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The Cold Kid présente son 1er EP

Découvrez l'univers original de la chanteuse The Cold Kid, à travers son premier EP soutenu par les internautes. Sa sortie est prévue pour octobre 2018.

The cold kid

D'où vient l'idée de votre nom d'artiste : The Cold Kid ?
Je sais que c’est un nom qui étonne pas mal et interroge beaucoup, étant donné que je chante et écris en français. J’ai choisi ce nom il y a presque 2 ans. À ce moment-là, je suis partie étudier aux États-Unis et une amie de là-bas m’a dit qu’elle n’osait pas me parler au départ car j’avais l’air d’être un « cool kid », autrement dit un caïd de l’école. Ça m’a fait rire qu’on puisse avoir cette impression de moi, car je suis quelqu’un de calme et tendre, au contraire. J’ai aimé ce paradoxe et l’idée d’être artistiquement à la fois moi-même, et à la fois un personnage plus assumé, plus fort que moi. La déformation en « cold » est juste partie d’une blague d’une amie, qui un jour de grand froid m’a dit « c’est plus The Cool Kid, c’est The Cold Kid ».
Les gens se questionnent parfois, mais avoir un nom de scène en anglais ne me dérange pas, au contraire : j’ai un fort lien émotionnel, affectif et culturel avec la sphère anglo-saxonne, les États-Unis et l’Angleterre, tant dans mes influences que dans ma vie personnelle.

Vous préparez actuellement votre 1er EP, que retrouvera-on dessus ?
Ce sera un EP de 5 titres qui sortira, si tout va bien, courant octobre, en streaming (Spotify, Deezer), et peut-être en physique si mon financement atteint 2.500€. Il a été réalisé entièrement en auto-production, enregistré chez moi en home studio, et je vais pouvoir le mixer sous peu en studio professionnel grâce au financement participatif que j’ai lancé (et qui se termine le 9 septembre). 5 chansons dans lesquelles je me dévoile énormément, brut et sans filtre, si bien que ça m’a pris du temps de les assumer, de les faire écouter, de les jouer en concert. Même si parfois, je raconte des histoires extérieures sur des thèmes qui me touchent, ou alors je prends des muses, souvent c’est de l’introspection, et je parle à la première personne. J’explore mes sentiments et j’essaie de les exprimer de la manière la plus juste possible.

On vous dit souvent que vous avez un univers artistique bien à vous. Comment le décririez-vous ?
Ce qui fait la force de mon univers, je pense que c’est son hétérogénéité et son éclectisme. J’écoute énormément de styles et d’artistes différents. Mes influences font un grand écart d’Elvis Presley à Angèle en passant par Amy Winehouse et Christine & The Queens… Mon univers c’est un mélange de tout ça. Par l’importance donnée au texte, aux punchlines, sens cachés, jeux de mots, figure de style, je me rapproche du rap (parfois même, je déclame le texte au lieu de chanter). Je suis admiration devant la plume de Bigflo et Oli, Eddy de Pretto ou Lomepal que j’ai découvert récemment. J’écoute aussi pas mal de chanson française actuelle, et ça se ressent dans ma manière de chanter et mon orchestration, plus du côté Hoshi, Tim Dup, L.E.J (Ozarm, leur parolier, est un génie et j’ai même eu l’occasion de travailler mon écriture avec lui). Évidemment, j’écoute des artistes internationaux style LP, Lady Gaga. Et à côté de ça, j’adore les trucs un peu de niche, underground, type expérimental, un peu perchés ou planants, avec des sons plutôt électro ou 80s. Thomas Azier, Tamino, Adam Naas, Keep Dancing Inc, Clara Luciani, Fishbach.
Sans le vouloir, quand je créé des chansons, je prends quelques éléments de tout ça, ça passe dans un shaker et ça donne des chansons parfois rappées, parfois chantées, avec des synthés 80s, un beat hip hop… Un joyeux mélange.

