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Scratchattic : l'EP The Wild Scope avant un double vinyle

Scratchattic présente le second EP The Wild Scope avant la sortie du double vinyle Wild motions.
L'occasion de découvrir leur trip hop aux allures de hip hop sur fond de dub. Du trip hop scratché et mijoté dans des racks d’effets.

Scratchattic

Qui se cache derrière Scratchattic ?
Au contrôle sonore, on est deux lillois. D’un côté Davio, un beatmaker adepte de trip hop et de dub music. De l’autre, Sharky (moi-même), Dj passionné de scratch et de hiphop oldschool.
Né en 2017, à Lille, notre groupe a vu le jour dans un grenier (Attic en anglais), habité par des machines en tout genre et emprunt aux expérimentations musicales. Une sorte de laboratoire où le beatmaking règne en maître. Côté ambiance, c’est un style triphop aux allures de hiphop sur fond de dub, avec du scratch, des samples venus d'ailleurs aux sonorités étranges et des gros effets façon dubwise ! Du son enrichi par nos influences variées passant du jazz au reggae, de la bass music au hiphop.
On est aussi très bien entouré :) puisqu’on a la chance de bosser avec une équipe ultra motivée : Tim à la lumière, Paulo à la conception scénique et graphique, et Tom à la vidéo. Tous les 3 font un taf de malade. Scratchattic, c’est aussi de belles rencontres artistiques, car on aime s’associer avec de nombreux musiciens pour enrichir nos productions et personnaliser nos samples ! (ca serait un peu long de tous les citer alors on va s’arrêter là mais on pense fort à eux :) ).

Pouvez-vous nous présenter le second EP The Wild Scope que vous venez de sortir et son univers ?
The Wild Scope, c’est un EP 6 titres dans lequel on a mis toutes nos tripes ! Chaque track est conçue comme une invitation au voyage, à la méditation, un retour aux sources.
On a voulu certains morceaux très planants comme les titres Mind exploration et Back to nature qui permettent de s’évader. Et d’autres morceaux davantage entraînants comme Into the wild et Getaway qui clôture le projet avec une touche d’electro. En trame de fond, on retrouve toujours une bonne dose d’effets dub et bien sûr des sonorités world music qu’on affectionne particulièrement.
Pour agrémenter les compositions de ce nouvel EP, on s’est d’ailleurs une nouvelle fois bien entouré. On y retrouve les musiciens Arnaud Eurin au sitar, Nathanaël Mass à la guitare, Robin Charbonnier au nay et Dj Smoz sur une session scratch bien stylée !

Quelles sont vos sources d'inspirations et comment vous répartissez-vous le travail entre vous ?
Niveau inspi’, on est clairement biberonné aux sons des années 90 : Ninja Tune, High Tone, Amon Tobin, Mad Professor ou encore The Herbaliser, pour ne citer qu’eux. Mais on écoute aussi beaucoup de beatmakers actuels qui flirtent de près ou de loin avec notre univers tels que Al’tarba, Senbeï, Ours Samplus, The Architect, Hugo Kant…
Quand on compose, il y a plusieurs phases de travail. Souvent les créations sont amorcées par Davio qui propose une ambiance de départ sur laquelle on vient bidouiller quelques samples et autres bruitages étranges. Ensuite, Davio s’occupe de toute la partie composition : les beats, les thèmes mélodiques et tous les arrangements dub. Et moi (Sharky), je m’occupe de la partie scratch. Enfin, on repasse beaucoup de temps à deux pour finaliser les arrangements des morceaux.

Est-il possible d'en savoir plus sur le matériel que vous utilisez ?
Pour la composition, on bosse énormément en studio et essentiellement par ordinateur avec plusieurs contrôleurs. Davio compose principalement sur Studio One et MK3. Et moi, je compose avec ma platine et ma mixette (Djm S9 pour les curieux).
Pour le live, on a plusieurs config’. Une version avec du matériel analogique (console de mixage et des pédales d’effets). On utilise aussi une config’ plus moderne, plus minimaliste à base de contrôleurs numériques, notamment pour notre set up nomade qu’on embarque partout avec nous !

