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Rawb présente l'album The Beachfront

Rawb dévoile son album The Beachfront aux couleurs tropicales et accompagné de plusieurs clips.

Rawb - The beachfront

Né à la Réunion, Rawb a grandi dans un vivier artistique et musical métissé. Cette culture tropicale, combinée avec un goût prononcé pour les musiques jamaïcaines et le hip hop aura forgé son identité : un reggae moderne chanté en anglais, qui valide une recette étonnante empreinte de fraîcheur et de maturité.

C’est en 2017, après avoir pointé une dernière fois à l'usine, qu’il fait son sac, attrape sa guitare et prend un aller-simple pour Paris. En écumant les jams et open-mics de la capitale, il commence son aventure musicale et y rencontre Trka qui devient ingénieur du son, beatmaker et DJ du projet. Ensemble, ils produisent et réalisent un EP, puis plusieurs clips qui lancent leur collaboration.
Dans leur labo parisien ils façonnent un reggae moderne dans la lignée des français Jahneration, Naâman et Biga Ranx et inspiré par les Damian Marley, Protoje et consort.

Le premier album du duo « The Beachfront » verra le jour en 2021. Il est accompagné de nombreux clips qu'ils ont aussi réalisés eux-mêmes et qui traduisent leur soif d’apprendre, de progresser et de s’épanouir. Mais surtout une belle manière d’affirmer leur indépendance.

Interview

D'où vient votre passion pour la musique et comment la ressentez-vous ?
Je dois avant tout ma passion pour la musique à mon père qui écoutait énormément de musique dans la voiture : du Jean Ferrat, Brassens, Balavoine… et aussi à mes oncles, cousins qui très souvent le soir et le weekend sortaient le sound system maison pour passer tout le répertoire créole à base de séga, maloya, seggae, reggae, zouk, kompa etc etc.
Pour la manière de le ressentir, je dirais que je me lève en musique, je m’endors en musique et j’ai tout le temps envie de créer, de composer, mon téléphone est rempli de notes vocales avec des idées de mélodies, de beats ou de paroles qui me viennent en permanence…

Pouvez-vous nous présenter l'album The Beachfront ?
Je dirais que c’est l’aboutissement de 3 ans de travail et de recherche avec mon binôme beatmaker et ingé-son TRKA. On l’a quasiment entièrement composé pendant le 1er confinement et enregistré/arrangé dans la foulée mais les sonorités, l’univers sont nés au fur et à mesure des singles qu’on a sortis depuis le début.
Pour dire deux mots de cet univers justement, disons qu’il est assez contemplatif et qu’il est ancré dans la période que l’on traverse mais j’ai aussi essayé d’amener un peu de poésie à tout ça à travers les lyrics. Je voulais que les chansons puissent encore avoir un sens dans plusieurs années.
Le but était de ne pas juste déverser nos angoisses sur les gens mais plutôt de prendre un peu de recul et d’amener si possible une touche d’espoir.

Comment composez-vous et aimez-vous vous réfugier sur une plage pour écrire ?
La plupart du temps, on se réunit avec TRKA dans son studio à Pantin et on part d’une idée de l’un ou de l’autre, d’une vibe qui puisse nous plaire à nous deux. Ensuite c’est étape par étape qu’on cherche les bons sons, les bons instruments pour créer quelque chose qui nous parle.
Une fois qu’un début de prod est né, je « topline », c'est-à-dire que je cherche des mélodies en me laissant aller sur le morceau et on trie tout ça pour que je puisse écrire quelque chose à partir de là.
Par rapport à la plage, je pense que ça pourrait être cool mais j’ai jamais eu l’occasion. J’écris surtout à Paris où j’habite maintenant et la plupart du temps, c’est au fond de mon lit dans le noir et le calme. C’est un exercice assez difficile pour moi vu que je ne suis pas complètement bilingue donc j’ai souvent besoin de bien me concentrer.

Est-ce que l'île de la Réunion, d'où vous êtes originaire, influence votre façon de faire de la musique ?
Je ne saurais pas dire jusqu’à quel point mais je ressens une connexion énorme avec mon île… Dans tous mes textes, il y a quasiment à chaque fois une référence à la Réunion. Mon imaginaire, mes rêves, tout est dirigé vers là-bas.
Après dans la musique même, je dirais que tout ce que j’écoute au quotidien me nourrit aussi et donc s’il y a une influence, elle est beaucoup plus diluée.

Quels sont vos choix sur le plan instrumental ?
Sur le plan instrumental, l’idée c’est de ne pas se fixer trop de limites. Ce qui nous rassemble avec TRKA, c’est l’envie d’apporter une touche personnelle sans être dans l’expérimental (et parfois la frontière est fine).
Mais on se fait confiance, on essaie des trucs et si ça nous donne le sourire, qu’on a plein d’idées qui arrivent pour continuer à développer une première vibe, on va au bout et on voit.
Mais pour résumer on aime quand la prod est assez puissante, moderne à la façon des beat hip hop/trap. Ensuite il faut que ça transporte quand on l’écoute, qu’il y ait un truc.

