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Rest In Furia : l'EP Silent Beholders

Maxime Lopes Par Le mardi, 16 novembre 2021 à 21:55 0

Dans Culturel

Rest In Furia est un groupe de Metal Alternatif formé en 2015 dans la région Parisienne (95). Le groupe dévoile l'EP Silent Beholders.

Rest in Furia - Silent Beholders

Un projet qui incarne ce que la société produit comme blocages et questionnements. Le groupe l’exprime au sein de ses textes et de sa musicalité, ce qui pousse les musiciens à varier leur ambiances et styles de jeux.
Influencés par les sonorités du Death metal ou du Progressif, il en résulte une musique puissante, énergique et chaotique, qui reflète leur regard instable et lunatique du monde.

Qui se cache derrière Rest In Furia et comment s'est formé le groupe ?
Nous sommes un groupe formé de 4 membres :
Thomas Valentin est au chant et à la guitare
Quentin Lagache est à la guitare lead
Mélanie Bardano est à la basse.
Et Sébastien Léger est à la batterie.
Et notre petit bonhomme aux yeux blancs se charge de jouer dans nos clips à notre place !
Quentin et Sébastien ont d'abord commencé à jouer ensemble en 2015, à faire quelques compos et reprises. Mélo a rejoint le groupe d'abord à la guitare puis ensuite et la basse ; et Thomas d'abord seulement au chant puis il a ajouté la guitare par la suite du fait d'un changement de line up. Le groupe s'est vraiment concrétisé en 2017-2018 avec des premiers concerts et l'enregistrement d'un premier EP "Welcome".

Pouvez-vous nous présenter votre EP Silent Beholders et son univers ?
Silent Beholders est donc notre troisième EP, il s’inscrit dans la même lignée que le précédent Rising Confusion. Celui-là ayant un son chaud et agressif, brut et chaotique. Avec cet opus on a voulu créer quelque chose à l’opposé, froid, atmosphérique et produit avec précision.
L'univers de Silent Beholders parle de tous ceux qui sont passifs, ceux qui contemplent, ceux qui voient et passent sans rien dire, ceux qui acceptent sans se plaindre, ceux qui se laissent porter sans voir où ça les amène, qui se laissent contrôler. C’est comme ça que l’on décrirait cet univers. Il n'y a pas de jugement, seulement des questionnements sur la finalité à laquelle cette passivité amène.

Quelles ont été vos inspirations et qui sont ces spectateurs silencieux ?
Certaines inspirations sont assez évidentes dans notre musique. On préfère alors évoquer les artistes qui nous influencent plus implicitement comme Mastodon, Tool, System of a Down, The Haunted, Ghostemane, Sylosis... Cela pousse les gens à chercher les clins d'œil et les influences cachées dans notre musique.
Les spectateurs silencieux, ce sont ceux qui existent sans que l'on ait besoin de les voir. Ceux qui constatent sans revendiquer ou exprimer, mais qui n'en pensent pas moins. Il y a tellement de nouvelles personnes mises en avant, pour clamer tout et n'importe quoi. Alors avec ces morceaux on laisse une petite (toute petite) place pour ceux-là, qui observent et se taisent.

Quelle importance accordez-vous aux textes et aux messages que vous souhaitez faire passer ?
Les textes sont des émotions. Ils représentent un ou plusieurs moments vécus, et surtout des réflexions intérieures.
Nous ne voulons rien dénoncer, nous nous mettons en position de spectateurs qui constatent ce qu'il se passe dans le monde. C’est une toute petite partie de la masse silencieuse qui vous parle.
Quelque part, on fait un peu partie de ces "Silent Beholders".

Quels ont été vos choix sur le plan instrumental avec cet opus ?
Sur le plan instrumental, on garde notre composition principale : deux guitares, basse, batterie et chant.
Ensuite on a tenté pas mal de nouvelles sonorités au niveau des arrangements, des nappes et quelques synthés. Ça a permis de donner une véritable identité sonore, le "spectre" comme on aime l'appeler entre nous, que vous pouvez entendre tout au long de l'EP (notamment au début de "No Project" et à la fin de "Out of the Kingdom"). C'est une forme d'entité présente dans tout l'EP.

