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The Elements prépare son premier album

The Elements est un groupe de 5 jeunes étudiants (de 18 à 22 ans), créé en 2015 et basé dans la région grenobloise. Leur style musical se rapproche du rock anglais des années 60. Le groupe prépare son premier album.

The Elements

Echanges avec Matthieu

Qui se cache derrière The Elements et comment s'est formé le groupe ?
Le groupe se compose de Matthieu (chant/guitare rythmique), Marc (chant/guitare solo), Samuel (chant/saxophone alto), Paul (chant/basse), et Nathan (batterie/clown de service), et nous sommes 5 étudiants de la région grenobloise issues de diverses formations (arts du spectacle, géographie, classe prépa). Le noyau original du groupe s’est formé en 2013 avec Nathan, Marc et Matthieu, et en 2015, ils créent « The Road Runners », groupe de rock américain des années 50. Paul les rejoint en 2017, et enregistre avec eux un album en 2019. La formation devient par la suite « The Elements » avec l’arrivée de Samuel début 2020.

Vous êtes jeunes et on ne vous attend pas forcément à faire du rock anglais des années 60. Qu'est-ce qui vous a motivé dans ce choix ?
Lors de la création du projet « The Road Runners » en 2015, nous voulions un peu de changement par rapport au précédent groupe que nous avions (concerts assez locaux/reprises de rock années 70).
Comme je venais de découvrir les disques vinyles et par la même occasion Elvis Presley et les grands noms du rock’n roll grâce à mon grand-père, nous nous sommes dirigés sur ce créneau. On a vu que ça plaisait aux gens et que derrière ce style de musique, il y avait toute une communauté, on est donc restés dessus pendant 5 ans et on a joué notamment en Suisse et au festival Blue Monday à Attignat (l’un des plus grands d’Europe pour ce style de musique). Comme on commençait à un peu tourner en rond, et que dans le milieu de la musique, il faut savoir se renouveler et se faire plaisir, on a décidé de changer de décennie et de continent pour passer au rock anglais des années 60 !

Pouvez-vous nous présenter le premier album que vous préparez ?
Le disque que nous préparons devrait comporter 10 à 12 titres originaux (de notre composition). Nous pensons tout de même enregistrer en plus de ces compositions quelques reprises, car elles sont très souvent appréciées par les auditeurs, et permettent de nous faire connaître auprès d’un plus large public. Avec un enregistrement cet été, on devrait pouvoir le sortir à la rentrée 2021.

Comment composez-vous et quels sont les artistes qui vous inspirent ?
En règle générale, j’amène la mélodie, les paroles, les accords et les idées principales de la chanson. Chaque musicien va ensuite chercher des idées pour sa partie. Cela prend du temps, nous n’avons pas souvent d’inspiration, mais nous aimons beaucoup composer.
L’inspiration nous vient surtout des groupes anglais des années 60, comme les Hollies, Billy J. Kramer et les Dakotas, les Kinks, et bien sûr les Beatles. Le jazz et le reggae sont également des styles que nous apprécions, et nous n’hésitons pas à apporter une petite touche exotique dans nos chansons.

Les enregistrements studio n'auront lieu que l'été prochain, mais vous savez déjà ce que vous voulez à ce sujet... Que représente pour vous cette étape ?
De l’excitation ! On a déjà eu la chance d’enregistrer un album courant été 2019 avec le précédent projet « The Road Runners », et ce fut un moment formidable que nous souhaitons revivre le plus vite possible ! Le travail en studio change parfois selon les groupes : certains se cloîtrent pendant des mois afin de composer, d’enregistrer, de rechercher de nouveaux sons, et d’autres, comme nous, arrivent avec leurs chansons toutes prêtes et enregistrent en peu de temps. On choisit ce mode de fonctionnement car il est plus économique : le studio, ça coûte cher… Bien sûr, une chanson peut nécessiter plus de prises qu’une autre, surtout si nous ne sommes pas satisfaits du résultat, ou si nous voulons ajouter un chœur ou un instrument supplémentaire.
On a aussi hâte de revoir Gil et Myriam qui s’occupent du studio où nous enregistrons à nouveau !
Plus généralement, un enregistrement en studio pour un groupe, c’est très important car tout doit être parfait dans une seule prise, mais c’est aussi à la fois très différent d’un concert, car il n’y a pas le stress du live et l’environnement est différent.

