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That Simple présente l'album Bad Monkey

Maxime Lopes Par Le lundi, 31 janvier 2022 à 11:45 0

Dans Culturel

Le groupe That Simple présente son Bad Monkey, un album rock.

That Simple - Bad Monkey

Interview

Qui se cache derrière That Simple et pourquoi avoir choisi ce nom ?
Thierry (basse/choeurs) : Déjà on ne se cache pas !
Camille (Sax baryton/choeurs) : On aime bien les choses efficaces et simples.
Marcan (Guitare/chant) : Attention simple, ça ne veut pas dire trivial, mais l'idée d'une musique efficace, énergique et simple , nous plait bien.
Camille : c'est un peu à notre image, on est tous carrés, simples, faciles. On ne se prend pas la tête.

En quoi la disparition des jeans pattes d’eph et le mouvement punk vous influencent-ils ?
Marcan : Alors à 12-13 ans dans mes souvenirs, tous les artistes rock du début des 70's portaient des jeans pattes d'eph, et moi aussi. Je me rappelle de vacances en Italie, qui étaient toujours en avance sur la mode, du moins sur la mode populaire ; tous les jeunes portaient des jeans serrés aux chevilles. J'avais trouvé ça ringard et moche. Un ou deux ans plus tard, ça arrivait en France, en même temps que les Ramones, les Pistols et les Clash. C'était un changement d'époque.

Pouvez-vous nous présenter votre album Bad Monkey et son univers ?
Thierry : Bad monkey, c'est une collection de rock songs. Le trio rock classique plus les 2 sax qui donnent la couleur, un peu décalée.

Comment l'avez-vous composé et dans quelles conditions ?
Marcan : Au début du groupe j'ai composé et arrangé tous les morceaux. Puis avec l'arrivée de Thierry, on s'est mis à travailler ensemble. Sur Bad Monkey, Thierry a refait les arrangmeents de cuivres et de choeurs.
Pour le prochain album, ce sera un travail plus collaboratif. Et je trouve cela très bien, plus riche.

Quels ont été vos choix sur le plan instrumental ?
Thierry : une trio évident, bien énergique basse/batterie/guitare-chant. + les 2 sax, baryton et tenor pour apporter de la couleur et du peps, tout en restant assez sombres.

Comment se sont passés les enregistrements en studio ?
Marcan : on voulait une prise live, sans clic, en une prise, peu de micros, un son années 70's, brut, pas du tout dans les canons actuels. Au final la batterie a été enregistrée comme cela.
Puis chez Thierry au studio Musicolline, on a refait guitares et basse, pour avoir le son des amplis, chose pas possible en même temps que la batterie. Ca a été très vite. Après on a peaufiné choeurs et cuivres.
Thierry : on s'est jamais pris la tête, tout coulait de source, simple.

Parlez nous du titre Bad Monkey...
Marcan : l'idée du morceau, qui peut s'appliquer à tout le disque, c'est le mauvais singe, celui qui ne fait pas comme on lui dit de faire, qui marche pas dans les clous, qui sort des sentiers battus  et donc qui est souvent ostracisé par les autres. C'est un peu ce que je revendique, l'autorisation à être différents. Même si c'est pas la voie la plus facile.

Que souhaitez-vous apporter au public avec l'album Bad Monkey ?
Marcan : déjà l'énergie : les morceaux sont rapides, courts, c'est un peu l'héritage du punk.
Thierry : ce qu'on veut apporter au public, c'est déjà notre prestation scénique dans l'album. Spontanéité, pas de chichis, pas foule d'overdubs. Souvent la première prise était la bonne, rarement plus de 2 prises.
On voulait un album qui sonne live, naturel.
Marcan : Plus de 2 prises,  c'est de la répétition, on perd le premier jet, la spontanéité.

Quels ont été vos choix pour l'artwork de l'album ?
Marcan : j'ai un copain peintre, j'avais imaginé le singe, une banane à la main, clin d'oeil au velvet undergound. Il a ajouté un fond jaune, on a trouvé que ça claquait bien.
La police des titres s'appelle Velvet aussi.

Une anecdote ou une indiscrétion à nous raconter ?
Laurent (batterie) : Ce n'est pas Jean Baptises Mondino qui a réalisé notre clip...

Des concerts sont-ils prévus et que représente la scène pour vous ?
Anthony (sax tenor) : la scène c'est l'essentiel.
Camille : C'est là où on se livre, ou on est nous mêmes.
Marcan : Des concerts cet été, dans la région pour le moment.

Que souhaitez-vous dire pour conclure ?
Anthony : C'est simple.
Marcan : On se dit que malgré le contexte actuel, on aimerait que le disque nous apporte de la crédibilité pour convaincre des salles extra bourguigonnes de nous faire jouer.

Merci à That Simple d'avoir répondu à notre interview !

A noter

Nous avons grandis bercés par le son des seventies, au début avec les albums de Bowie, Iggy Pop et les Stooges, T-Rex, Roxy music, puis Lou Reed et le velvet, les Flamin’ groovies et les Pretty things.
Vers 1977-78, avec le retard sur la mode propre aux villes de province, horrifiés de voir les jeans pattes d’eph disparaitre, nous avons pris de plein fouet le tsunami du mouvement punk avec les Pistols, les Damned, les Ramones, les Saints, Wire…
Tout cela a forgé notre identité et notre imaginaire et nous restons nostalgiques du son rond, dense et flamboyant de cette époque.

Musique interview

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