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Playschool présente l'album La garderie

Après avoir organisé des concerts, des expos, réalisé des clips, le collectif Playschool est fier de vous annoncer la sortie de son premier album : La garderie.

Playschool - La garderie

Que peut-on savoir sur le collectif d'artistes Playschool et comment vous êtes-vous rencontrés ?
Collectif fondé en 2014, Playschool réunit nombre d’artistes chevronnés dans le but de créer ensemble et se porter les uns les autres. À travers la musique, l’écriture, le graffiti, le cinéma, la photo, la BD, la sculpture ou encore le jeu vidéo, nous faisons entendre nos voix et partageons notre vision quelque peu défaite d’un monde que nous aimerions plus juste.
Une partie d'entre nous est originaire d'Evreux, Rouen et les environs qui comptent un important réservoir d'artistes.
Nous avons ensuite rencontré les autres sur Paris ou à l'étranger, très souvent via les amis des amis des amis.

Pouvez-vous nous présenter l'album La garderie que vous préparez ?
L'album est terminé, sorti le 22 décembre et disponible sur toutes les plateformes d'écoute en ligne (Spotify, Seezer, etc...).
10 rappeurs et rappeuses posent des textes personnels, poétiques, engagés en français, en anglais ou en japonais, Bazoo Kumpo, Gogo Yubari, Trinita, Skeez, Vega, Azerty, Mod Efok, Lola (Berlin), Joint Pusher (Johannesburg), Akane (Kyoto), volent de leur propre plume en solo ou en featuring selon les productions de 5 compositeurs. L'éventail de styles et l'émulation amènent une recherche constante de qualité d'écriture et une couleur unique à chaque morceau.

Qu'est ce qui vous a motivé à faire des morceaux aux couleurs Soul et sombres ?
Nous affectionnons la couleur sonore de certaines époques où n'étions pas nés et on peut entendre ce type de son début seventies sur des morceaux tels que "Microsphères", c'est le côté Soul, mais cela vient souvent contraster avec le caractère plus froid de nos textes : la plupart des artistes présents sur l'album vivent autour de Paris dont le climat n'est pas réputé pour sa douceur. Et pas mal d'instrus sont aussi assez glaciales : météo, actualité ou tranches de vie, il faut bien avouer que nos dernières inspirations sont obscures.

Peut-on en savoir plus sur la partie instrumentale et les mélodies ?
Nous combinons samples en tout genre, synthés électroniques et guitare basse pour parler technique. Nous n'avons pas défini ce que nous voulions vraiment composer en amont, cela s'est fait au cas par cas.
Un des compositeurs proposait une idée plus ou moins construite et les autres y ajoutait un instrument, un rythme, parfois juste une petite percussion. Nous n'étions pas toujours d'accord, c'est l'avantage et la difficulté d'un projet collectif : le compromis. On finit avec une palette de couleurs qu'un seul d'entre nous n'aurait pas forcément obtenue.

Les membres de Playschool viennent de plusieurs pays à travers le monde. Comment se passent vos échanges et n'est-ce pas trop compliqué ?
Nous avons en effet quelques morceaux avec des artistes étrangers ou à l'étranger. Certains morceaux ont été enregistrés à Paris quand Akane ou Lola étaient à Paris. Mais effectivement il a aussi fallu quelques enregistrements à distance avec Joint Pusher à Johannesburg. J'ai aussi enregistré [Trinita, ndlr] avec Mod Efok cet été à Valencia en Espagne. Ca marche tant que les gens jouent le jeu et envoient les pistes dans les temps, je pense qu'il faut déjà bénéficier de liens solides pour pouvoir y arriver. Tous ces rappeurs, rappeuses sont des gens avec qui nous avons bossé avant ou avec qui on a pu partager des moments vrais. Il ne s'agit pas de simples rencontres en ligne ou en soirée. Il y avait une appréciation mutuelle de nos univers et une relation de confiance.

Est-ce simple de proposer un projet harmonieux avec des textes en français, en anglais et en japonais ?
Pour répondre simplement, non ! Ca n'était d'ailleurs pas le but. C'est aussi la petite magie qui opère une fois l'album fini : on trouve une cohésion à ce patchwork de styles et de langues. C'est la différence entre un album et une simple compilation, nous avons recherché un fil conducteur plus qu'une harmonie.

