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Sous la surface du prochain EP d'Oceano Nox

Victor et Hugo ont créé le duo Oceano Nox il y a 13 ans. L'occasion d'entrer Sous la surface de leur prochain EP.

Oceano Nox - Sous la surface

Qui se cache derrière Oceano Nox ?
Un duo de vieux amis, Victor et Hugo. Nous nous sommes rencontrés il y a 13 ans au lycée et avons commencé à faire de la musique ensemble à cette époque. Même si nous avons espacé nos temps de répétitions, de live et de composition, en fonction de nos études et de nos emplois respectifs, nous n’avons jamais vraiment arrêté de faire de la musique ensemble depuis toutes ces années.

Pouvez-vous nous présenter votre premier EP Sous la surface ?
Sous la surface sera notre premier véritable EP. Selon les contributions que nous recevrons, il sera composé de 5 à 9 titres, tous composés entre 2013 et 2020. Certains morceaux sont donc assez anciens mais nous les avons beaucoup remaniés depuis les premières versions. Le nom de l’EP nous a été proposé par Adrien Alexandre, qui a réalisé tout le graphisme. Après avoir écouté plusieurs morceaux et réalisé la pochette avec une technique de rendu 3D se nommant “Sub Surface Scatering”, il a naturellement écrit sur la pochette le titre Sous la surface avant de nous l’envoyer et il est resté toujours là. Ce nom représente bien ce qu’on veut compiler dans cet EP, les textes et la musique peuvent être compris et vécus de plusieurs manières mais il faut “gratter” un peu pour s’en apercevoir.

En quoi vos activités professionnelles vous aident-elles dans votre façon de faire de la musique ?
Hugo : Pour moi, l’enseignement du français et la musique sont deux activités très distinctes et qui en même temps se nourrissent l’une l’autre. Dans le cadre du travail, je découvre et analyse des textes, ce qui me donne ensuite envie d’écrire, d’aborder certains thèmes, d’utiliser tels procédés ou de me fixer telles contraintes...
Victor : De mon côté, mon parcours d’ingénieur a été toujours conduit par le son et l’acoustique. À la fin de mes études, j’ai finalement co-fondé une start-up qui s’appelle Expressive E, au sein de laquelle on fabrique et conçoit des instruments de musique électronique. Dans mon travail, je suis au service du musicien pour lui créer de nouveaux outils de création, et dans Oceano Nox, je deviens le musicien qui les utilise. Même si la vie dans une start-up est très prenante - et je suis parfois frustré de ne pas avoir le temps de faire plus de musique - j’ai beaucoup de chance d’avoir ce travail en lien avec ma passion.
Nous avons souvent discuté de prendre plus de temps pour composer et faire du live, mais au fond, nos deux emplois respectifs influencent positivement notre création : cela nous permet de conserver une liberté artistique sans aucune pression financière et nous avons le luxe de pouvoir prendre le temps nécessaire pour faire les choses comme nous le souhaitons.

Comment travaillez-vous la partie instrumentale ?
Le groupe a beaucoup évolué dans sa configuration initiale. Au tout début, Hugo était batteur et il faisait les deuxièmes voix tandis que Victor était guitariste (avec looper) et chanteur. Pendant nos études, on s’est mis à la MAO pour travailler à distance et cela a complètement transformé notre manière de composer et d’écrire. Nous utilisons toujours beaucoup d’instruments acoustiques, mais le fait de pouvoir les enregistrer, les sampler et les travailler permet d’aller beaucoup plus loin. L’un de nous commence un morceau, l’autre ajoute sa patte, renvoie le morceau et ainsi de suite. Nous avons chacun nos domaines de prédilection mais nous ne fixons pas de règles en matière de composition et une fois le morceau terminé, nous oublions presque qui l’a commencé tellement ces passes de composition commune l’ont transformé. Souvent Victor enregistre une partie de guitare ou de voix sur un morceau : finalement, on ne s’en sert pas mais Hugo l’a samplé dans un autre morceau.

