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Silvàn Areg : le clip d'Allez leur dire

Silvàn Areg dévoile le clip d'Allez leur dire, qui avait été découvert à Destination Eurovision.

Silvàn Areg

Sylvain (de son vrai nom) vient du rap (connu comme Casus Belli il y a 20 ans, produit par le label de Rohff à l’époque) puis a arrêté la musique quelques années, il a fondé une famille et est devenu professeur de sport, pour revenir en force en 2016 comme auteur en écrivant Un homme debout pour Claudio Capéo.

Et maintenant, il revient sur le devant de la scène avec une musique qui mélange deux genres habituellement opposés : la variété française et la musique urbaine, toujours dans un esprit hyper populaire et positif.

A propos de Silvàn Areg

Quel que soit le tour que prendra sa carrière, Silvàn Areg nous aura laissé à la mémoire un de ces refrains qui donnent envie de se lever et de marcher, danser, courir. Quelque chose qui rappelle le bandit Mandrin, les punks, les chansons scout, les hymnes des manifs, des révolutions ou des vestiaires, tout ce qui fait circuler la chaleur entre nous : « Allez leur dire que là j’m’en fous, j’suis pas d’humeur j’suis pas dans l’coup / Moi j’veux partir aller voir ailleurs j’veux voir du pays sortir d’ce trou / J’veux juste faire les 400 coups, allez viens avec moi on tente le coup / On a rien à perdre on est jeunes et fous, le monde nous tend les bras un point c’est tout ».

Au début de la chanson, quand on l’a entendue à « Destination Eurovision », on a cru à l’intro d’un inédit de Georges Brassens. Puis a surgi une voix actuelle, rageuse et tendre : « Ça fait longtemps que j’aimerais partir de ce petit village qui m’a vu grandir / J’connais la route, les chemins, le moindre recoin, y’a plus rien qui me retient à part mon pote Lucien ». Cette voix rassemble d’emblée tout le monde – les gamins nourris à l’urbain, les papys à perfecto, les mères de famille goldmanistes, les banlieusards old school, les fidèles de Brel, les rêveurs des ronds-points, les poètes de centre- ville… Un de ces miracles comme il n’en arrive pas souvent : une chanson qui fédère générations et classes sociales autour de l’imparable envie de partir vivre une vie plus libre.

Et s’il n’y avait qu’Allez leur dire… Sylvàn Areg en a encore beaucoup sous le pied. Des chansons pour tout changer (On va RFR le monde), qui célèbrent la liberté et l’amour vrai (Ils me demandent, Anges ou démons), qui rappellent que prendre la route ou ouvrir la fenêtre peut sauver l’âme (Besoin d’air, Ce soir on partira, Mais non mais non), qui regonflent le cœur en cas de déprime (Si le temps, J’ai entendu dire), qui regardent avec fraternité ceux qui s’embourbent (FDJ)…
Tout est neuf et pourtant si familier, comme si Silvàn Areg synthétisait l’insolence poétique de la chanson de toujours, l’élan gouailleur du rock et la langue rugueuse du rap.

Il est vrai que, pendant longtemps, il a été rappeur. Son projet Casus Belli l’a occupé depuis ses seize ans. Une aventure en indépendant avec notamment un album contenant des featurings de Keny Arkana et Rohff puis, en 2009, le virage vers la vie de famille. Après quinze ans de rap, le professeur d’EPS s’occupe de ses enfants, enseigne en collège et en lycée, s’engage dans l’associatif, passe son agrégation. Il lui arrive bien sûr de ressentir une envie de micro un peu nostalgique mais sa vie est désormais coupée de la musique.

En 2016, il rencontre son vieux copain Doutson – « J’ai des sons, tu veux écrire ? » Il travaille sur quelques chansons, enregistre quelques maquettes. Pas de nouvelles pendant des mois puis un message : sa chanson L’Homme debout est en train de lancer Claudio Capéo vers les sommets… Silvàn le prend comme un clin d’œil du destin. Il entreprend d’abord de mettre un point final à la destinée de Casus Belli en enregistrant un album autoproduit – la technologie permet maintenant de ne plus dépendre des producteurs et des studios. Quant à l’inspiration, « la rivière asséchée est devenue un torrent ».

D’autres textes, d’autres envies, d’autres pistes s’ouvrent. Évidemment, le métier lui fait les yeux doux : on a découvert une nouvelle plume à la fois actuelle et intemporelle, enracinée et passe-partout, révoltée et consensuelle. Il se lance alors dans l’aventure de « Destination Eurovision ». Il ne sera plus rappeur. Son prénom imprononçable pour les non-francophones devient Silvàn et il l’adosse à son second prénom, Areg – « cela veut dire soleil, en arménien. » Épaulé par une équipe enthousiaste, il se plaît dans le tourbillon des sélections du plus grand concours européen de chanson. « C’était un peu plonger hors de ma zone de confort. Mais, de bout en bout, c’est une formidable expérience. » La chaleur des messages reçus du public, la 2ème place au vote du jury international, le plaisir des live, tout lui donne un nouvel élan.

Silvàn Areg ne s’arrête pas à Allez leur dire. Il rencontre le label Play Two et l’album se bâtit sur l’élan. Au passage, il a découvert qu’il se ressemble vraiment. « Le type qui chante à la télé est le même que dans la vie. Je veux parler de choses positives, donner tout de suite de bonnes énergies, mettre la lumière en avant. » Il reconnaît volontiers que ce mantra d’artiste ressemble à celui du professeur, qui aime voir les gamins se sentir mieux en sortant de son cours qu’en y entrant. Cela rappelle ce que disaient tous les copains de Brassens : une belle âme sait toujours écrire de belles chansons.

Silvàn Areg - Allez leur dire (Clip officiel)

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