Quelle importance accordez-vous à l'écriture de vos textes ?
Pour moi, la musique est au service de l’écriture et non l’inverse. Je fais de la musique pour pouvoir dire ce que j’ai à dire. Je veux aussi pouvoir toucher les gens, qu’ils se reconnaissent dans ce que je raconte et que ça les mène eux-mêmes à une introspection. Je pense que mes textes, c’est ce qui marque le plus les gens. À la fin des concerts, on vient souvent me voir pour me dire à quel point tel ou tel texte était émouvant/touchant, chaque texte résonnant différemment pour chacun.
Écrire c’est à la fois salvateur, thérapeutique, cathartique, dans un premier temps. J’écris souvent dans des moments de détresse. Ensuite, mettre en forme mes premières idées, trouver les mots qui sonnent bien, les rimes… C’est plus un jeu, ça m’éclate. J’aime qu’il faille réécouter plusieurs fois une de mes chansons pour avoir toute la subtilité des paroles. Par exemple, dans une chanson de l’EP : « d’entrechat en entrechat, elle s’enfuira de ce trou à rat, elle sourit ». Vous l’avez ?
Parfois je suis dans le métro et d’un coup j’ai une punchline qui me vient, alors je la note sur mon téléphone. J’ai plein de petits morceaux de textes qui ne demandent qu’à être assemblés, et ça tombe bien parce que l’EP n’est pas une fin en soi…

Parlez nous du titre Funambule
C’est peut-être le titre le plus personnel et dur de tout cet EP dans le sens où, dans l’histoire, je n’arrive pas à voir d’issue possible. C’est une histoire fataliste de désespoir face à l’amour, et face à tout le reste, avec la ville de Paris comme théâtre. Paris dans tout son paradoxe, sombre, violente, lumineuse et paisible. J’ai écrit cette chanson entre mes 13 et mes 21 ans à peu près. J’ai commencé à écrire très jeune, et certaines parties de Funambule - comme l’introduction - ont été écrites il y a presque 10 ans. Des petits bribes de poèmes que j’avais gardés en poche depuis mon adolescence en espérant un jour en faire quelque chose… Des petits bribes que j’ai ressortis des années plus tard, à un moment où l’amour m’avait quittée et laissée dans une mélancolie qu’on connaît tous. Dans cet état d’esprit, je marchais sur les bords de Seine de nuit, et le refrain, les métaphores me sont apparus. Alors, entre 3 et 5 heures du matin, je me suis assise à un café vers Notre-Dame, et après avoir commandé un thé j’ai écrit sans ménagement pour éventrer la douleur, j’ai écrit le texte qui, avec ces anciens fragments incorporés allait devenir Funambule.

En quoi votre récent voyage à Londres vous a inspiré ?
La première fois que j’ai été à Londres en voyage scolaire à 15 ans a été un grand moment pour moi. Je viens d’une famille très modeste, où mère célibataire rime avec banque alimentaire, et tout ce qui peut aller avec. J’ai pu réaliser le rêve d’y partir grâce à une aide de dernière minute. On a visité le quartier de Camden connu pour son émulation musicale, pour être haut-lieu du punk et de plein de subcultures et je m’y suis sentie directement très fortement attachée émotionnellement. J’y trouvais un refuge, moi qui ai toujours été relativement en dehors de la norme. Depuis, cette affection ne m’a jamais quittée. Chaque fois que j’y reviens, j’ai le même frisson. C’est un endroit qui m’inspire des histoires tellement il en est chargé. Amy Winehouse - que je serais tentée de qualifier de mon artiste préférée - y habitait et y avait ses habitudes. Lors de mon dernier voyage, j’ai pu y voir sa statue et me rendre dans le pub qu’elle fréquentait. Au mur, des photos et des setlists dédicacées, qu’elle a léguées au bar. J’en avais les larmes aux yeux. À 15 ans après ma première visite, j’avais écrit sur le quartier une de mes toutes premières chansons, où je dis « I’m probably gonna die there, like Amy ». La vidéo est collector maintenant !