Parlez nous du single Girouette et de son clip...
Girouette est un de nos derniers morceaux. Le texte parle d’une personne désorientée, qui a perdu ses repères. L’objectif était d’incarner le nihilisme et le scepticisme ambiant : le fait que les gens doutent de plus en plus, s’interrogent sur leurs valeurs, ne savent plus quelle direction donner à leur vie, suivent le sens du vent sans grande conviction. La girouette est un objet concret qui symbolise cet état.

Qu'est ce qui vous a motivé à faire un financement participatif ?
Pendant toutes ces années, nous avons eu pleins de retours positifs sur notre musique et nous n’avons jamais pris les choses trop au sérieux. Le fait d’impliquer des personnes extérieures pour réaliser l’EP et le financer nous oblige à ne plus pouvoir reculer. Cela fait trop longtemps que l’on repousse l’idée de sortir un EP, il concrétise de longues années de travail et nous avons vraiment hâte de le présenter.

Que souhaitez-vous transmettre au public avec cet EP ?
Des émotions et de la singularité, on espère vraiment qu’il ne laissera pas l’auditeur dans l’indifférence, que ce soit au niveau des textes ou de la musique. Il y a différents niveaux d’écoute et de compréhension, des adolescents peuvent y trouver de l’espoir ou de la révolte, des personnes plus âgées de la mélancolie et des souvenirs.

Dans le monde artistique actuel, n'est-ce justement pas trop dur de passer au-dessus de la surface ?
Pour des artistes qui veulent “à tout prix” faire carrière cela doit l’être. Tout est volatile, il faut être dans la tendance de ce que les gens veulent entendre, se servir de l’actualité pour buzzer et compléter la création musicale par de nombreuses activités annexes et coûteuses.
De notre côté, le fait d’avoir des boulots respectifs que l’on aime nous retire toute pression. On a toujours fait de la musique par passion, on est libre de raconter ce qu’on veut sans savoir vraiment si cela plaira à d’autres qu’à nous même. Même si on est encore très loin de “passer au dessus de la surface”, de nombreuses personnes se sont intéressées à notre projet depuis que nous avons commencé à accélérer un peu la cadence (que ce soit pour le clip de Girouette ou même cette interview) et ca nous fait très plaisir de voir que notre musique intéresse des personnes en dehors de notre entourage.

Souhaitez-vous nous parler de l'artwork de l'EP Sous la surface ?
Adrien Alexandre a repris un travail qu’il avait fait il y a plusieurs années et dont on était tous les trois fans. Ce crabe qui se cache derrière un rideau avec les pinces en avant est une belle métaphore visuelle de ce que représente ce premier EP pour nous.

Qu'est ce qui vous a plu dans le fait de proposer des vinyles ?
Le CD n’existe plus depuis longtemps, les supports numériques comme les clés USB ou les cartes SD n’ont pas vraiment de place dans la musique à l’heure du streaming. Le vinyle est à la fois un objet d’écoute qui vit dans le temps et un tableau qui peut être accroché au mur et contemplé. Puis écouter un vinyle c’est une expérience, c’est prendre sa pochette, se souvenir où on l’a déniché. On le dépose dans sa platine, on le nettoie, le retourne quand la face est terminée. Il représente une oeuvre, qui a un début et une fin. On prend peut-être plus le temps d’écouter une oeuvre en vinyle qu’en streaming, comme cela demande plus de volonté et d’implication pour y parvenir.

Aura-t-on l'occasion de vous voir prochainement pour des sets ou des concerts ?
Pourquoi pas ! Tout dépendra des opportunités qui s’offriront à nous, nous avons déjà fait plusieurs concerts par le passé mais nous ne sommes pas forcément les meilleurs quand il
s’agit de démarcher des salles. Peut-être qu’avec un vrai EP physique, ce sera plus simple, nous l'espérons en tout cas.

Que souhaitez-vous dire pour conclure ?
Merci de nous avoir donné l’occasion de nous présenter et de parler de notre projet. Nous allons prochainement poster de nouveaux contenus sur les réseaux et nous espérons que cela plaira. Globalement, nous avons hâte de voir le résultat de la campagne, d’avoir l’EP au format vinyle entre les mains et de pouvoir composer encore pour revenir avec de nouvelles actualités.

Merci à Oceano Nox d'avoir répondu à notre interview !
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Girouette

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