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Tranzat présente l'album Ouh La La

Maxime Lopes Par Le vendredi, 01 avril 2022 à 07:03 0

Dans Culturel

Le groupe Tranzat présente l'album Ouh La La.

Tranzat

Qui se cache derrière Tranzat et d'où vient l'idée du nom ?
Thomas (batterie) : C’est tout le problème : on ne sait toujours pas qui se cache derrière Tranzat, et c’est un peu flippant ! En ce qui concerne ta deuxième question, ce n’est pas beaucoup mieux. J’ai ressorti mon gros classeur à levier Tranzat, j’ai essayé de retracer l’origine de notre nom, mais rien à ce sujet, même dans la section « Sujets tabous ». Une intrigue digne d’un polar nordique !

Pouvez-vous nous présenter votre album Ouh La La et son univers ?
Thomas : Musicalement, c’est un peu comme si Devin Townsend et Faith No More s’étaient rencontrés au lycée après les cours. C’est plein d’énergie, nerveux, rigolo, mais très investi et quand même un peu sérieux !

Comment avez-vous composé cet album et quelles ont été vos inspirations ?
Thomas : Pour cet album, Manuel et Benjamin (aux guitares) se sont partagé la composition des morceaux. Nico et moi avons ensuite participé aux arrangements ; un gros boulot qui a pris un sacré temps, mais qui a transformé l’album ! Autrement, on écoute tous beaucoup de choses très différentes ; du jazz islandais à la retro new wave et de la country américaine au death metal. On ne pouvait pas tout mettre dans cet album, évidemment, donc on est allé chercher les groupes qui mettaient tout le monde d’accord ; Opeth, Devin Townsend, Mastodon, The Ocean... On est parti de là et là : Ouh La La.

Quels ont été vos choix sur le plan instrumental ?
Thomas : Le temps que nous avons passé au studio The Apiary a changé beaucoup de choses dans notre approche instrumentale. On a beaucoup bossé le son des instruments, la structure et les dynamiques des morceaux, le type de cymbales, de pédales d’effets... On souhaitait en fait enregistrer cet album en live ; il a donc fallu préparer beaucoup de choses en amont. Un travail exigeant, mais dont on peut aujourd’hui appliquer les leçons en concert – tout bénéf’ !

Durant la préparation de cet album, vous vous êtes dit : "Ouh La La, c'est génial" ou "Ouh La La, c'est catastrophique" ?
Thomas : Excellente question ! Ouh La La, c’est un titre ambigu ; c’est pour ça qu’on l’a choisi. On voulait rendre compte de la relative folie de l’album, mais aussi de celle du monde qui nous entoure. Un constat (chaque jour renouvelé !) qui en referme d’autres, mais dont on a préféré limiter la définition ; nous ne sommes pas un groupe militant. Juste quatre mecs faussement bizarres !

Parlez-nous du titre Lobster Beaujolais et de son clip...
Thomas : C’est l’histoire d’un homard qui tente de s’enfuir de la cuisine d’un grand restaurant. Après moult péripéties, arrivé au bord de la mer, il fait demi-tour parce que la température de l’eau est trop froide. Il finit par se faire attraper et termine dans l’assiette. Les interprétations de ce clip peuvent être nombreuses ! Manu y tient le rôle du homard ; sa performance vaut le détour.

Que souhaitez-vous apporter au public avec l'album Ouh La La ?
Thomas : Quelque chose de différent. Musicalement, on nage en eaux progressives, mais pas trop, mais par contre, du point de vue esthétique, on est plus proches d’artistes comme Frank Zappa. Une musique sérieuse, mais qui rit d’elle-même. Certaines personnes, en découvrant notre pochette d’album, ont été tentées de faire le rapprochement avec Ultra Vomit ; c’est tentant, mais l’écoute montre qu’il s’agit d’autre chose. Cette approche n’a pas encore été trop explorée dans le metal, à part, justement, par des groupes comme Devin Townsend ou encore, Red Fang. On s’inscrit davantage dans cette tradition !

Quels ont été vos choix sur la pochette de l'album ?
Thomas : On voulait être sur la pochette pour immortaliser notre jeunesse. Itchi, le chien de Manu, s’y est invité : il a senti qu’il manquait quelque chose. Il a carrément transcendé la photo ; on l’a remercié en lui lançant une balle dans le jardin et il était très content. Pareil pour le photographe, mais il n’a pas trop apprécié, ce que je peux comprendre avec un peu de recul.

Que représente la scène pour vous et des concerts sont-ils programmés ?
Thomas : La scène, c’est l’aboutissement de tout le travail accompli. La composition, les répétitions, l’enregistrement, les démarches pour trouver un label, un tourneur, etc. On a plusieurs beaux concerts sous le coude, mais pour l’instant un seul qu’on puisse annoncer : le 23 avril à la Carène, à Brest, avec Loudblast, Phil Campbell and the Bastards Sons et Blown. On y fêtera la sortie de l’album, qui est prévue le 1er avril ; une date évidemment tout à fait fortuite.

Que souhaitez-vous dire pour conclure ?
Thomas : Nous sommes très fiers de cet album et pensons qu’il peut plaire à pas mal de monde ! On espère que vous lui donnerez sa chance et qu’on aura l’occasion de passer par chez vous pour vous montrer ce que ça donne avec un peu plus de volume et une scénographie digne de la Comédie française.

Merci à Tranzat d'avoir répondu à notre interview !

Tranzat - Lobster Beaujolais [Official Music Video]

Musique interview

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