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The Electrokit prépare son premier album

Musicien, ingénieur du son, créateur sonore et tête chercheuse, Franck Berthoux, alias The Electrokit, enchaîne les collaborations avec des artistes de la scène actuelle et contemporaine depuis près de 20 ans. Dans l'ombre de la régie ou sous la lumière des projecteurs, il prépare son premier album.

The Electrokit

Qui se cache derrière The Electrokit et quel est votre parcours artistique ?
Moi, Franck Berthoux.
J'ai un parcours un peu atypique.
Entre musicien autodidacte et ingénieur du son.
J'ai commencé comme guitariste, avant de m'intéresser au son, à la musique électronique, et aux technologies liées à la musique.
J'ai beaucoup travaillé en tant qu'ingénieur du son ou RIM (Réalisateur en Informatique Musicale) dans la musique contemporaine.
La rencontre avec Lucie Antunes a été déterminante.
Entre musique expérimentale et musique actuelle, elle m'a offert de l'accompagner sur scène pour son projet Sergeï (Crybaby/Infine) et a grandement contribué au fait que je me lance dans ce projet, tout seul.

Vous préparez actuellement votre premier album, peut-on en savoir plus sur son univers ?
C'est un album de musique électronique plutôt planant, atmosphérique.
Quelqu'un a un jour employé le terme de musique en apesanteur et ça me plaît assez.

Quel impact a eu le confinement sur la préparation de cet album ?
Un gros impact.
Tout d'abord parce que toutes mes autres activités se sont arrêtées, ce qui m'a laissé le temps de le finaliser.
Ensuite le confinement a créé un sentiment d'urgence. Un besoin de faire les choses maintenant, quitte à les faire seul dans son grenier à la campagne.

Quelles sont vos influences musicales ?
J'ai grandi avec la pop des années 80, la New Wave, Cold Wave, tout en m'intéressant au rock des années 70, de Jimi Hendrix à David Bowie.
Ensuite, dans les années 90, la découverte de Björk, The Orb, le courant trip hop avec Massive Attack, Portishead, a constitué un tournant, c'est à cette époque qu'est venue l'envie de faire de la musique électronique.
Aujourd'hui, je suis fasciné par des musiciens comme Nils Frahm, ou Olafur Arnalds, des musiciens ayant un vrai bagage musical qui leur permet d'emmener la musique électronique beaucoup plus loin.

Quel matériel utilisez-vous pour composer ?
Aujourd'hui, j'utilise essentiellement des synthétiseurs analogiques.
Le coeur de mon setup est un synthétiseur modulaire, Roland System100M, fabriqué au début des années 80.
C'est une machine incroyable.
Il y a également le Roland Juno60, avec ses sonorités si uniques, et quelques autres synthés.
Le tout est relié à Ableton Live pour séquencer les synthés.

Parlez nous du titre Pleasure Dome et son clip...
Pleasure Dome est le morceau sorti en avant première, le 15 mai.
Son titre est une référence à un album d'un groupe des années 80 que seuls les plus anciens reconnaitront... ;-)
C'est un morceau assez mélancolique, avec une deuxième partie qui se libère de cette mélancolie.
Cela évoque le regard qu'on peut avoir sur sa propre vie au fil du temps.
Cette nostalgie qui nous envahit parfois, et dont on essaye de se servir pour réaliser ses rêves.
Le clip a été réalisé pendant le confinement par un ami d'enfance, Laurent Pandin, de Judolo Production, à Lyon.

Que souhaitez-vous transmettre avec votre musique ?
Bonne question... :-)
Je crois que j'essaye de transmettre l'amour de ces sonorités, et textures électroniques.
Pour moi la musique électro n'est pas qu'une musique de dancefloor, et c'est ce que j'essaye de proposer avec cet album.

