au lycée si vous avez remplacé le cartable par la guitare ?
Mon parcours au lycée était des plus « Rock & Roll » et fait partie de mes plus belles années. Entre mon comportement insolent et mes absences récurrentes, je suis très vite sorti du système scolaire. Je ne suivais que les cours qui m’intéressaient et je me souviens de commentaires sur mes bulletins tels que « excellents résultats, mais alors… quelle peste !!! » surligné en jaune fluo ou « N’a pas vu l’élève du trimestre, ne peut être noté ». À 18 ans, j’ai quitté le lycée de mon propre gré avec l’idée de m’engager dans l’armée.

En quoi votre passage à l'armée influence votre musique ?
Mon passage à l’armée m’a permis de prendre pleinement conscience de toutes les conséquences désastreuses de la guerre. « J’ai ravalé ma tête brulée, j’ai pris des claques comme il fallait » vais-je même écrire dans une chanson après mes loyaux services. Cette expérience m’a humainement beaucoup apporté et influencera pour toujours ma musique, c’est certain.

Au fait, c'est un délit d'avoir une sale gueule dans la musique ?
Cette question me fait rire et vingt ans plus tard je trouve ce nom toujours aussi génial.
« DELIT DE SALE GUEULE » n’a rien à voir avec ma tête de « Korrigan »… quoique... (rires).
Malheureusement, cette forme de violence est toujours d’actualité dans nos sociétés et lutter contre cette injustice est un combat quotidien. « DELIT DE SALE GUEULE », c’est en quelque sorte une longue histoire d’amour avec la justice et je ne m’arrêterai pas d’écrire, de reprendre et de chanter des textes en parlant ouvertement de toute la violence de notre Monde.

Comment composez-vous et quelle place accordez-vous aux textes ?
Je compose mes chansons en jouant pour mon plaisir tout simplement, sans chercher à produire absolument une mélodie. C’est dans ces moments là que je suis le plus créatif : en m’amusant. Quant aux textes, j’y attache une attention particulière. Ils sont pour moi le meilleur moyen de véhiculer un message en laissant mes sentiments s’exprimer librement, qu’il s’agisse de sujets violents, sensibles ou de chansons d’amour.

Pouvez-vous nous présenter votre single Trop de gens meurent ?
Cette chanson est une pièce importante de mon répertoire.
Durant mon service militaire, deux instructeurs qui ont marqué mon parcours, se sont suicidés. J’ai cherché à travers cette chanson à diffuser un message d’espoir malgré toutes les misères du monde. Si j’écris la majorité de mes chansons à la première personne du singulier, c’est pour me sentir un peu plus concerné par nos problèmes de société.

Vous avez évoqué la disparition d'amis il y a quelques années dans vos compositions. A titre personnel, en quoi est-ce important de rendre hommage en musique ?
Je n’accepterai jamais leurs disparitions. Et j’ai toujours autant l’impression que c’était hier. Nous partagions notre passion pour la musique depuis le lycée. Si mes obligations militaire me limitaient dans la liberté d’expression, mes amis avait réussi à « faire vivre » une de mes chansons et ils avaient tout pour réussir. « KENARIZE » était un groupe émergeant de la scène locale Finistérienne, coupé en plein élan avec ces tragiques accidents… Je ne serais probablement jamais monté sur scène à cette époque si ce n’était pas arrivé… et si j’en suis là aujourd’hui, je ne peux que leur rendre hommage à chaque concert, avec mes chansons et en interprétant quelques unes des leurs, inlassablement.

Qu'appréciez-vous dans le fait de partager la musique avec d'autres artistes ?
Tout est dans le partage. Si j’évolue principalement seul, j’aime aussi partager la musique, que ce soit des morceaux ou des scènes. C’est une belle complicité que de jouer avec d’autres personnes. On peut reproduire mille fois la même chanson avec des musiciens différents, on ne fera jamais la même, en laissant chacun apporter sa couleur, son style et sa manière. Ça donne beaucoup de dimension à une chanson et c’est toute cette vie autour de la musique que j’apprécie.

