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Saint Evil Street : l'EP Cursed

Saint Evil Street est un groupe de rock alternatif Français, qui propose une musique agressive et mélodique savamment dosée. Le groupe de rock alternatif révèle son premier EP, Cursed.

Saint Evil Street

Fortement influencé par les légendes du stoner et du grunge, le trio vous révèle aujourd'hui son premier EP, intitulé Cursed. Ce dernier est dispo nible depuis le 22 Mars 2019 au format physique et sur toutes les plateformes de streaming.

“Cet EP est un premier cap pour nous. Il nous permet d’ancrer notre style pour exprimer notre opinion et pour aborder notre thème récurrent : l’être humain. L’accomplissement du musicien, c’est de traduire en sons les nombreuses expériences qu’il traverse au cours de sa vie et les leçons qu’il peut en tirer, en créant des musiques que chacun peut s’approprier. Cursed est la première concrétisation de notre identité”, nous raconte le groupe.

Il poursuit : “Notre message, en tant que groupe et à travers cet EP, découle de notre fascination pour l’humanité, composée d’esprits paradoxaux qui nous amènent à oublier l’intérêt essentiel de notre existence, dans le cosmos, dans la nature, et dans notre environnement, en tant qu’animal.
Notre musique est une balade contemplative des comportements primaires et impulsifs de l’Homme dans sa société, ses vertus et ses défauts, son innocence et sa culpabilité. En tant que saint, et que démon”.

Interview Saint Evil Street

Comment vous êtes-vous rencontrés et d'ù vous est venue votre passion pour le rock ?
Valérian : A l’époque, ça faisait un peu plus d’un an que j’avais emménagé sur Strasbourg et je recevais depuis tout ce temps des notifications d’annonces de recherche de musicien via un site. J’avais tendance à ne regarder que les longues annonces ambitieuses en croyant y trouver un projet plus sérieux, mais finalement j’ai juste répondu à celle d’Octavio qui m’a intrigué : « Groupe alternative, stoner grunge cherche batteur du style Brad Wilk !!! »
Deux semaines après j’ai reçu un sms en anglais d’un mec qui m’invitait à venir dans sa cave pour écouter quelques maquettes, c’est comme ça que j’ai rencontré Octavio. On a d’abord commencé le projet avec Mike à la basse, mais qui a finalement pris une autre direction artistique. A ce moment-là il nous restait 20 jours pour préparer un concert, pour dépanner j’ai appelé Valentin, parce que je savais qu’il aimait le challenge, et finalement son état d’esprit a matché à 100% avec nous et avec le style de musique qu’on voulait faire. Donc on lui a proposé de rester (en plus, il a acheté des cordes vertes pour sa basse, c’était décisif).

Pouvez-vous nous présenter votre EP Cursed ?
Valérian : Comme c’est notre premier EP, au début, on avait besoin de fixer les musiques qu’on travaillait ensemble depuis des mois pour valider notre style. Au moment d’enregistrer et d’entendre pour la première fois ce qu’on faisait avec du recul, on a d’ailleurs retravaillé certains passages, et ça a eu des conséquences sur nos autres compositions.
Pour l’ambiance, on a toujours voulu s’orienter vers cet imaginaire cynique-réaliste-optimiste, teinté de violet, en écho à la dichotomie des paroles d’Octavio et de son esprit fantasque. Il est surtout question de notre société, de l’isolement (paradoxal) des individus dans ce monde en apparente effervescence. On a voulu donner du relief à nos tourmentes intérieures, mi angoissées, mi extasiées, souvent mélancoliques.

Qu'est-ce qui vous a intéressé dans le fait de parler des esprits paradoxaux de l'humanité ?
Octavio : J’adore la littérature et la poésie ésotérique et particulièrement la façon dont y sont utilisées des situations conflictuelles pour en faire ressortir des idées magnifiques. Pas des messages magnifiques, mais des situations réalistes magnifiées. Le mouvement grunge a été la première porte ouverte sur ce monde pour moi, j’adore Nirvana, Pearl Jam, Soundgarden, et notamment Alice In Chains, qui est une de mes influences majeures. On y retrouve tous les ingrédients que je voulais avoir dans mon groupe de rêve, des paroles mélancoliques, portées par de nombreuses harmonies de voix. C’était pour nous le modèle à suivre lorsqu’on parlait de l’arrangement, de la couleur du son et du style.