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Vous réalisez actuellement un financement participatif pour réaliser cet EP. S'il y a un argument à donner pour convaincre de vous aider, quel serait-il ?
Bien sûr, il y a les arguments pragmatiques : je suis étudiante indépendante, loin d’avoir des parents qui aident derrière, alors j’ai besoin de financement pour sortir mon EP autoproduit comme une grande. Mais je crois que je ne peux pas CONVAINCRE les personnes de m’aider. Les 54 personnes qui m’ont pour le moment donné 2.048€ et permis d’atteindre 137% de mon objectif l’ont fait car elles ont cru en un projet qui touche leur affect. Qu’elles ont considéré que mes chansons leur apportaient une émotion, quelque chose, de manière si importante qu’elles ont trouvé normal de m’aider. Alors je m’en remets aux gens qui nous lisent : si vous pensez qu’avec le travail que j’ai fourni, je mérite de continuer mes chansons qui s’efforcent de toucher votre coeur, alors votre aide sera accueillie avec plaisir pour faire grandir mon projet. 

Vous pouvez soutenir l'EP de The Cold Kid sur KissKissBankBank.

Quelle a été votre plus grande difficulté en tant qu'autodidacte, sachant que vous avez travaillé sur cet EP depuis chez vous et que vous faites également des études ?
J’ai pris une année sabbatique pour travailler sur ce projet, pendant laquelle je ne faisais que ça (et un job alimentaire histoire de subsister jusqu’à la saison nouvelle). C’était un risque quand même, de faire le pari de produire un EP en 1 an, en partant de rien. Dans ma valise, j’avais ma voix, mes textes, mes instruments, et des petites expériences de scènes. Je voulais passer de « chanteuse de chambre » à « vraie artiste ». Je pense que le plus dur a été le démarrage, se lancer, avec le travail à côté qui me fatiguait. Je n’avais aucun contact, personne pour m’épauler, c’était un boulot de titan, le démarchage, les mails, la comm, et j’ai tout fait seule… Au final, j’ai passé plusieurs mois à plus m’occuper de tâches « logistiques » que faire de la musique. Mais finalement, ça m’a permis de mûrir artistiquement et de réfléchir à ce que je voulais vraiment. J’ai obtenu mes premiers concerts, avec toujours plus de monde, j’ai participé à des scènes ouvertes, c’est comme ça que j’ai été repérée par le studio qui va finaliser mon EP. Et la machine est lancée…

Vous travaillez également avec Kishan et Mathilde, que vous avez rencontré lors d'un concert. Quel regard portez-vous sur cette rencontre et ces moments d'échanges lors de concerts ?
Ce qui est marrant, c’est que je les ai rencontrés tous les deux par rapport à la musique, mais sans prévoir qu’on finirait par faire de la musique ensemble. Ça veut dire qu’il y a une relation d’amitié avant une relation de musicien à musicien. Kishan était mon camarade au conservatoire et il a joué en partie avec moi lors de mon premier « vrai » concert en tant que The Cold Kid au Royal Onze en février dernier. J’ai rencontré Mathilde au détour d’un concert de Thomas Azier où on allait toutes seules chacune de notre côté. Un jour à la fin d’un concert que j’ai fait dans un bar, elle est venue me voir et m’a dit « faut vraiment qu’on joue ensemble ! », et je lui ai répondu « c’est prévu ! ». Et voilà. On a fait pas mal de concert depuis, et on est même partis en mini-tournée dans le coin de Dijon. On a commencé avec majoritairement des reprises, et maintenant le but est de lancer pleinement le projet à 3.
Je trouve ça génial de pouvoir mettre une relation forte au service de la musique. J’avais déjà eu des expériences de musique en groupe par le passé, mais jamais le courant n’était passé au-delà. Avec mes deux acolytes, on est très liés, soudés. On est très différents mais en même temps complémentaires. Même au niveau musical, j’écoute beaucoup de trucs actuels, plutôt pop ou rap, quand eux préfèrent la musique d’avant, le rock et ses dérivés (Nirvana, AC/DC, Muse…). Ils sont tous les deux terriblement talentueux, Mathilde a étudié le piano des années et Kishan la guitare, en plus d’être batteur, bassiste, et ingé son (et ami !). Humainement, je suis un peu la daronne du trio, plutôt calme et observatrice. Mathilde et Kishan se chamaillent comme des gamins et je trouve ça marrant. Plus sérieusement, je suis vraiment heureuse de pouvoir partager un morceau de ma vie avec eux. Quand on est partis en tournée, la vie à 3 était fun et douce et je me sentais à ma place. Je pense qu’ils me donnent encore plus de force pour continuer à porter mon projet, parfois un peu lourd pour mes petites épaules, car ils croient assez en moi pour donner de leur temps, de leur énergie et de leur talent avec moi, et je trouve ça incroyable. Je suis quelqu’un de plutôt timide et anxieux à la base, et partager la scène avec eux me rassure, me donne le sentiment d’être plus forte. Et à la fin de chaque concert, les serrer dans mes bras et voir la fierté dans leurs yeux - que j’ai trop peu vue dans le passé - ça me touche toujours autant.