Que souhaitez-vous transmettre et partager avec votre musique ?
En passant du rock américain des années 50 au rock anglais des années 60, le message est déjà différent : les sujets évoqués par les chansons changent légèrement, la musicalité évolue, et nous pensons que ce style de musique est plus accessible au tout public que le rock des années 50, et que le « vieux » rock a encore sa place dans les charts !
Même avec ce changement de style qui pourrait décevoir quelques personnes dans notre public, nous espérons pouvoir continuer à partager des moments avec eux en concert, et toucher plus de monde.

En quoi le financement participatif que vous réalisez va vous être utile ?
A cause du confinement, certains de nos concerts ont été annulés. Ces cachets manqués nous ont mis en retard dans notre projet d’enregistrement, nous avons donc décidé de nous tourner vers le financement participatif, afin de permettre à des personnes plus ou moins proches de nous de pré-commander un album à travers le site, ou bien de faire un don pour nous soutenir. A l’heure actuelle, l’objectif, qui était de 2 000 €, a été atteint. Ça a été un vrai soulagement d’atteindre le montant et surtout un réel plaisir de voir qu’autant de personnes nous soutiennent !

Pensez-vous sortir un clip pour l'un des titre de l'album et quel regard portez-vous sur l'univers visuel ?
La production d’un clip revient très souvent dans nos discussions. Cela est assez cher et long à mettre en œuvre (réflexion, tournage…), mais si nous obtenons assez de financement pour en réaliser un, nous le ferons sûrement !
L’univers visuel pour un groupe est un élément à ne pas négliger : il passe évidemment par la façon de s’habiller (costumes noirs pour nous), mais aussi par les photos que nous diffusons sur les réseaux sociaux et l’identité visuelle que nous donnerons à notre album. L’album des Road Runners était composé de photos prises durant un concert et durant notre enregistrement en studio. Le nouvel album devrait comporter des photos plus travaillées, avec un photographe, et la pochette sera réalisée par Luc Chevron, le frère de Marc, qui a également dessiné le logo du groupe.

Certains d'entre vous ont déjà pu sortir un vinyle par le passé, support qui serait tout à fait opportun pour cet album. Pensez-vous sortir ce 1er album sur ce format et que représente-il pour The Elements ?
Le vinyle est un format qui revient à la mode, nous sommes d’ailleurs plusieurs dans le groupe à en écouter. Effectivement, l’album « Meet The Road Runners » est sorti sous ce format. Néanmoins, la fabrique de vinyles est très chère (environ 1 000 € pour 100 vinyles), et la vente de ces derniers est compliquée. A l’heure actuelle, nous faisons le choix de ne pas sortir le prochain album en vinyle, mais peut être que cela changera.

Qu'appréciez-vous dans la scène et avez-vous un souvenir de concert à nous partager ?
Nous avons tant de souvenirs sur scène ! Les plus mémorables restent tout de même nos deux passages au festival Blue Monday à Attignat. Nous avons joué devant plus de 500 personnes à chaque fois, et nous avons toujours été bien accueilli par le public et par nos grands amis Jacky et Lyliane, les organisateurs de l’évènement, ainsi que par toute l’équipe !
Pour nous, la seule sensation de se trouver sur scène est juste excellente, et les trajets, les préparations d’avant-concert, les nuits d’hôtel, les repas sont également des moments riches en partage et en émotion entre nous et avec les personnes rencontrées.

Avez-vous ce rêve mythique d'aller jouer un jour outre-Manche ?
Bien sûr que oui ! L’ambiance est totalement différente chez nos voisins anglophones, car ils ont une plus grande culture de la sortie, notamment avec les pubs. Nous en discutons actuellement, et une petite tournée lors d’évènements locaux dans le nord de l’Angleterre pourrait voir le jour car nous avons quelques contacts là-bas.

Que souhaitez-vous dire pour terminer ?
Nous avons hâte de reprendre les concerts et de revoir du public en vrai, cela nous manque énormément ! En attendant, vous pouvez toujours écouter « The Road Runners » sur toutes les plateformes de streaming !

Merci à The Elements d'avoir répondu à notre interview !
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