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Toxi Faktory dévoile l'album The Tower Below

Découvrez le 2ème album, The Tower Below de Toxi Faktory en entrant dans la "tour d'en dessous".

Toxi Faktory - The Tower Below

Pouvez-vous nous faire un résumé de l'histoire de l'album The Tower Below ?
Pour comprendre cet album, il faut redire deux mots de notre univers. Très inspirés par la littérature de science-fiction dystopique, nous avons créé une sorte de conte malsain post-apocalyptique. Nous imaginons le monde après Le Grand Cataclysme, la troisième guerre mondiale, que nous situons en 2025.
Notre 1er album, Massive Lies, plantait le décor de la situation quelques décennies plus tard, en 2130. Avec Massive Lies, on présentait certaines scènes de ce monde, comme des flashs. Notre nouvel album, The Tower Below, est une descente dans les profondeurs de la Toxi Faktory, le laboratoire qui assure la cohérence méthodique du système. The Tower Below, la tour d’en dessous, est une sorte d’immense bibliothèque qui contient toutes les informations du système. On met en scène un pouvoir qui agit dans la dissimulation ; dans ce nouvel opus, on retrouve donc beaucoup l’idée de chercher la vérité, de creuser, comme dans le titre Diggin’ Through qui ouvre l’album.

Souhaitez-vous nous en dire un peu plus sur les propriétaires de cette « tour d’en dessous » ?
Cinq personnages principaux tirent les ficelles : Père Conquête, le Dieu Machine, le Patriarche, le Grand Archiviste et le Roi Rouge. Ils sont représentés par nos personnages de scène. Chacun est le pilier d’un grand domaine sur lequel le contrôle s’exerce, et représente une facette différente du système. Ce qui est intéressant, c’est qu’au fur et à mesure que l’on entre dans l’histoire, on se rend compte qu’ils finissent par être eux-mêmes victimes de ce système, esclaves de leur propre folie. Le fait de faire vivre cet univers sur scène en incarnant nos personnages est quelque chose d’important pour nous, qui fait d’un live de Toxi Faktory un peu plus qu’un simple concert. D’ailleurs, pour ce nouvel album, nous avons retravaillé cette dimension en faisant évoluer nos costumes de scène, et en travaillant également sur les maquillages et les jeux de lumière avec la talentueuse équipe du crew L4AZ.

Au final, comment s'est passée la préparation de cet album ?
Ce fut un long processus. Nous sommes entrés dans sa composition dès 2016. Cela a pris du temps, car après notre 1er album nous avons voulu faire évoluer notre son, notamment se permettre des évolutions vers le prog, avec des morceaux plus longs, plus complexes. Cette période fut également celle de l’apprivoisement mutuel avec L4AZ, qui a produit l’album. Ils ont pris le temps de nous connaître, de rentrer pleinement dans notre univers complexe, de comprendre nos attentes. Plus particulièrement, un gros travail a été fait par Maxime Fieux, notre ingénieur du son qui a mixé et masterisé l’album. Nous sommes vraiment heureux du résultat, et reconnaissants de sa patience !!

De nombreuses personnes vous ont accompagné pour The Tower Below, êtes-vous satisfaits de ces échanges et ont-ils réussi à vous aider ?
En effet, on a été très entouré pour cet album. C’est super, et c’est aussi pour ça qu’on fait de la musique ; tu viens à la base pour porter ton projet, mais tu te rends compte en chemin que c’est surtout l’occasion de faire de super rencontres humaines. Pas mal de gens qui bossaient pour nous sont devenus des amis, L4AZ en tête. On découvre aussi de nouvelles façons de travailler. On a par exemple eu la chance d’aller enregistrer des parties voix au très réputé Baco Studio, découvrir ce genre de conditions est hyper motivant pour un groupe indé. On en parlait lors de notre précédente interview, on s’est aussi entouré de tout un écosystème local pour les différentes dimensions de cette sortie : le Rec’n’Roll Studio, Mo is Red, Les Focus d’Emilie... On ne les citera pas tou·tes ici, mais tout le monde est en bonne place dans le livret ... Et dans nos cœurs !