the cold kid on tour: un voyage, un fight de coussin et un écran pété

Aurez-vous l'occasion de donner des concerts prochainement ?
Les concerts se prévoient progressivement. Pour le moment, le prochain est le 12 octobre à la Place Rouge (Kremlin-Bicêtre), et on joue le 6 décembre dans une vraie salle, l’Âge d’Or (Paris 13). On est bientôt pris sur d’autres dates qui sont en discussion, des co-plateaux aussi… Toutes les infos sont sur ma page Facebook et BandsInTown.

Il parait qu'un clip est déjà en projet pour octobre. Est-il possible d'en savoir un peu plus à ce sujet : comment l'imaginez-vous, quel sera le titre concerné... ?
J’ai la chance d’être entourée d’amis qui forment une équipe de choc et sont volontaires pour mettre mon projet en image. Prune B. est ma photographe et réalise tous mes graphismes (affiches de concerts, visuels/pochettes comme celle de Funambule). On a prévu de faire un clip ensemble. Mais dans le futur proche, je travaille actuellement sur deux clips avec deux réalisatrices de talent… Résultat dans les prochains mois !

Peut-on en savoir plus sur l'une de vos autre activité artistique : la littérature ?
C’est plus un projet à long terme qu’une activité. Avec l’importance qu’a l’écriture pour moi, je me sens vite à l’étroit dans un format chanson, alors j’aimerais effectivement pouvoir à terme me lancer dans un format plus long, plus littéraire. Et puis je crois que musique et littérature sont intrinsèquement liées. D'ailleurs, une mes chansons figure dans le livre de Tony Perraut, Le Cri des papillons, sous forme d'un QR code à scanner avec un smartphone.
J’ai plein d’expériences et d’histoires à raconter et j’ai besoin d’espace pour le faire… Pourquoi pas dans quelques années ?

Que souhaitez-vous dire pour terminer ?
Ce serait cool que tous les lecteurs viennent me suivre sur Facebook. Parfois même je poste des vidéos où je danse et rien que pour ça ça vaut le coup :’) Et je les invite aussi à aller voir la page de mon financement pour en savoir plus. J’espère que Divertir suivra mon évolution et parlera de mon EP quand il sortira !
Le truc marrant c’est que dans une de mes chansons je dis « j’voudrais vous confier qu’des fois seule dans ma douche j’ai l’air louche, j’me vois parler d’ma musique à un public médusé, parler de mes influences, d’mes peurs et d’mon succès, j’réponds à des questions d’une fausse interview… »… Bah là c’était une vraie donc j’ai bien fait de me préparer dans ma douche du coup :D

Merci à The Cold Kid d'avoir répondu à notre interview !

the cold kid - funambule

Musique interview

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