Quelles valeurs souhaitez-vous proposer avec vos textes poétiques et engagés ?
Allez comme çà : humanisme, générosité, liberté, tolérance, débauche et résistance.

Parlez nous du titre Bouche d'égouts...
C'est une métaphore : nous nous mettons à la place de rats d'égouts pour imager notre côté underground. Nous aimons partager nos tunnels même si nous sommes curieux de voir la lumière du jour.

Pourquoi réalisez-vous un financement participatif ?
Il y a certes des objectifs financiers : la matérialisation de l'album (faire des CD, des vinyles, des affiches, des tee shirts), il y a l'idée de louer du matériel de tournage, mais nous avons surtout utilisé Kisskiss bankbank comme plan média, pour impliquer le public et partager en lien plus étroit.

Que peut-on savoir de l'univers visuel de l'album ?
Il s'agit du travail d'illustration de David Tako, coauteur des BD GREEN CLASS, du work art de Ditno 83, graffiti-artiste, et de Fabrice Allard, graphiste et dessinateur. Nous nous somme imaginés une garderie où les rêves d'enfants sont mis à mal.

Peut-on en savoir plus sur le titre Atrabilaire et son clip ?
Skeez et moi-même rappons notre mauvaise humeur sur une prod de Vega conçue depuis Kyoto à base de chants grégoriens et sons de film X.
Pour ce projet de clip nous allons travailler avec un réalisateur de cinéma dont nous dévoilerons le nom très prochainement. Nous avons déjà un embryon de scénario, l'histoire traite là aussi des rêves, et de ceux que l'on tue nous-mêmes.

Vous espérez également proposer des vinyles. Qu'appréciez-vous dans ce support et qu'apporte-il à votre musique ?
Effectivement, nous sommes fiers de presser une édition vinyle : outre le fait que c'est un bel objet qui met le travail d'illustration en exergue et qui s’inscrit dans la plus pure tradition hip-hop, nous allons offrir une sélection spéciale avec des exclusivités qui ne sont pas présentes sur l'album original. Même si c'est une petite partie de notre public, nous sommes sûrs de faire plaisir.

Playschool c'est aussi les univers cinéma, la photo, la BD, la sculpture ou encore le jeu vidéo. Comment cela va s'harmoniser avec l'album et d'autres projets sont-ils prévus ?
Nous avons hâte de pouvoir organiser des évènements pour présenter la suite. Pour l'instant nous devons nous concentrer sur le clip, mais il y a déjà de nouveaux morceaux en cours et l'envie de partager le travail des autres artistes de PLAYSCHOOL.

Réaliserez-vous des concerts pour la sortie de l'album et quelle est l'ambiance sur scène ?
Oui, bien sûr, dès que ce sera safe niveau sanitaire. Pour l'ambiance, vous nous direz ce que vous en pensez quand vous viendrez nous voir :)

Que souhaitez-vous dire pour terminer ?
La vérité sort toujours de la bouche d'égouts.

Merci à Playschool d'avoir répondu à notre interview !
Suivez leur actualité également sur Facebook.

Bouche d'égout - Le Clip

A propos de Playschool et de l'album La garderie

La Garderie c'est un album de rap comptant 19 morceaux aux couleurs Soul et sombres combinant samples en tout genre, synthés électroniques et guitare basse.

10 rappeurs et rappeuses posent des textes personnels, poétiques, engagés en français, en anglais ou en japonais, Bazoo Kumpo, Gogo Yubari, Trinita, Skeez, Vega, Azerty, Mod Efok, Lola (Berlin), Joint Pusher (Johannesburg), Akane (Kyoto), volent de leur propre plume en solo ou en featuring selon les productions de 5 compositeurs. L'éventail de styles et l'émulation amènent une recherche constante de qualité d'écriture et une couleur unique à chaque morceau.

« Nos créations sont underground par essence mais nous sommes curieux de voir la lumière du jour ».

"Nous avons lancé une campagne de financement participatif ayant pour objectif de contribuer à la matérialisation de l'album et à la réalisation d'un clip , mais surtout d'impliquer le public dans notre projet. Les contributions ont atteint 70% de l'objectif en 10 jours, ce qui traduit un réel engouement général, en partie motivé par des contreparties attractives (édition spéciale vinyle collector, affiches numérotées et signées...). La campagne se poursuit jusqu'au 12 janvier 2021."

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