Vous souhaitez sortir un double vinyle. Qu'apporte-il à votre musique et qu'appréciez-vous dans ce support ?
Pour la création de nos deux EPs, on a vraiment voulu garder une continuité sonore. Alors l’idée de les regrouper sur un même support a vite été trouvée :)
Notre double vinyle Wild motions, c’est l’union parfaite de Gears in motion et The wild scope ! Ca nous semblait inévitable de faire un vinyle (on espère d’ailleurs avoir la chance d’en produire d’autres à l’avenir) !
Que ce soit pour Davio en tant que passionné de galettes (notamment par le sample), ou pour moi en tant que DJ, le vinyle, c’est le support par excellence qu’il nous manquait. Et on est pressé d’entendre nos prods avec ce grain si particulier qu’on aime sur vinyle !

Pourquoi réalisez-vous un financement participatif ?
Depuis la création du groupe, on se donne à 300 %. On est seul à tout financer de A à Z et malheureusement, on arrive à nos limites… Les dépenses engagées pour un vinyle sont vraiment importantes et nos petites épaules pas assez larges. On a besoin de ce soutien pour clôturer l’ensemble des dépenses.
Ce financement participatif, c’est une nouvelle aventure pour nous. On ne sait pas du tout où ça va nous mener… mais on s’est donné le droit de croire qu’on pouvait y arriver !
C’est aussi une belle opportunité pour permettre aux gens qui nous suivent d’être directement partie prenante du projet et d’avancer à nos côtés. Leurs avis et leurs retours comptent énormément, ils sont même indispensables !

Qu'est ce qui fait que l'auto-production est importante pour vous ?
L’auto-production c’est la possibilité pour nous d’avoir une liberté de création sans limites ! Ca nous permet d’amener notre musique où on veut, comme on veut, avec qui on veut et quand on veut ! Une liberté qui nous permet de nous épanouir à 100%.
L’auto-production, c’est aussi la meilleure école pour apprendre à faire vivre son projet. Car qui dit auto-production de A à Z, dit tout gérer de A à Z et dans tous les domaines. Une formation accélérée qui nous permet aujourd’hui d’être autonome sur plein de points. Évidemment, ça a aussi c’est limite car seul on avance bien mais à plusieurs on avance bien et vite ! On verra ce que nous réserve l’avenir… Pour le moment, nous n'avons pas forcément d’opportunités mais on est pas contre de signer chez Ninja tune, Chinese man ou encore Banzai lab (pour ne citer qu’eux) :)

Quel sera l'univers visuel du double vinyle Wild motions et un clip est-il prévu ?
Niveau visuel, on a fait le choix d’une continuité entre nos deux EPs. En effet, nos deux pochettes s’imbriquent parfaitement pour ne former qu’une seule, celle du vinyle. On a gardé les mêmes traceurs graphiques et surtout on a pu à nouveau bosser avec l’artiste lilloise Bleeken qui magnifie nos visuels comme personne !
Pour ce qui est des clips, évidemment on y travaille, et grâce aux contributeurs qui ont déjà passé la barre des 100%, on devrait même arriver à financer collectivement notre premier clip ! Tout comme dans nos musiques, on aimerait aussi un vrai univers dans nos clips, quelque chose qui nous ressemble et qui a du sens. Un rendu qui claque ! Forcément, ca demande beaucoup de temps et de moyens donc il va falloir attendre encore un peu. En tout cas, on a des bêtes d’idées en tête ! Mais on ne vous en dit pas plus pour le moment :)

En quoi la relation avec vos fans est-elle importante et quelle place occupe les réseaux sociaux ?
La relation avec nos fans est primordiale et la place des réseaux sociaux est prépondérante.
Les deux étant intimement liés puisqu’à notre échelle, les réseaux sociaux sont un excellent moyen de communiquer avec les personnes qui nous suivent aux quatre coins de la France.
L’été dernier, nous avons d’ailleurs organisé une tournée complète avec pour seul soutien notre réseau Facebook et Instagram. Une réussite totale : 4500 km parcourus sur les routes pour 35 dates en 30 jours, alors que 2 semaines avant le départ on avait aucune date de bookée et un budget total égal à 0€ ! Nos fans ont été super réactifs et ont tous joué le jeu du partage !!! Des moments magiques qu’on n’est pas prêt d’oublier.
On adore partager notre musique et sans tous ces gens qui nous suivent, on est rien du tout !
Donc on s’écoute, on s’entraide, on avance ensemble ! C’est comme ca qu’on conçoit la Scratchattic family !

