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Thibault Eskalt : le clip de Paris peut bien tomber demain

Thibault Eskalt dévoile le clip de Paris peut bien tomber demain.

Thibault Eskalt - Paris peut bien tomber demain

Exilé dans le silence du désert Islandais. Thibault Eskalt dévoile peu à peu une musique mystérieuse.
Les mélodies volent, sensibles et puissantes, l’émotion en lame de fond. Il chante la mélancolie, celle qu’on trouve au pays des terres brulées par le froid. Sa voix fait écho à Christophe, Bon Iver ou London Grammar, résonnant dans l’immensité. Elle recouvre des plages de synthés et  s’élève parmi les guitares. La beauté puissante d’un chanteur qui incarne la solitude et qui rêve assez haut pour guider ceux qui restent à marée basse.

Thibault Eskalt poursuit son voyage à travers le temps. Après s'être perdu dans un futur lointain dans le clip "A la fin", à une époque désertique où l'Homme est une espèce éteinte, il est enfin de retour en 2020. Il chante dans "Paris peut bien tomber demain" sa mélancolie d'un temps qu'il sait déjà perdu, et crie sa déception face aux crises de notre temps dans une chanson pop climatique faisant écho à un Christophe intemporel porté par une instrumentation façon London Grammar.

Clip - Thibault Eskalt - Paris Peut Bien Tomber Demain - French Pop (2020)

« Le vent d’hiver souffle en avril, j’aime le silence immobile d’une rencontre » chantait Christophe dans "Les mots Bleus". J’ai vécu des heures blanches comme l’hiver en avril, le silence et la rencontre. Le clip de "Quelqu’un Qui M’entend" c’est l’histoire d’un artiste échoué qui se retrouve. Cet artiste, c’est moi.Après m’être tapi dans la brume comme un animal,  après avoir dormi dans des cratères pour m’abriter du vent, j’ai traversé un océan d’étoiles et fait raisonner ma voix dans le paradis blanc.

Je me rappelle une nuit en Autriche, seul dans ma voiture, j’y dors depuis quatre jours. Dehors tout est noir et froid, on devine les géantes silhouettes du Tyrol au loin. Les essuies glaces se battent avec la neige contre le pare-brise. Bon Iver chante dans les enceintes, la bande son parfaite pour un road trip.  Je suis fatigué, je n’ai que  l’horizon et mes rêves pour  compagnie. Je passe la nuit sur la banquettearrière, enroulé dans mon sac de couchage, j’allume le moteur toutes les heures pour faire tourner le chauffage. J’ai froid putain, et personne avec qui le partager. Je suis dans l’ailleurs.
Pas un signe de vie, juste du noir et du froid. À des années lumières, les veilleuses dansent derrière la lune qui hante le ciel. Comment me suis-je retrouvé là ? Est-ce que j’ai suivi mes rêves trop longtemps pour qu’ils me sèment en chemin ? Je gaspille mes nuits. Le matin s’éveille. Un no-man’s land de végétation s’étire devant moi et, à une centaine de mètres, un lac. Il est gelé, bleu et blanc avec des canards, des poules d’eau et des biches qui marchent sur l’eau. Je parle tout seul. Il fait froid, « Es ist kalt » en allemand.
Un an plus tard, me voilà aux pays des terres brulées par la neige. Sous équipé. Un vent polaire me lacère. Je vis sur la face cachée de la terre. Je sais qu’il ne m’arrivera rien, il y a autre chose qui m’anime. Je suis comme ces volcans qui dorment sous la neige. Je viens ici pour me réveiller. Une route éventre le paysage désertique d’Islande. Je suis au milieu d’un champ de lave. C’est surement là que les dieux ont dû cultiver le feu.

Je crie, je chante sur cette terre cabossée. Ma voix me revient chargée de froid. Au bout de la route il y a les glaciers. Quelquesnuits sous la tente, deux aurores boréales avortées et trois auto-stoppeurs plus tard : me voici dans le grand froid. Les heures sont blanches, la lumière bleue des banquises m’irradie. Le ciel en caressant l’eau, s’est fait surprendre par le froid et le voilà, le regard déformé par des cris, prisonnier des glaces. La terre tremble, j’ai les côtes qui vibrent, mon cœur ne sait pas s’il doit continuer de battre. Un morceau de glacier se détache, déchainant les enfers blancs, et s’en va dériver sur l’eau. Où va-t-il aimer ? J’ai derrière moi une vie d’errance, j’ai tâté la terre avant d’aller toucher les étoiles. La lumière bleue des banquises, le désert blanc et le froid sauvage ont marqués mon corps et mon âme. C’est en usant mes pieds sur les routes que j’ai fait murir ma musique. Elle est un voyage en solitaire. La bande son d’un road trip.
"Quelqu’un qui m’entend" est la première fenêtre que j’ouvre sur cet univers. Est-ce qu’il y a quelqu’un putain qui m’entend ?

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