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Remains of Morpheus : l'album XXI Parallels

Après 2 ans d'existence, le groupe Remains of morpheus s'appête à sortir son premier album XXI Parallels.

Remains of Morpheus - XXI Parallels

Crédit visuel : Maxime Pompougnac

Est-il possible de nous présenter le groupe Remains of Morpheus et son univers ?
Oui c’est possible…

Peut-on en savoir plus sur l'album XXI Parallels que vous préparez pour cette année ?
Oui c’est aussi possible... (rires)
C’est un album concept instrumental autour de la technologie déshumanisante et d’une femme piégée dans ce système anxiogène. XXI Parallels fait référence à un monde parallèle au nôtre, au 21ème siècle. On a été beaucoup inspirés par l’oeuvre de George Orwell 1984 ou encore par des films/séries comme Métropolis ou Black Mirror. On commence l’histoire en se focalisant sur le caractère fictif de cette dernière, mais à la fin ce qui nous frappe le plus c’est de se rendre compte qu’on vit la même chose, sous d’autres formes. On est juste trop concentrés sur l’apparence... On voulait composer autour de ce sujet : l’illusion.
Sinon, d’un point de vue technique, les prises studio et le mixage sont finis, on est actuellement sur le mastering de l’album avec Z-LAB et après on l’envoie au pressage !
XXI Parallels devrait sortir le 1er Mars et pour l’occasion on jouera au Relax Bar à Poitiers.
Ça fait un moment qu’on travaille sur cet album, on est vraiment très pressés de le sortir...

Faites nous entrer dans les coulisses des enregistrements studio et comment avez-vous abordé cette étape ?
L’important était de capter notre son live, son énergie et sa puissance, tout en travaillant la qualité acoustique sur des morceaux comme Moving circles.
On s’est vraiment amusés à chercher des nouvelles sonorités, on a par exemple utilisé une cabine Leslie sur Hunted. C’était assez exceptionnel d’entendre ce son là en vrai...
On avait tout préparé pour notre arrivée en studio mais sur place nous nous sommes permis beaucoup d’expérimentations : c’était vraiment un bon moment de recherche, de création, d’expression.
Ceux qui nous connaissent retrouveront notre son mais auront sûrement quelques surprises…

The Awakening et Hunted vont se décliner en 2 versions, pourquoi ?
The Awakening est une immersion dans le rêve (cauchemar ?) prémonitoire de notre héroïne où cette dernière se rend compte qu’elle est utilisée ainsi que le reste de la population par tous les réseaux qu’elle utilise, les écrans connectés et les géants du divertissement. La population entière est placée dans un état de transe où la vie extérieure, physique, sensitive n’existe plus. Elle s’imagine alors une nouvelle société détachée de tout ça avant de se faire rattraper par la réalité. Globalement c’est ce que raconte The Awakening. C’est un tableau, en plusieurs mouvements.
De même pour Hunted… Mais là, on est bel et bien sortis du monde des rêves.
C’est une chasse à l’homme. Après s’être rendue compte de la réalité, et voulant échapper à son aliénation, notre héroïne se fait chasser par le système en place qui ne tolère pas d’écarts. Happy end ou pas ? A vous de l'interpréter !
Pourquoi une héroïne ? On voulait que notre histoire soit racontée, donc jouer d’une manière subjective. Notre musique se ressent plus qu’elle ne se commente. Nous ne voulions pas d’une musique descriptive.

Vous réalisez un financement participatif, en quoi cela vous sera utile ?
Nous avions déjà un enregistrement studio d’excellente qualité sous les mains, mais pas les moyens financiers de l’exploiter et encore moins de presser un album. Pour les groupes indépendants comme nous, le financement participatif c’est la manière la plus simple et la plus avantageuse pour trouver des fonds et en même savoir si on est suivis. On a choisit de travailler avec la plateforme Ulule, car plusieurs potes était passés par là (Lysistrata / Bewilders / Wallack), sans savoir du tout si ça allait marcher.
Finalement ça a été une grosse réussite, on a eu l’argent suffisant pour sortir l’album (même plus), et le coeur plein d’encouragements et de soutiens pour la suite de l’aventure ! On a aussi vraiment pu se  rapprocher plus personnellement de notre public de manière plus intime qu’à la fin d’un concert.