Souhaitez-vous nous parler des enregistrements de cet opus ?
En musique électronique, l'écriture et l'enregistrement sont étroitement liés.
Les 7 titres du disques ont été écrits au fil du temps ces 2 dernières années, entre mon studio à Montreuil, et mon grenier à la campagne.
Ils ont été finalisés entièrement à la campagne, pendant le confinement, et ont été mixés par Martin Antiphon, du studio Music Unit, à Montreuil.
Le mixage ayant été réalisé pendant le confinement, il s'est fait à distance, ce qui a permis à Martin de ne pas m'avoir sur le dos pendant qu'il mixait, et donc de faire de vrais choix artistiques dans son mix.

Pourquoi réalisez-vous un financement participatif ?
Au départ, je pensais réaliser des maquettes et m'en servir pour démarcher des labels.
Avec le confinement et le sentiment d'urgence qu'il a créé, j'ai décidé de ne pas attendre, et de sortir cet album en auto-production.
Donc le financement participatif permet de réduire le coût de production, de presser des disques, et de payer les gens qui ont travaillé sur le projet.

Peut-on en savoir plus sur l'artwork de l'album ?
Merci pour cette question.
C'est une belle histoire je trouve.
C'est ma mère qui a réalisé le dessin de la pochette.
Elle dessine depuis de nombreuses années et a un vrai talent.
Pendant le confinement, pour s'occuper, elle a utilisé une nouvelle technique pour créer une série de sept dessins.
J'étais en train de réfléchir à la pochette du disque lorsqu'elle m'a envoyé des photos de ses dessins.
Ça m'a tout de suite semblé évident.
J'aime beaucoup le fait que chacun y voit quelque chose de différent.
Ce dessin laisse beaucoup de place à l'imagination de celui ou celle qui le regarde.

Des vinyles sont prévus. Qu'appréciez-vous dans ce support et pourquoi le proposez-vous ?
Tout d'abord, je suis très attaché au support physique concernant les disques.
Je trouve très dommage qu'aujourd'hui, les gens n'écoutent plus trop d'albums dans leur continuité, mais plutôt des playlists en streaming.
Un album, c'est un voyage, un cheminement au fil des titres, et j'adore ces moments où on peut écouter un album tout en feuilletant son livret ou en regardant sa pochette.
Ensuite, le vinyle, pour sa qualité audio, et la beauté de l'objet, m'a semblé le meilleur support.

Aurez-vous l'occasion de partir à la rencontre du public pour quelques set ?
Oui, malgré la situation actuelle, j'ai la chance d'avoir deux concerts maintenus cet été :

  • le 23 juillet, au Muséoparc d'Alésia en Bourgogne, dans le cadre du festival Image Sonore
  • le 25 juillet, au Chateau du Rozier à Feurs (42) dans le parc du château

 

Une indiscrétion à nous donner sur votre premier album ?
Envoyer des sessions à mixer, ou des vidéos pour le clip, sans connexion internet (c'est beau la campagne...), juste avec le partage de connexion demande beaucoup de patience. :-)

Que souhaitez-vous dire pour conclure ?
Que c'est une sacrée aventure de sortir un disque en auto-prod.
Ma compagne gère la communication et les réseaux sociaux.
Mes enfants connaissent tous les morceaux par coeur à force de les entendre.
Mes amis proches sont mes oreilles extérieures.
Même des gens que je n’ai pas vus depuis longtemps me soutiennent à travers le financement participatif et c'est très touchant.

Merci à The Electrokit d'avoir répondu à notre interview !
Retrouvez le également sur Facebook.

Pleasure Dome - The Electrokit

A propos

Avec The EK, son premier projet solo, il laisse tomber le masque, vous prend par la main pour un voyage au cœur de l'intime. Au cœur de son univers, de sa musique. Textures, synthèse analogique et modulaire, guitares et voix sont au programme d'un set atmosphérique qui ne laissera personne indemne. Etes-vous prêts pour le décollage ?

The Electrokit est né fin 2018 avec ses premiers concerts et un album est en préparation. Franck Berthoux accompagne également sur scène Lucie Antunes depuis janvier 2019.

Une guitare, un set de claviers-machines et une grosse envie d'écrire des morceaux.
Tout seul, pour l'instant mais jamais complètement. Une électro smooth mais pas toujours.
The Electrok[i]t est en gestation. En perpétuelle évolution.

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