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Shimaï présente l'album Etincelles

Maxime Lopes Par Le mercredi, 14 septembre 2022 à 14:26 0

Dans Culturel

Shimaï est un duo franco-japonais qui vient de sortir un album 12 titres : Etincelles !

Shimaï

 Qui se cache derrière Shimaï et d'où vient l'idée du nom ?
Nous sommes Emma et Lana, deux soeurs de 18 et 20 ans qui ont grandi en France, d’une mère japonaise et d’un père français. Le nom de notre groupe, Shimaï, ça veut tout simplement dire « sœurs » en japonais.

Pouvez-vous nous présenter l'album Étincelles et son univers ?
Pendant l’été 2021, nous avons sollicité Anouk Chauvet (chanteuse de Fufu Aï et Color Humano) et B. Roy (accordéoniste de Manu Chao, Radio Bemba) pour enregistrer la chanson « De Barcelone à Tokyo », un titre en français, japonais et espagnol qui se veut doux et ensoleillé. À cette occasion, Anouk nous a présenté Tomas Arroyos Valle (ingénieur du son de la Mano Negra, musicien de Color Humano, Fufu-Aï, Dusminguet, les Casse-Pieds) pour réaliser le mixage du morceau. Et comme ça s’est super bien passé, Tomas nous a demandé si on avait d’autres chansons en stock, et de fil en aiguille, on s’est retrouvées avec une dizaine de morceaux, alors l’idée de faire un album complet en auto production est arrivée. C’est vraiment une chance et un plaisir immense d’avoir travaillé avec Tomas tout au long de l’album, parce qu’il nous a permis d’explorer et de forger l’identité de Shimaï, et ça a été très enrichissant et agréable à faire pour nous !

Quelles sont vos sources d'inspirations et influences ?
Nous avons été bercées dans l’univers du rock alternatif français. Les groupes que nous avons découvert et écouté par le biais de notre père ont forcément imprégné notre imagination (grand amateur de la Mano Negra, Marcel et son Orchestre, les VRP entre autres). Surtout que ce sont des musiciens que nous avons rencontré, avec qui nous avons déjà joué pour certains. La pop, la musique de rue, le ska, la chanson française, mais aussi certains groupes japonais nous sont familiers. De là sont nées des idées de mélodies, et des chansons qu’on a écrites à deux, à notre sauce. Les thèmes du poète et du voyage sont très présents dans les paroles, mais en filigrane nous dénonçons les choses qui nous dérangent : l’inaction climatique, le harcèlement de rue…

Quels ont été vos choix sur le plan instrumental ?
Le saxophone et le clavier pour Lana, la basse et le cavaquinho pour Emma, ce sont les instruments que nous utilisons pour composer et pour jouer sur scène, alors ils prennent une place importante dans l’album. Nous avons ajouté d’autres sonorités plus nouvelles pour nous pour compléter et élargir notre univers, avec un sanshin (instrument traditionnel japonais à trois cordes), un piano à pouces, des percussions et de la batterie.

Vous avez travaillé avec de nombreux artistes pour préparer cet opus, que peut-on savoir de ces échanges ?
Depuis qu’on est toutes petites, on a fréquenté des musiciens qui nous ont parfois invité à chanter avec sur scène et qui nous ont encouragé à jouer de la musique. Alors on s’est dit que ça pourrait être génial de pouvoir enregistrer nos chansons avec eux. Alors on a composé la musique, et écrit les paroles (sauf pour « Kachidoki » qui a été écrite par Lui Sugimura), et on a demandé à Franck Vandecasteele (Marcel et son Orchestre), Cyril Delmote (VRP, Nonnes Troppo), Chloé Legrand (la Cafetera Roja, Télégram), Laurent Kebous (Les Hurlements d’Léo), David Bourguignon (Radio Bemba) et Philippe Teboul (Mano Negra, P18), s’il voulaient bien poser leur voix, leurs instruments sur ces nouveaux titres. C’est un peu un hommage, un clin d’oeil qu’on a voulu leur faire, et en même temps, c’est pour nous un rêve qui se réalise, celui de pouvoir enregistrer des morceaux avec des musiciens qu’on admire.

Comment se sont passés les enregistrements en studio ?
De notre côté, on a tout enregistré en home studio, donc à la maison, toutes les deux. Pendant que l’une s’occupe de la prise du son et du logiciel, l’autre joue ou chante, et inversement. On a travaillé à distance avec la plupart des musiciens, en s’envoyant les pistes de son par mail vers Paris, Lille, Tokyo, en communiquant par téléphone, tout comme avec Tomas pour le mixage et Yves Roussel pour le mastering car ils sont en Espagne.

Parlez nous du titre Superstar et de son clip...
On a écrit la chanson « Superstar » en japonais, et les paroles nous semblent assez représentatives du projet Shimaï et du nouvel album. On parle des artistes qu’on a rencontré ces dernières années, de leur quotidien, de cette vie sous les projecteurs parfois difficile mais passionnante, en disant que nos superstars à nous, ce sont ces personnes-là. Dans le clip, on se retrouve forcément dans les gradins, à la place du public, pour voir nos superstars en concert.

Quels ont été vos choix sur la pochette du disque ?
On peut dire que le visuel de la pochette est fait maison, parce que c’est notre mère calligraphe qui a dessiné nos visages à l’encre de Chine, et notre père qui s’est occupé du graphisme. On a voulu faire quelque chose de joyeux, d’où les couleurs vives, et qui rappelle une sorte de patchwork pour symboliser le fait-maison avec toutes les influences dont on est imprégnées.

Que souhaitez-vous procurer au public avec l'album Étincelles ?
On pense que cet album s’adresse déjà à tous ceux qui ont connu et aimé le rock alternatif français des années 80-90, parce qu’on a eu la chance d’enregistrer avec quelques uns de ces artistes. On voudrait montrer que des jeunes filles s’y intéressent, on veut faire vivre cet esprit-là, parce que les messages qu’ils ont transmis à l’époque et qu’ils continuent de revendiquer nous semblent justes, surtout dans un contexte où c’est de plus en plus difficile de faire exister la scène alternative.
On veut aussi s’adresser à des gens qui veulent découvrir des horizons plus originaux, qui aiment la world music, avec le mélange France-Japon qu’on propose. Et puis on s’adresse à la jeunesse en général, parce que notre génération n’écoute pas nécessairement le style de musique qui nous inspire, alors on veut leur faire découvrir ces groupes-là.

Des concerts sont-ils prévus et que représente la scène pour vous ?
Nous avons fait quelques concerts en mai-juin, puis 2 dates à Tokyo pendant l’été pour présenter notre nouvel album. C’était une expérience formidable, parce qu’on a pu donner vie à nos chansons. Comme notre duo a commencé en jouant pendant des afters de concerts, pour des gens qui aiment la musique et le spectacle vivant, pour nous la scène c’est ce qu’il y a de plus important dans cette aventure : partager un moment avec des gens qui viennent d’horizons différents mais qui ont l’amour de la musique en commun.
Pour le moment, nous sommes prises par nos études alors pas de concerts prévus dans l’immédiat, mais nous avons des projets d’enregistrement en cours, et on aimerait faire une tournée l’été prochain.

Que souhaitez-vous dire pour conclure ?
Notre album Etincelles existe en format physique (que vous pouvez vous procurer via notre site internet), et en numérique sur toutes les plateformes de streaming. On espère que les lecteurs auront envie de découvrir notre univers. Et merci beaucoup à la rédaction de Divertir de nous avoir accordé cette interview !!

Merci à Shimaï d'avoir répondu à notre interview !

Superstar - clip - Shimaï

Musique interview

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