Est-il possible de nous faire entrer dans les coulisses des enregistrements studio de Cursed ?
Valentin : En fait, il y a eu plusieurs records pour cet EP parce qu’on a décidé par 3 fois de changer de matos ou de méthode pour pouvoir avoir une meilleure prise de son.
Valérian : C’est vrai, comme c’était notre premier crash test en tant que groupe, on voulait être sûr du résultat. D’ailleurs, on a collaboré avec Ben et Thibaud de « La Belle Intention », un label qui venait de se créer et qui montait son studio, des deux côtés les attentes étaient grandes sur ce projet, c’était d’autant plus enrichissant.
Octavio : Je me souviens un des plus gros problèmes pendant l’enregistrement d’une piste de batterie sur un morceau plutôt tricky, Val a bloqué sur un des passages les plus simple (ahah). Les solos de guitare ont aussi eu droit à de nombreuses versions différentes comme je ne suis pas vraiment un guitariste lead et que je suis rarement satisfait des premiers jets.

Parlez-nous du titre The Wolf Behind The Door...
Octavio : Son écriture était très simple et son enregistrement plutôt fluide, c’est une des premières musiques qu’on a mis en place ensemble. C’est la musique qui définit le mieux notre son et notre couleur, une palette des mélanges de styles qu’on aime.
Valérian : C’est la première musique avec laquelle on a validé notre cohésion musicale en quelques sorte. J’ai eu plusieurs projets avant celui-là, mais la principale difficulté c’est rarement la technique, mais plutôt de s’accorder sur le style qu’on joue et qu’on a envie de jouer. Sans ça, on devient des musiciens qui jouent une partie sans la vivre. C’est la grosse différence que je vis depuis que je connais Octavio et que Valentin nous a rejoint. On reste sur la même longueur d’onde dans à peu près 100% des choix qu’on fait, c’est rare et ça rend les choses très fun. Concernant “Wolfy” de son petit nom, c’est une histoire de trouble, de confrontation et d’introspection.
Valentin : Et c’est globalement celle que les gens préfèrent en concert jusqu’à maintenant ! Par contre, depuis la sortie de l’EP et au vu des quelques retours qu’on a eu, c’est marrant de voir qu’il n’y a pas encore d’unanimité sur un morceau en particulier.
Valérian : Les algorithmes des plateformes de streaming vont pouvoir lever le mystère bientôt ! ahah

Peut-on en savoir plus sur le bel artwork de Cursed ?
Valentin : Nos premières réflexions quant au design de l'artwork nous ont menées à l'idée plus ou moins claire de dessiner un personnage, qui serait positionné dans un décor plus ou moins bleu et violet mais aussi un peu rose, et exprimant la dualité de l'esprit humain.
Suite à une vague de suicide et la démission d'une 15aine d'artistes pour départ en dépression faute d'inspiration possible du fait de nos consignes aussi peu claires, on a été sauvés par Kota, un ami graphiste qui, d’après une photo prise par Valérian sur le retour d'un repas d'affaire arrosé vers 5h30 un dimanche matin, nous a dessiné ce qui est devenu aujourd'hui la pochette de Cursed.
Au final, on a tellement accroché au décor qu'on a décidé de ne pas surcharger avec d’autres idées qu’on avait eu à l’origine. Le mieux reste par contre d’avoir la version physique en main pour comprendre pleinement la scène qui s’y déroule entre le front et le back...