Comment se sont passés les enregistrements en studio ?
On a enregistré à l'Hybreed Studio à Fontenay sous Bois, avec Andrew Guillotin qui avait déjà enregistré notre Ep Rising Confusion. Contrairement au précédent, on n'a pas enregistré tous ensemble, en "live".
On a fait le schéma classique donc Sébastien à la batterie d'abord, sur une bonne journée, Mélo à la basse sur une journée aussi, et Thomas et Quentin aux guitares sur deux jours et voix sur une journée.
Malgré quelques petits imprévus, on était bien préparé et Andrew a fait du très bon taff (et a été très patient).
Thomas a ensuite pris le relais sur le mixage. Il a pû donner l'aspect qu'il imaginait aux morceaux. Ensuite on les a envoyé à CHS-PROD pour le mastering.

Parlez-nous du titre Out of the Kingdom et de son clip...
Out of the Kingdom, ça parle d’une personne bercée toute son enfance par des promesses d’un avenir merveilleux lorsqu’il quittera le Royaume. (J'ai choisi l’image du royaume car il est élevé comme un petit roi, et en plus ça allait bien avec le côté celtique du riff). La chanson raconte tout le chemin rempli d’ennuis qu’il rencontre au début de l'âge adulte, tout en gardant cette foi en ces promesses de son enfance. Jusqu’à ce qu’il se rende compte que tout ça était faux. Et que la vie n’allait jamais changer pour lui.
Pour le clip, on voulait absolument jouer dans un espace vert pour cette chanson, c’était non négociable.
Ça faisait un rappel de ce besoin d'air et de changements évoqué dans les paroles. Ensuite le clip est un prélude à un petit film d’animation, "The Beholder" que nous avons fait à la sortie de l’EP, disponible sur notre chaîne Youtube. On vous laisse découvrir par vous même et faire votre propre interprétation !

Quels ont été vos choix sur l'artwork de Silent Beholders ?
On voulait reprendre un style assez graphique, typé bande dessiné, que l'on avait mis en place avec notre Ep Rising Confusion avec notre précédente graphiste mais surtout avec nos clips. Quelque-chose qui laisse court à l'imagination des gens qui regardent la pochette. On savait précisément ce que l'on voulait, on a fait plusieurs maquettes avant de contacter notre graphiste actuelle, Alicia Pansardi. On lui a donné les indications et on l'a laissé mettre sa patte sur la cover. Elle a fait un super travail et a été très à l'écoute de nos demandes. On voulait que ça évoque l'univers que l'on avait mis en place, cette ville froide, pleine d'écrans, où des personnes aux formes humaines, déambulent sans raison apparente.

Une anecdote à nous raconter sur Silent Beholders ?
Certains des morceaux de l'EP sont très anciens et ont connu plusieurs versions. No project en a connu quasiment 4 et a presque 5 ans. C'était même un morceau que les gens appréciaient déjà quand on le jouait dans son ancienne version ! Mais à l'origine, c'était un morceau de techno que Thomas avait composé pour lui, preuve qu'il ne faut jamais jeter une idée !
De même, à l'origine, l'Ep devait sortir en même temps que Rising Confusion, comme un "double EP".
Mais on a voulu prendre le temps de le recomposer et de mieux étudier le projet. Toutefois, certains morceaux des deux EP sont complémentaires et se répondent voir sont presque jumeaux. On vous laisse chercher et découvrir lesquels ! (Ce n'est pas toujours évident ceci dit).

Que souhaitez-vous apporter au public avec cet EP ?
On vous invite en écoutant cet EP, à prendre un peu de recul, à fermer les yeux et à vous laisser guider tout le long de ces 28 petites minutes. Pour peut-être ressortir au mieux, avec l’envie d’en savoir plus et d'écouter tous nos EPs, au pire avec l'expérience de s’être laissé emporter, ou pas, pendant 28 minutes par quelque chose de différent.

Des concerts sont-ils planifiés et que vous apporte la scène ?
La prochaine date que l'on a de prévu, c'est le 24 novembre au QG Oberkampfs avec Muertissima et Toxxic Queen !
On est en train de rechercher des dates pour 2022, le monde reprenant tranquillement son cours.
La scène nous rebooste grandement, elle nous donne l’envie de continuer d’aller encore plus loin, de repousser nos limites, et surtout de partager avec vous notre musique !

Que souhaitez-vous dire pour conclure ?
Merci pour votre intérêt ! On espère que notre univers vous plaira ! On se donne à fond et on est loin, très loin, d'avoir accompli tout ce que l'on a prévu.

Merci à Rest In Furia d'avoir répondu à notre interview !

REST IN FURIA - Out of The Kingdom [Official Video]

Musique interview

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