On retrouve des morceaux d'une durée plutôt longue (tout du moins dans la "durée commerciale") ; c'était nécessaire pour raconter l'histoire de l'album ?
Ce n’est pas forcément par le texte qu’est venue l’envie d’aller vers des morceaux plus longs. Comme on le disait, on est quelques uns du groupe à avoir des influences assez prog, qui ont commencé à infuser au fil des années. C’est un style exigeant, qui nécessite d’être à l’aise, d’avoir des bases solides antérieures.
Maintenant qu’on se connaît bien, on fait des choses aujourd’hui qu’on se permettait moins avant : sur cet album, tu vas par exemple retrouver plusieurs solos de guitare, des longs passages instrumentaux... Mais cela sert aussi le propos, bien entendu. Cela nous permet d’aller explorer différentes façons de faire passer le texte, au-delà du chant. Par exemple, dans le titre New World [Dis]Order, nous avons travaillé sur un discours, avec un effet radio sur la voix, rappelant les grands-messes des dictateurs du XXème siècle...
On est assez content de ce que ça donne !

On évoquait il y a quelques mois que vous imaginiez une 3ème guerre mondiale à l'horizon 2025, et le côté visionnaire d'Orwell dans son roman 1984. Comment voyez-vous l'évolution sociale, et pensez-vous que comme pour Orwell certains éléments de votre album sont susceptibles de voir le jour prochainement ?
On ne peut malheureusement que constater qu’une grande partie de ce qu’Orwell dénonçait, ainsi que ce que l’on pointe dans notre univers, est déjà en place. La novlangue politique, les gens bourrés de médocs pour tenir, la répression de toutes les luttes... Le terreau est déjà présent. C’est d’ailleurs devenu une blague cynique dans le milieu de la SF dystopique. Un T-shirt, très vendu dernièrement, avait pour slogan « 1984 n’était pas censé être un manuel d’instruction... ». Si on développe une dystopie, c’est pour aller à l’opposé de tout ça. On met en évidence ces pièges avec la distance de la fiction, pour provoquer des prises de conscience sans l’inconvénient du « groupe engagé » d’être englués dans l’actualité politique présente.

Parlez-nous du titre Damnation...
Du point de vue du sens, il est dans la continuité de notre titre Godless, présent sur le précédent album. Il développe la thématique du processus d’aliénation des « Godless », les supers soldats du régime, que Feulaux (bassiste du groupe, ndlr) représente sur scène. Étant donné la thématique, on a voulu faire cohabiter musicalement plusieurs sentiments dans ce morceau, qui correspondent à ce que peut ressentir la population face aux forces armées d’un pouvoir fou. La peur, avec des effets électro et un synthé lancinant, une certaine grandiloquence aussi, avec un solo de guitare aux airs conquérants, et un grand déferlement de violence en guise de final, laissant entrevoir la haine et la force de frappe dont sont capables ces soldats.

Que souhaitez-vous apporter au public avec votre album ?
Ce qu’on souhaite déjà, encore et toujours, c’est de les faire entrer dans cet univers que nous avons mis des années à peaufiner, et qui fait de notre projet un peu plus qu’un groupe de musique. On souhaite également toucher un nouveau public, plus exigeant, dans le monde du metal, aux vues du saut qualitatif que nous avons tenté d’opérer depuis le précédent. Mais avant tout, ce dont on a le plus envie, c’est de le défendre sur scène, car incarner notre univers sur les planches, c’est sans aucun doute ce que l’on préfère !

L'album The Tower Below a pu voir le jour grâce au soutien de nombreux internautes, que souhaitez-vous leur dire au jour d'aujourd'hui, maintenant que l'album est sorti ?
On souhaite évidemment les remercier une fois encore, car cela va sans dire, quand on est un groupe indé qui veut enregistrer dans des conditions pro, le soutien des fans est essentiel ! Les contributeur·rices ont pu entendre l’album avant tout le monde, certain·es ont même pu poser quelques backing vocals sur l’album et figurer dans le prochain clip, une soirée spéciale de remerciements est également prévue...
Mais le plus important pour nous, c’est de leur offrir le plus beau des concerts, à l’occasion de notre Release Party le 1er février, qui sera un peu l’apogée de toute cette aventure !