Parlez-nous du titre New Day et de son clip…
New Day c’est un titre bien à l’image de ce que je disais juste avant. Le beat est assez lourd et le refrain a quelque chose qui emporte ailleurs un peu, un côté presque rock, très puissant.
Sinon ça parle des angoisses, des peurs qu’on a tous pu ressentir au début de cette période sans concerts, sans vie sociale mais aussi du fait de trouver quelque chose en soi qui donne la force de passer au-dessus de tout ça. Dans mon cas par exemple, ça passe par la musique.
Le clip est réalisé comme quasi l’ensemble des clips, par TRKA et pour le coup le concept est très simple mais colle au morceau. C’est un vrai moment de partage entre nous, Faya Pyd et sa famille qu’on a réussi à retranscrire à l’écran, je crois. Et cette force qu’on s’est donnée et qu’on continue de s’apporter, on aimerait qu’elle soit communicative.

Vous avez échangé avec Faya Pyd sur ce titre. Comment cela s'est-il passé ?
Faya Pyd et moi, on s’est rencontrés au Rototom et c’était un an pile avant de tourner ce clip. On était placés à côté dans le camping et dès que j’ai sorti la guitare pour jouer quelques morceaux en attendant les concerts, il m’a rejoint et avant même de s’être présentés, on s’est retrouvés à chanter ensemble.
Ensuite, ça s'est fait naturellement, on a échangé nos contacts et on a eu envie de faire de la musique ensemble et on s’est donné les moyens de faire un feat à distance, qui corresponde à nos deux univers.

Comment se sont passés les enregistrements en studio de l'album ?
Très bien ! On a dû attendre le déconfinement pour pouvoir le faire donc on était très motivés. On a enchainé plusieurs jours d’affilée vu que j’avais quasiment tous les textes. Mais globalement, c’était fluide et on a encore pas mal appris grâce à cette expérience.

Que souhaitez-vous apporter au public avec votre premier album ?
Ce qui nous motive c’est d’apporter du bien-être, des bonnes ondes aux gens. On est en permanence entourés de choses négatives, surtout en ce moment et on essaie donc de proposer quelque chose d’autre. Bien-sûr, je mets beaucoup d’énergie dans mes textes pour partager une vision du monde aussi. Après, je fais attention de ne pas être moralisateur parce que moi même je travaille au quotidien pour m’améliorer.
Rien ne nous fait plus plaisir que de recevoir des petits messages, vidéos de gens qui dansent et s’amusent sur notre musique… sans avoir vraiment pu faire de concerts, on est déjà très contents d’avoir un public qui nous renvoie énormément de force !

Quels ont été vos choix sur l'artwork de l'album ?
Pour l’artwork, on voulait qu’il ressemble à notre projet, d’où ce côté illustration, assez artisanal.
Aussi, vu que tout ce qu’on produit est fait-maison, avec les moyens du bord, la cabane représente ce côté un peu roots dans la manière de faire les choses.
Bien-sûr, vu qu’on habite en pleine ville, qu’elle fait aussi partie de nous, et qu’elle influence beaucoup notre musique, on voulait qu’elle soit représentée mais plutôt en arrière-plan. Comme ça, on montre aussi à quel point le fait de créer notre propre musique nous permet de créer un univers à part, qui nous transporte aussi au quotidien dans une autre réalité.
Bien-sûr le côté mer et les pailles-en-queue (oiseau emblématique de la Réunion) sont un hommage de plus à la terre où je suis né.

Une indiscrétion à nous raconter sur l'album The Beachfront ?
Alors c’est pas vraiment une indiscrétion mais pour la série de clips de l’album dont le premier était Come Along, tout s’est décidé sur un coup de tête. On est partis en road trip de trois semaines entre les deux confinements.

Espérez-vous pouvoir retourner en concert et que représente la scène pour vous ?
Alors comme on a jamais fait de date officielle, pour nous ce serait plutôt commencer les concerts que d’y retourner. Et forcément, l’excitation est encore plus grande. Tout reste à faire, à découvrir donc on est plus que chauds de pouvoir faire nos premiers échanges avec notre public et faire découvrir notre musique encore un peu plus et d’une manière plus vivante.
C’est ça que la scène représente pour nous : le lieu de partage par excellence entre le public et nous.

Que souhaitez-vous dire pour conclure ?
On est à quelques jours de la sortie de l’album, on a trop envie de partager ça et d’avoir les premiers retours. On espère que les gens seront réceptifs et que ça leur donnera envie de nous suivre, y compris le jour où on pourra aller défendre nos sons en live !

Merci à Rawb d'avoir répondu à notre interview !
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Rawb - New Day feat. Faya Pyd (Official music video)

Musique interview

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