Des clips sont-ils prévus et comment les imaginez-vous ?
Octavio : Oui on prévoit de faire ça pour The Wolf Behind The Door en premier. C’est l’histoire d’un homme qui cherche désespérément des réponses tout le temps, il se dédouane de ses pires comportements en rejetant la faute sur une autre personne. Il part à sa recherche, en proie à ses instinct primaires, il sort et arpente le monde pour chasser le responsable, arrive à une petite cabane cachée dans les bois, persuadé d’y trouver la personne responsable de son malheur. Il crie et l’appelle à travers la porte pour finalement se rendre compte que c’est sa maison, que c’est le monde qu’il s’est créé, que c’est la forêt angoissante qu’il s’est créé, et qu’il est la seule raison de sa situation.

Une indiscrétion ou une anecdote à nous raconter ?
Valentin : Ça des anecdotes on en a plein, notamment avec mon matos qui a subi quasiment systématiquement quelques jours avant nos concerts des traumatismes plus ou moins violents, qui nous ont obligé à trouver des solutions galères de dernière minute.
Valérian : Il a réussi à casser sa basse en prenant l’avion, je pense que c’est un premier achievement de rockstar !
Valentin : Ouais, ces misères, c’est un peu l’essence même de l’EP en fait, on a eu tellement de poisses diverses et variées pendant la période des records que c’est une des raisons pour lesquelles on l’a appelé Cursed.

Quel souvenir gardez-vous de la demi-finale du SPH au Mensabar et en quoi ce type d'évènement est important pour vous ?
Valentin : Ça a été vraiment génial de jouer là-bas autant pour le public chaque fois au rendez-vous et super motivé, que pour les rencontres qu’on a pu faire avec les membres d’autres groupes Allemands qui participaient au contest. C’était aussi l’occasion de faire venir pas mal de potes qu’on n’a pas l’occasion de voir souvent !
Valérian : D’ailleurs c’est incroyable, sur les 4 concerts qu’on a pu faire pour le concours, je crois qu’il doit y avoir plus d’une cinquantaine de personnes différentes qui sont venues en faisant plus d’une heure de route à chaque fois. Et effectivement, pour un concours, l’ambiance entre les groupes et le jury était géniale, on a gardé contact avec certains groupes, et on aimerait bien les recroiser sur scène bientôt !

Hâte de retourner sur scène ? Quelles vont être les prochaines grandes dates de vos concerts ?
Valentin : Carrément hâte ! Octavio ayant récemment déménagé en Allemagne, et ayant pas mal été occupé par la sortie de l’EP, on n’a pas eu d’occasions de jouer en live depuis le SPH, mais on vient de s’inscrire au tremplin du Hellfest, donc on vous donne rendez-vous à la main stage du Hellfest cette année quand vous aurez été suffisamment nombreux à voter pour nous !
Valérian : Si si, sinon on pourra au moins ouvrir une vente à la sauvette d’EP sur le Easy Camp avec Valentin, on est crew là-bas.

A travers la balade de Cursed, vous souhaitez montrer l'identité du groupe Saint Evil Street. Quelles vont-être vos prochaines aventures et donnerez-vous une suite à l'EP Cursed ?
Valentin : En fait, quand on a décidé de se lancer dans l’aventure, on avait déjà pas mal de compos dans notre sac et potentiellement de quoi faire un album. On a donc eu l’idée de commencer par un EP en choisissant 4 de ces compos pour se faire une première expérience et il y a déjà du boulot !
En ce moment, on bosse pas mal pour se mettre à produire dans le but de monter un home studio, on aimerait donc bien poursuivre ce qu’on a commencé avec l’EP en concrétisant bientôt de nouveaux titres !

Que souhaitez-vous dire pour conclure ?
Octavio : Pour la suite, on prévoit de continuer à composer, de prévoir des concerts, et continuer à évoluer en bossant. Toutes ces histoires d’être un groupe de rock après tout, c’est surtout beaucoup de boulot que peu de gens perçoivent. C’est un quotidien de chasseurs, toujours à l’affût de nouvelles idées pour de nouvelles musiques.

Merci au groupe Saint Evil Street d'avoir répondu à notre interview !
Retrouvez le aussi sur Facebook.

Saint Evil Street - The Wolf Behind The Door [Live @Freiburg]

interview Musique

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