Des clips sont-il prévus ? Comment les avez-vous imaginés ?
En effet, le visuel ayant une place prépondérante dans notre univers, on ne pouvait envisager cet album sans clips ! Nous sommes en train de tourner deux clips en même temps, New World Order et New World [Dis]Order, qui sont liées sur l’album. Nous continuons de travailler avec le réalisateur Oliver Henchley, qui avait réalisé notre 1er clip. Si nous avions voulu ce premier assez sobre, on peut vous dire que ce qu’on prépare n’est pas du tout du même registre ! On est parti sur un projet très ambitieux, très scénarisé.
On tourne dans de nombreux lieux, sur fond vert également, avec de pas mal de figurant·es. Oliver, qui est également celui qui a conçu notre show lumière, est quelqu’un qui est entré à fond dans notre univers.
Attendez-vous à un résultat assez fou !

Quelle place occupe les réseaux sociaux pour Toxi Faktory ?
Au delà de l’utilisation qu’en a chaque groupe pour sa promotion, les réseaux sociaux nous permettent d’expérimenter de nouvelles formes pour raconter notre histoire, et ainsi prolonger nos albums. Par exemple, autour de Massive Lies, nous avions publié une série avec chaque chanson, les paroles, un texte explicatif et une création graphique. Nous comptons aller vers le même genre de choses avec The Tower Below. Nous avons aussi un projet de tournage de web-série sur la base d’une nouvelle de Niko (chanteur et parolier du groupe, ndlr), une sorte de mise en récit de notre univers qui permettrait aux fans d’aller plus loin, de faire du lien entre les différentes pistes que nous développons dans chacune de nos chansons. La sortie du nouvel album a aussi été l’occasion de se moderniser un peu, grâce à Kass, la dernière arrivée dans l’équipe en charge des relations presse et de la comm’, qui a par exemple développé notre page Instagram, réseau sur lequel nous ne nous étions pas penchés avant.

Quels vont être vos prochains concerts et peut-on en savoir plus sur la scénographie pour le spectacle de ce nouvel opus ?
On a prévu plusieurs dates hors région pour défendre ce nouvel album (Toulouse, Fréjus, Nantes ...), mais le gros morceau qui arrive, c’est notre Release Party du 1er février. En effet, l’album est déjà dispo sur le net, mais sa sortie physique se fera ce jour là. C’est un moment extrêmement important pour nous, une sorte d’accomplissement que l’on a à cœur de partager, on espère vraiment que le public sera au rendez-vous ! On l’a conçu comme une fête, avec pas mal de surprises : des expos, du tatouage... Et deux super groupes talentueux pour nous accompagner : Albercave, qui nous a rejoint récemment dans l’écurie L4AZ, et Overstrange Mood qui se déplace de Poitiers pour l’occasion ! Pour ce qui est de la scénographie, comme on le disait tout à l’heure, on a fait évoluer nos personnages de scène au niveau costumes et maquillage, et on a également peaufiné notre jeu de lumière, créé des drapeaux... Pas de doute, il y en aura autant pour les yeux que pour les oreilles !

Que souhaitez-vous dire pour conclure ?
Lors de notre dernière interview, on disait qu’on était au sommet de notre motivation, et on est toujours dans cet état d’esprit. Cette sortie nous porte vraiment, et on espère s’appuyer sur une très belle Release Party pour lancer la tournée et défendre notre bébé aux quatre coins de France. Encore un grand merci à vous de donner la parole à des groupes de metal, style pas toujours valorisé à sa juste valeur dans les médias français !

Merci à Toxi Faktory d'avoir répondu à notre interview !
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A propos de Toxi Faktory

Quintet solide et motivé, Toxi Faktory joue un métal énergique, mêlant influences goth, électro ou punk. Abordant avec recul et de manière théâtrale le public, le groupe détonne par une musique éclectique et personnelle mêlant à son metal énervé la démence de l’électro-indus, le tout sur un fond d’atmosphère lugubre et captivant. L’univers de Toxi Faktory est une sorte de conte malsain post-apocalyptique, puisant notamment son inspiration dans la littérature de science-fiction dystopique.

Toxi Faktory - Neurodicaïne [OFFICIAL VIDEO]

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