Qu'appréciez-vous dans la scène et quelle est l'ambiance au contact du public ?
Le live, c’est vraiment ce qu’on préfère ! On kiffe être à deux sur scène. Parfois on se chamboule un peu quand l’un ou l’autre part en freestyle ! Mais c’est cette adrénaline qui nous pousse à nous dépasser et on adore !!!!! On adore aussi les échanges avec le public qui sont toujours top, une bonne vibe, c’est que du bonheur ! Surtout quand on envoie quelques rythmiques drum & bass en fin de set et que tout le monde s’enjaille !!!!
Autre point qu’on affectionne avec le live, c’est la possibilité d’imaginer des formes scéniques originales et diversifiées. On s’amuse pas mal avec ça et ça donne lieu à des expériences musicales assez folles. C’est d’ailleurs comme ça qu’on s’est retrouvé à jouer en haut d’une montagne, en pleine nature, perché à 2500 m d’altitude ; au bord d’un lac les pieds dans l’eau ou même dans une brasserie au milieu des fûts de bières ! On a aussi imaginé notre set quasi sans rythmique pour concevoir une sieste musicale… bref les idées ne manquent pas et on raffole de ce genre d’expériences qui ne peuvent s’apprécier qu’en live !

Une indiscrétion à nous donner sur le nouveau spectacle et comment préparez-vous vos sets ?
Pour notre nouveau set, on a prévu de repenser notre scénographie dans son ensemble, avec un travail sur la vidéo et la lumière encore plus poussé ! On essaye de penser à chaque détail et on veut aussi rendre notre spectacle encore plus « live » avec l’ajout de nouveaux contrôleurs (on ne vous en dit pas plus mais ca va claquer) !
Pour ce qui est de la préparation, c'es toujours la même recette. On commence par passer beaucoup de temps au studio à bidouiller et répéter. L’idée c’est aussi de proposer des versions différentes de nos tracks en live avec des arrangements spécifiques qu’on ne retrouve pas forcément sur nos albums (parties rythmiques modifiées, remix etc).
Ensuite, on travaille nos sets en résidence avec notre équipe pour affiner chaque élément scénique ! Un travail de titan qui prend énormément de temps mais qui fait la différence sur scène :)

Comment avez-vous vécu le Disquaire Day et la fête de la musique qui se sont récemment tenus ?
Avec ce tout ce qui se passe en ce moment, autant dire qu’on ne l’a pas forcément bien vécu.
Le disquaire day s’est fait à domicile à chiner des skeuds à distance… Et pour la fête de la musique, on voulait sortir notre set up nomade dans la rue et offrir un live aux gens qui nous suivent, malheureusement ça n’a pas pu se faire… évidemment, ça n’est que partie remise :)

Que souhaitez-vous dire pour conclure ?
On a la dalle de rejouer et de s’exporter en dehors des Hauts de France (voire s’exporter de France tout court) alors on espère que les opportunités de concerts vont refaire leurs apparitions pour qu’on puisse continuer à partager notre zik !
Et pour ceux qui veulent soutenir nos projets et rejoindre la Scratchattic Family, on vous donne rendez-vous sur les réseaux sociaux et sur notre page Ulule.
Merci Divertir pour cet échange.
Et encore merci à tous ceux qui nous suivent pour le soutien ! Prenez soin de vous l’équipe ! One love.

Merci à Scratchattic d'avoir répondu à notre interview !
Retrouvez les également sur Facebook.

SCRATCHATTIC - The wild scope [Full EP]

interview Musique

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