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Tekpaf prépare un nouvel album pour 2020

Après plusieurs années à écumer les routes de France et d'Europe Tekpaf proposera en 2020 un nouvel album. Entre des textes conscients, des musiques entêtantes, tantôt rock et lourdes, tantôt ska et festives, découvrez l'univers de Tekpaf.

Tekpaf (crédit Fabien Dubois)

crédit photo : Fabien Dubois

Pouvez-vous nous présenter votre nouvel album prévu pour mars 2020 ?
Tout d’abord ce ne sera pas Mars mais plutôt mai 2020. Nous préférons prendre un peu plus de temps pour être certains de la qualité que nous allons proposer. Après discussion avec le studio dans lequel nous avons enregistré il apparaît que le travail de mixage devra être repoussé pour des questions de calendrier d’où ce décalage de sortie.
C’est un album qui représente une nouveauté. Nous gardons nos fondamentaux mais nous nous essayons également à d’autres esthétiques. Pour faire simple, quand nous l’avons composé, nous n’avons cherché à « faire du Tekpaf » mais à jouer ce que nous avions envie de jouer au moment où nous composions. C’est pourquoi l’univers s’élargit. De plus, comme nous avons trois nouveaux membres depuis l’an dernier, ils/elles participent à cet élargissement. Nous avons donc Léa et Zineb au chant/choeurs, avec des voix non seulement chantées mais également utilisées comme des nappes produisant des accords. Enfin Léo, le nouveau guitariste, qui nous a orienté vers quelques essais « électro ». C’est donc à la fois une continuité de ce qui fait notre identité mais une exploration musicale qui ne demande qu’à s’étoffer.

Peut-on en savoir plus sur la partie instrumentale et quelle importance lui accordez-vous ?
Comme nous venons de le dire la partie instrumentale occupe une grande place. De toute façon, nos morceaux sont faits de musiques et de textes et chacun de ces deux axes est aussi important que l’autre. Le tout est de trouver les bonnes articulations et les bonnes combinaisons. Par exemple, nous avons toujours considérés les cuivres comme devant avoir des « lignes mélodiques ». Ce sont presque des lignes de chants. Dans cet album, l’ajout des chœurs demande à penser la place et l’imbrication de ces éléments. C’est ça qui est intéressant. Combiner,chercher, créer, ajuster... Les cuivres prennent donc plus souvent le rôle de marquage rythmique que par le passé mais gardent leur puissance mélodique.

Comment la Bourgogne qui vous est chère sera mise en avant dans cet album ?
Ah !!! Plus précisément la Saône-et-Loire ! Et plus précisément, en ce qui concerne le berceau du groupe : là bassin minier de Montceau les Mines.
En fait, c’est une question sur les identités. Comment un territoire nous façonne, nous inspire, nous rejette, nous attire, nous use... Toutes ces questions sur : « Comment naître et être dans un lieu ». Aujourd’hui la majorité des membres du groupe ont vécu un bon nombre d’année à Montceau les Mines. De plus, les « non natifs » ont un lien avec cette ville puisque c’est le lieu où nous répétons. Il est vrai que par son nom, Montceau les Mines porte un passé particulier. C’est pourquoi nous lui avons consacré un morceau qui s’appelle Silicose Valley. La silicose c’était la maladie du mineur. Beaucoup de personnes ont été atteintes par cette maladie dans le territoire. C’est donc une forme de « stigmate ». Le jeu de mot avec la « silicone Valley » permet de retourner ce stigmate. Si c’est en Californie que se font toutes les innovations, dans cette vallée qui accueille toutes les grandes entreprises mondiales; et bien nous à Montceau, nous sommes prêts, en nous inspirant d’un passé particulièrement marquant à nous projeter dans le futur et innover avec nos armes.

Vous êtes 8 dans le groupe, comment faites-vous pour maintenir la cohésion de Tekpaf et tout coordonner ?
Premièrement nous avons la chance de bien nous entendre. Les musiciens ont des égos et il n’est jamais aisé de faire cohabiter toutes les prétentions, ambitions de chacun. Nous avons la chance de ne pas être dans une démarche de compétition interne entre nous. La cohésion humaine part donc d’un bon pied. Ensuite, il faut pouvoir trouver sa ou ses places. Même si nous décidons collectivement, nous n’avons pas tous la même implication. Certains sont en charge des finances, de l’administration... Quand nous avons une grande décision à prendre, on débat, on discute, et on trouve le meilleur compromis à nos yeux. Il faut donc une grande dose d’humilité, de diplomatie, un peu de prétention, beaucoup d’humour et de patience. Mais c’est une formidable expérience humaine qui nous forme et nous forge depuis des années.

