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Spout Big Space : l'album Terrestrial love call

Maxime Lopes Par Le lundi, 02 mai 2022 à 11:48 0

Dans Culturel

Spout Big Space propose l'album Terrestrial love call. Leur recette pour infiltrer vos esprit ? Du rock, quelques météorites, une pincée d’alcool, un zeste de romance, une cuillerée de perversité et une bonne dose d’énergie !

Spout Big Space

Qui se cache derrière Spout Big Space et comment le groupe s'est-il formé ?
Baxel, Bacob, Bax, Barno et Bathieu. C’est une histoire de lycée, d’ovni, de satellite et de faute de frappe. Les années ont passées, la formation a évolué dans sa composition et dans la direction qu’elle a prise mais l’esprit des débuts est resté ! On veut s’amuser et faire ce qui nous plait !

Pouvez-vous nous présenter votre album Terrestrial love call et son univers ?
Le titre fait référence au morceau « Indian love call » de Slim Whitman. C’est la chanson qui fait exploser le cerveau des martiens dans le film Mars Attack. Avec cet EP on cherche à produire le même effet chez nos auditeurs. On y retrouve des morceaux punchy qui donnent envie de se bouger et en même temps de se noyer dans un verre de bière. Ca parle d’amour, des pires choses qu’on peut entendre à 5 heures du mat’ dans un bar paumé, d’une jeune fille ressuscitéé, de l’envie de tout abandonner et de sexe, tous les ingrédients pour EP rock !

Quelles sont vos inspirations et comment composez-vous ?
On aime plein de trucs et pas tous la même chose, mais on peut citer : The Cramps, Bonapart, Bob log 3, Millionaire, The Hives, Fidlar, Nick Cave,... Une partie de la formation (batteur, saxophone, basse) sont des jazzmen convertis au punk, mais on leur pardonne. Pour la composition, ça part souvent d’une idée, une ligne de basse ou de guitare ! On ramène ça dans la salle de répète et on commence à jammer. On joue en boucle pendant des heures jusqu’à en devenir fou. On teste tout, parfois n’importe quoi. On arrête, on recommence puis au bout de cet exutoire on sélectionne et on crée un morceau. C’est donc un processus collectif !

Quels sont vos choix sur le plan instrumental ?
On a une compo classique : basse, guitare, batterie, chant et un petit plus, le sax. Pour chacun de ces instruments, on joue avec des pedalsboards infinis. Distortion, reverb, octaver, whammy, tout ce qu’on a les moyens d’acheter ! On veut des morceaux efficaces et sans trop de prise de tête. Récemment, on a intégré un sax dans la composition. Dans cet EP, c’est le début de son intégration. Mais à terme, il jouera quasiment le rôle d’une guitare. Il cradifie bien le son en live. On est fan des Sonics donc ça fait sens.

Souhaitez-vous nous parler des enregistrements en studio ?
On a tout enregistré en live. On voulait que cela ressemble le plus possible à ce qu’on fait sur scène. C’est important pour nous et on va continuer dans cette voie pour s’en rapprocher de plus en plus. Pour faire cela, on a enregistré chez David votre Chazam, c’est un sacré bidouileur, il a tout un tas d’instruments bizarroïdes dont la mouffette (gueulophone poilu) qui nous a bien servi.

Que peut-on savoir du titre CloClo et de son clip ?
« Cloclo », c’est l’histoire fantasmée d’un début de concert. Un public avec leurs mains tremblantes et un concert qui explose, pourtant on vient seulement de commencer.
Le clip exprime cela d’une autre manière. C’est l’histoire d’un confinement. Tu es seul, tu sais pas quoi faire, tu t'emmerdes. La solution ? Invite Spout Big Space dans ton salon. Pour cela il suffit de cliquer « J’aime sur Facebook », ils apparaîtront dans ta toilette et lors des deux prochaines minutes tu feras l’expérience d’émotions 100 fois supérieur à ce que vous appelez l’amour. C’est court mais bon !
On a des capotes sur la tête. Pourquoi ? Pour vous prouver que c’est sacrément solide ces trucs. Pour l’info, on en a acheté 150 pour le clip, à la fin il en restait plus beaucoup. Que du bonheur !
Au final, c’est un peu ce qui arrive à tout être humain lorsqu’il reste confiné trop longtemps, il se retrouve à faire la chenille avec une capote sur la tête.

Quels ont été vos choix pour l'artwork du disque ?
C’est un travail de Silio Durt, on l’a rencontré car on travaillait dans la même chaîne de café. Il fait des illus incroyables, complètement barrées, cela correspond parfaitement à notre univers !
C’est bien trash et coloré. On aime !

Des concerts sont-ils prévus et que représente la scène pour vous ?
On joue le 31 octobre au Rockerill après un concert au Recyclart, au Barboteur et au Café Central (Bruxelles). On vient de relancer la machine après ce confinement et donc il y en aura plein d’autres. La scène c’est tout pour nous. C’est cool de faire des EPs, des clips,... mais l’objectif final c’est toujours de se produire sur scène. Sans cela, faire de la musique n’a pas beaucoup de sens pour nous. On veut que ce soit un vrai show. Notre chanteur se dandine dans tous les sens, il tombe, il crie, il gémit pendant que le reste du groupe tente de le repousser pour éviter qu’il dégomme leur matériel, tout en buvant dans des jerricanes d’essence.

Que souhaitez-vous dire pour conclure ?
Qu’on veut jouer jusqu’à vous liquéfier en une flaque de sueur. Paraît que le rock est mort.
Minute ! Spout Big Space a encore quelques droites bien senties à balancer à son cadavre fumant. Du rock, quelques météorites, une pincée d’alcool, un zeste de romance, une cuillerée de perversité et une bonne dose d’énergie : avec Spout Big Space préparez-vous à une histoire d’amour du troisième type !

Merci à Spout Big Space d'avoir répondu à notre interview !

Spout Big Space - CloClo

“Paraît que le rock est mort. Minute! Spout Big Space a encore quelques droites bien senties à balancer à son cadavre fumant. Né sur une faute de frappe et dé- puis recomposé à l’infini, le groupe nommé d’après le défunt satellite russe n’a qu’une certitude : s’éloigner coûte que coûte des trajectoires toutes tracées. Ca gueule avec un sens de la mélodie, ça se convulse en bousculant les premiers rangs et ça coche même la case du charismatique leader qui emmène ses musiciens jusqu’aux tréfonds de l’enfer. Là où il fait chaud, moite et bon vivre. Désolé le rock, à la place d’asséner le coup de grâce, le groupe bruxellois a réveillé les morts “

Musique interview

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