Comment vous sentez-vous sur scène et en quoi est-elle importante ?
La scène est ce qui compte le plus pour moi et c’est ce que j’ai privilégié jusqu’ici. Je m’y sens bien. Je m’y sens libre, vivant. Elle me permet de libérer mon répertoire avec toute mon âme et ma personnalité et d’échanger tout un tas d’émotions avec le public. La scène est pour moi le lien essentiel avec le public. Elle est une source de moments inoubliables, de souvenirs indélébiles, devenus indispensables à ma vie d’artiste.

Parmi vos concerts marquants, vous évoquez ceux du Liban, du Tchad et devant une délégation militaire un 11 novembre. Quels souvenirs en gardez-vous et vous ont-ils apporté quelque chose de particulier en tant qu'artiste ?
Concerts, concerts, c’est vite dit. Je dirais plutôt « petites représentations internationales ». La musique est un langage universel et je n’ai pas hésité à en user quand j’en ai eu l’occasion. Je me revois au sud du Liban, lors d’un échange interarmées, jouer avec des soldats népalais sans comprendre un mot de nos chansons respectives, c’était juste magique. Ou encore avec le fils d’Ali pour jouer de la derbouka après mes gardes. Impossible de ne pas penser à tous ses enfants, dans un orphelinat à N’Djamena, le sourire jusqu’aux oreilles lorsque je jouais de la percussion avec eux… Mais Symboliquement, mon interprétation de Jusqu’à la ceinture de Graeme Allwright ce 11 novembre à Chimay, était ce que je pouvais faire de mieux en tant qu’artiste à l’époque. Je me suis bien fait remarquer… mais pas en tant qu’artiste. Faites le taire a lancé le Capitaine et j’ai quitté la scène sous les applaudissements… (rires)

Le Capitaine Pétard PAN occupe une place importante dans votre jeu scénique. Qu'appréciez-vous en lui ? D'ailleurs cela aide-il à plonger le public dans votre univers ?
Au fur et à mesure de mon expérience scénique, j’ai petit à petit imaginé le Capitaine Pétard PAN autour de mon attachement à la Bretagne, de la légende des « korrigans » et de la piraterie. Je dois encore améliorer sa tenue, c’est important. C’est un peu comme un clin d’œil et une revanche sur l’uniforme quelque part. Mais ce que j’aime le plus, c’est son âme d’enfant et sa détermination à la garder. Si mon attitude sur scène fait rêver les plus petits, je vois aussi très bien briller les yeux des plus grands et des plus vieux enfants…

Aurez-vous quelques dates de concerts prochainement et quel va être la suite de votre projet artistique ?
Pour des raisons de santé, et étant donné les conditions sanitaires actuelles, je ne prévois pas de faire de concerts avant le printemps prochain, peut être à partir de février, si tout se passe bien. En attendant de reprendre la scène, je prévois d’enregistrer mon répertoire, de le diffuser, et trouver absolument un tourneur avec l’objectif de faire une centaine de représentations par an d’ici un ou deux ans.

Que souhaitez-vous dire pour terminer ?
La musique me suit depuis tout petit et elle m’a essentiellement permis de me construire et de créer un joli répertoire au fil du temps. Alors maintenant que j’ai terminé de naviguer pour me chercher, je me sens assez grand pour vivre mon rêve et écumer les scènes de France ou d’ailleurs… Et en attendant de vous y retrouver, je vous salue…

Merci à Délit de Sale Gueule d'avoir répondu à notre interview !
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LIVE AT HOME - ACTE 1 - DELIT DE SALE GUEULE

A propos de Délit de sale gueule

Capitaine Pétard Pan est un auteur compositeur interprète. Un grand Rêveur, un Pirate, une sorte de Korrigan... Il navigue au milieu des Fleurs, avec sa Folk et ses Chansons. Il chante un peu pour les petits, beaucoup pour leur Avenir...

On dit que le système est pourri... mais qui sont les responsables de toute cette violence qui fait notre quotidien? Alors après 20 ans à écrire, à chanter, à penser, et à canaliser ma RAGE et ma COLÈRE, tout en conservant cet AMOUR indispensable pour ne pas sombrer dans la HAINE, je transforme toute cette misère et cette violence que NOUS, LES PETITES GENS, nous prenons en pleine "gueule" tous les jours et depuis trop longtemps, en chansons françaises à textes bien rentre dedans pour renvoyer la "balle" à "ceux qui tiennent entre leurs mains notre sort et qui n'ont d'Amour que pour l'or..." Affaire à suivre...

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