Pour vous, les textes doivent-ils être forcément porteur de sens dans ce que vous proposez ?
Oui. Les textes que nous proposons sont majoritairement ancrés dans des considérations politiques ou sociétales. C’est l’ADN du groupe ce qui n’empêche pas quelques morceaux plus personnels ou légers.
Dans un sens, c’est pointer des Contradictions, des paradoxes, des colères en tenter de mettre tout cela en musique. Ne pas parler à la place des populations que nous essayons défendre mais parler « Pour ». Ne pas oublié qui nous sommes pour ne pas confisquer des discours. L’art est politique. En tout cas, il s’ancre dans un champs politique. Sans être « partisan » nous avons, dans nos textes un engagement prégnant que nous défendons et revendiquons.

Parlez nous du titre Tout oublier...
Justement, c’est un reproche que l’on nous fait. Notre engagement dans nos textes nous couperait d’une partie du public. Soit. Il est vrai que quand nous écrivons le titre « en marge » nous n’attendons pas à être diffusé dans une réunion LREM. Ainsi, dans une perspective commerciale notre calcul peut ne pas être le bon. C’est pourquoi dans ce titre, le refrain est simpliste. En fait nous allons oublier tout ce dont nous parlons dans les couplets et nous n’en parlerons pas. C’est un procédé classique qui vise à dire de quoi nous n’allons pas parler pour en parler quand même.

A quoi ressemblent les enregistrements studio pour Tekpaf ?
Exigeante, humour, solidarité, amour. 

Pourquoi avez-vous réalisé un financement participatif ?
Nous avons réalisé ce type de financement car il s’ancre complètement dans notre manière de faire la musique. La question « solidaire » est donc très présente et l’implication des personnes qui nous suivent est à prendre en compte. Nous avons réussi cette cagnotte non pas grâce à nous mais grâce à toutes les personnes qui ont choisi de participer à un projet dans lequel ils pouvaient se retrouver ne serait-ce que quelques minutes.

En quoi la musique indépendante est-elle importante pour vous ?
Ce qui est le plus important n’est pas de brandir le drapeau de l’indépendance comme un étendard. Ce qui nous importe dans un premier lieu c’est l’indépendance artistique. C’est de faire nos choix même s’ils ne sont pas bons. C’est de pouvoir assumer une direction artistique même si elle n’est pas la bonne. En somme, l’indépendance c’est surtout être prêt à assumer nos décisions sans nous ranger derrière un label ou un producteur. Malgré tout, il reste possible d’être « indépendant » en étant signé quelque part. Le tout est de savoir ce que l’on signe et avec qui.

Des clips sont-ils prévus et comment les imaginez-vous ?
Bien sûr. Nous avons plusieurs contacts et vous verrez en temps voulus :) 

L'album a-il déjà un nom ?
Oui. Mais nous n’allons pas le divulguer ici. Nous réservons notre annonce ;)

Les concerts occupent une place importante pour Tekpaf, comment les vivez-vous et avez-vous une anecdote à nous raconter ?
Des tonnes ! C’est difficile d’en choisir une. Il y a tellement de dimensions que nous ne contrôlons pas lorsque nous allons en concert : l’organisation, la technique...
Il y a tellement de moments marquants, de rencontres insolites... Et nous mêmes, nous se sommes pas exempts de faire des conneries.
Allez, on va l’afficher : Lors d’un concert au printemps dernier, notre bassiste se rend compte, une fois sur les lieux qu’il a oublié... sa basse... Chose qui n’arrive jamais normalement ! Alors pourquoi ce jour là ? Comment ? Bref, ça nous fait bien marrer ! Et on trouve rapidement une solution et c’est une belle anecdote qui nous permet de nous moquer de lui de manière régulière.

Des concerts sont-ils prévus prochainement et quelle scène aimeriez-vous faire ?
Nous sommes en pleine recherche. Nous vous informerons sur les réseaux quand ça tombera. Si des orgas veulent nous contacter voici l’adresse : tekpafmusic (arobase) gmail.com

Que souhaitez-vous dire pour conclure ?
Merci, Merci, Merci et à bientôt  !

Merci à Tekpaf d'avoir répondu à notre interview !
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TEKPAF - Mai 68 - Clip

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