En quoi le fait d'être encadrés par 2 labels vous aide-il dans votre parcours musical ?
Nous sommes actuellement entouré de 3 entités (rires) qui nous aident à avancer : Morphazik, Alabel Production et Musique et scène.
Les 3 sont venus vers nous en nous offrant un partenariat, c’est vraiment gratifiant.
Morphazik n’est en fait pas un label, mais une association de développement artistique.
Ils nous aident pour la communication, l’organisation. On bénéficie aussi d’un soutien juridique et administratif qui nous enlève un gros poids.
Le mastering de l’album se fera par exemple par Z-LAB, membre de Morphazik.
Alabel Production et Musiques et scène s’occupent eux du booking.

Peut-on en savoir plus sur l'artwork réalisé par Maxime Pompougnac et cette barre d'immeuble ?
Maxime Pompougnac est en fait l’ancien colocataire de Tom (guitariste). C’est un photographe indépendant très doué avec qui nous voulions travailler depuis un moment...
Le visuel de l’album est une photo qu’il a réalisé à Soho à Londres lors de l’un de ses voyages. Elle nous a tout de suite parlée, et a fait écho avec le paysage industriel et surréaliste dans lequel se trouve XXI Parallels.
Nous lui avons proposé de s’occuper de tout l’artwork de l’album ainsi que de la conception des T-Shirts et des Posters. Il fait du super travail !

Un clip est-il prévu ? Comment l'imaginez-vous ?
Nous en sommes en train de travailler sur l’idée d’un clip effectivement. C’est encore trop vague pour en dire plus.

Une indiscrétion à nous donner pour l'album XXI Parallels ?
Nous avons enregistré l’album en une semaine.
On a fonctionné de manière très live. On a pas enregistré bout par bout, couplet, puis refrain etc... de toute manière il n’y en a pas. Les morceaux ont été enregistrés du début à la fin en 1 ou 2 parties, ce qui est assez long pour des morceaux de 10 minutes... On a donc dû recommencer pas mal de fois, mais le résultat en vaut la peine.
Ah oui, et un easter egg est aussi dans l’album, alors tendez l’oreille !

Comment ressentez-vous la scène et aurez-vous l'occasion de donner des concerts prochainement ?
Le projet est né et a grandi sur scène, alors les concerts on adore ça. Ce sont des instants privilégiés où nous pouvons chercher des moments d’osmose, on oublie tout et même l’endroit où on se trouve tout les 3.
Notre prochain concert sera pour la release party au Relax Bar à Poitiers le 1er Mars et on prépare d’autres concerts que nous vous communiquerons via les réseaux sociaux.

Comment le public accueille votre univers rock progressif ?
Et bien à notre plus grand bonheur notre musique plaît autant aux amateurs de rock et de metal progressif qu’aux néophytes. On s’était fixés une idée dès le début : être capables d’emporter tout le monde dans notre univers sans être enfermés dans un esthétique musicale précise.
L’idée générale qui ressort dans le public est celle du voyage. Ça nous semble être un bon accueil !

Que souhaitez-vous dire pour conclure et qu'espérez-vous pour 2019 ?
Pour conclure nous voulions remercier tout ceux qui nous ont aidés jusque là : Morphazik, Alabel Production, Musique & scènes, Poitiers jeunes.
Il y a aussi Rémy Beauchêne et Benoît Courtel qui nous font la lumière et le son et qui font partie intégrante de nos concerts et de notre identité scénique et dont on ne parle pas assez souvent.
Et bien sûr un énorme merci à tous ceux qui ont contribués à la campagne Ulule et tout ceux qui nous suivent dans notre aventure !
De notre côté on prépare une tournée, un clip est en gestation et on est déjà sur la composition de nouveaux morceaux pour le prochain album.
Pour cette année 2019 on espère prendre toujours autant de plaisir à jouer et rencontrer toujours plus de “voyageurs”.

Merci à Remains of Morpheus d'avoir répondu à notre interview !
Vous pouvez les suivre sur Facebook.

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