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Romain Lemire : l'album Monument aux vivants

Maxime Lopes Par Le vendredi, 28 janvier 2022 à 16:16 0

Dans Culturel

Romain Lemire déboule dans le paysage de la chanson avec un album sans artifice, au plus près de lui-même. Un mélange de lucidité sereine et d'humour porté sur la délicatesse, une forme qui hisse la douceur en étendard et, toujours à portée de voix, le sourire comme un voile de pudeur. Sur le fond, un refus permanent du cynisme tout autant que de la superficialité et un regard sur la vie toujours orienté du côté de la lumière.

Romain Lemire

Romain Lemire déboule dans le paysage de la chanson avec un album sans artifice, au plus près de lui-même. Les premiers mots donnent la tonalité de l’ensemble : Je suis mort, on aura tout vu. Un mélange de lucidité sereine et d'humour porté sur la délicatesse, une forme qui hisse la douceur en étendard et, toujours à portée de voix, le sourire comme un voile de pudeur. Sur le fond, un refus permanent du cynisme tout autant que de la superficialité et un regard sur la vie toujours orienté du côté de la lumière, jusqu'à évoquer les Outrenoirs de Pierre Soulages dans Matins Légers.
En cherchant la joie dans les enterrements (La mort n’est pas un échec, c’est la fin d’une réussite...), en trouvant une forme de mélancolie aux fanfares de rue, Romain Lemire fait ici acte de résistance mais tendrement, on pourrait même dire avec une forme de féminité qui s'entend jusque dans sa voix.
Les arrangements très soignés de Laurian Daire font la part belle aux sonorités acoustiques. Pas étonnant, donc, de croiser un piano à la Satie invitant à la rêverie plutôt qu’aux écrans dans Contemplatifs, une machine à écrire devenue boîte à rythme dans l’oulipien Ponctuation, ou encore dans La même chose, lumineux duo avec Sophie Le Cam, des accents nettement plus pop.
Comme pour un feu d’artifice, les cuivres et les percussions offrent un final éclatant avec cette invitation à Vivre en Fanfare, en duo avec François Morel dont Romain Lemire est devenu un complice à la scène.
« Résilience » est aujourd'hui un mot très galvaudé mais s'il est un disque, en ce début d'année 2022, qui mérite de revendiquer ce terme, c'est sans doute Monument aux Vivants.

Biographie

Romain Lemire partage ses activités entre l’écriture, le théâtre et la chanson. Il écrit et compose ses premières chansons en 1999 et commence à se produire régulièrement dans les cafés-concerts de Paris.

Son premier album, Il pleut des plumes, est sorti en 2002. Il a assuré des premières parties de Hubert-Félix Thiéfaine et Michel Fugain, remporté trois prix en finale du concours "Scènes d'automne" de Cambrai, dont le grand prix de la SACEM, remporté cinq prix en finale du concours "Chapeau bas" au théâtre de la Colline, ou encore figuré dans la programmation du Grand Mezze de Edouard Baer et François Rollin au Théâtre du Rond-Point.
Auteur, il a été parolier co-édité par Universal Publishing et Le bon label entre 2010 et 2015 (Antoine, Stanislas) et auteur de dramatiques radiophoniques pour France Inter, de chroniques pour France Culture, et de sketchs humoristiques pour M6.
En parallèle, depuis 2005, il travaille régulièrement en théâtre, voix radiophoniques et doublage. Il a notamment été à l’affiche de Adèle a ses raisons de et mis en scène par Jacques Hadjaje (Avignon, Lucernaire et tournée) et de Miss Carpenter de et avec Marianne James (théâtre Rive Gauche, théâtre du Gymnase et tournée) pendant 6 ans.
Il est actuellement en tournée avec François Morel avec les spectacles J’ai des doutes, autour de Raymond Devos et Tous les marins sont des chanteurs.

Je suis mort

Musique

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