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Seb Seb dévoile l'album Le zèbre

Maxime Lopes Par Le vendredi, 08 octobre 2021 à 14:51 0

Dans Culturel

Seb Seb dévoile son album Le zèbre qui est un bien drôle d'animal !

Sebseb (crédit Pierre Girod)

crédit photo Pierre Girod

Croyez-le ou non mais le zèbre est un drôle d’animal !… Blanc rayé de noir, ou l’inverse, une chose est sûre c’est qu’il ne ressemble pas aux autres, qu’il dénote dans un univers où tout doit être blanc ou noir, mais pas les deux !… Il faut dire que dès qu’il sort de sa tanière, ce zèbre-là, Sebseb pour les intimes, envisage la vie d’une manière différente, s’amusant à chevaucher le tigre de nos paradoxes pour mieux offrir aux âmes en demande quelques vérités nouvelles destinées à bousculer nos certitudes, nos quotidiens décousus, nos idées bien rangées.

Si Sebseb, zèbre musical tour à tour énergique et tendre, surprenant et généreux, reste un slammeur, sa musique, elle, baignée d’influence dancehall jamaïcaine, nous entraîne dans un nouvel espace, là où chanson et hip-hop trouvent un terrain d’entente pour permettre à l’artiste de laisser le champ libre à sa poésie, à sa façon d’envisager le monde dans toute sa complexité, ni blanc, ni noir, juste riche de ceux qui savent avoir la tête dans les nuages tout en gardant un peu de terre sous les pieds.

Avec son nouvel album Le Zèbre prévu en sortie en octobre 2021, Sebseb ouvre pour nous une fenêtre sur un monde plus authentique, plus humain. Il serait dommage de ne pas y jeter un petit coup d’oeil ensemble !…

Interview

Pouvez-vous nous présenter votre album Le Zèbre et son univers ?
Yep ! Il s’agit d’un album qu’on qualifie de Rap Poésie ! Des textes intimes, des textes engagés et des grosses instrus électro pour danser, et faire participer le public ! Sur scène, je suis accompagné par Tô, qui y rajoute des boucles de beat box et des appuis vocaux.

Qu'appréciez-vous dans le slam ?
La scène ouverte slam est un lieu de rencontre inter-artistique. J’aime la diversité que ces scènes proposent et les rencontres qui y naissent. L’endroit où les pros et les amateurs, les jeunes et les vieux, les riches et les pauvres, les poètes et les rappeurs, les conteurs et les improvisateurs de théâtre se rencontrent... C’est assez unique dans l’histoire de l’art. Et créer du lien dans notre société aujourd’hui, l’aspect social et politique de la démarche, ça me semble crucial pour l’époque.

Comment écrivez-vous vos textes et quelles sont vos inspirations ?
J’ai une longue période en lien avec une recherche intime et personnelle. Elle donne naissance à une foule de morceaux que j’appellerai ici « recréer du lien avec soi ». Puis mon engagement social et, dorénavant, politique, m’a amené à écrire une autre partie de textes engagés, que j’appellerai « recréer du lien avec l’autre » ;)

En quoi le dancehall jamaïcain et le hip-hop vous intéressent dans votre musique ?
Ce qui m’intéresse là, c’est le côté mouvant, non figé. Les musiques outre-atlantique qui inspirent nombre de musiciens français sont en mouvement permanent. La théorie qui dit que « sortir de sa zone de confort », permet de trouver du plaisir dans sa création, j’y adhère totalement ; les artistes que j’écoute et qui m’inspirent cherchent une originalité, une singularité. Essayer de ne pas faire la même chose 2 fois, être dans la recherche, l’expérience, la prise de risque, le dépassement de soi : c’est ce qui me plaît dans tout ça.

Souhaitez-vous nous parler de la partie instrumentale ?
C’est dans mes compositions et le beatmaking que s’exprime le plus cette notion de recherche. Quelle est la pattern rythmique que je n’ai jamais employée ? Quelle est l’idée d’arrangement qui portera le mieux le fond du morceau ? Les outils de la musique électronique et les musiciens que j’invite à compléter mes productions, c’est ce qui me passionne.

Parlez-nous du titre Bouffée d'air pur et de son clip...
Il s’agit d’une expérience traumatisante que j’ai vécu il y a fort longtemps et dont je suis revenu depuis. Je ne souhaitais pas « faire ma thérapie » sur le dos du public et il m’a donc fallu fort longtemps pour écrire sur le sujet, pour en faire un contenu poétique intéressant à mes yeux. L’idée est d’essayer d’expliquer cette expérience aux personnes dites « neurotypiques » qui ne l’ont pas vécu. Je suis assez heureux du résultat !

Comment se sont passés les enregistrements studio de l'album ?
Il y a eu plein de prises de sons étalées dans le temps. Entre mon désir d’être satisfait de ce qu’on a produit et la pandémie qui nous a obligés à repousser plusieurs fois la sortie... Ca a été un long processus.
Mais le résultat me va et j’espère qu’il plaira aux auditeurs aussi.

Qu'appréciez-vous chez le zèbre pour avoir nommé votre album ainsi ?
Héhé... On peut tous se reconnaître dans cette affaire de Zèbre ! Celles et ceux qui se sentent concernés, savent déjà ! Et pour les autres, pourvu que ça excite leur curiosité.

Que souhaitez-vous apporter au public avec l'album Le zèbre ?
Comme je le disais précédemment, je pense que le projet de la culture, sous le prisme de l’éducation populaire, c’est de rapprocher ! Créer des ponts, du lien, des interactions entre les gens. L’idée serait que les gens viennent au concert, passent un moment agréable, interactif, et repartent avec de nouveaux sujets de discussions et de débats entre eux.

Des concerts sont-ils prévus et qu'appréciez-vous dans la scène ?
La scène est le cœur du métier. C’est un endroit où je me sens chez moi, vivant ! Je joins la liste des dates octobre-novembre. Il y aura une autre session qui ira de février à août 2022 et qui sera dévoilée sur les réseaux prochainement. Venez à notre rencontre !

Merci à Seb Seb d'avoir répondu à notre interview !
Retrouvez le également sur Facebook.

Sebseb / Bouffée d'Air Pur [clip officiel]

Musique interview

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