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Plastic Duck : Partisan du moindre effort pour son futur album ?

Les Plastic Duck vous plongent dans une bassine de swing, vous mène en bateau avec leur humour revitalisant, cosmétique mais surtout comestible. Ils n’ont pas peur de se prendre un savon et ont soif de partage !
Le groupe prépare son album Partisan du moindre effort, en financement participatif.

Plastic Duck (crédit Caroline Hennebois)

crédit visuel : Caroline Hennebois

Pouvez-vous nous présenter votre album Partisan du moindre effort ?
Partisan du moindre effort c'est le fruit de plusieurs années de composition et de vie de groupe, c'est un résumé de notre parcours. Dessus on peut y trouver l'une des premières chansons que l'on a écrite lorsque nous n'étions que deux (Beno et Moi), comme on peut y trouver une chanson qui a été composé en été 2019, juste avant le passage en studio.

Comment avez-vous composé les titres ?
La plupart du temps, on part du texte. J'ai en tête un air, j'ai des paroles, une tonalité sur laquelle j'me sens à l'aise pour les chanter et j'ramène ça en répét'. Puis on brode autour de ça, on cherche une mélodie et un groove tous ensemble, tout en essayant de respecter la couleur et l'ambiance du texte, les conditions dans lesquelles il a été écrit.

En quoi était-ce important de tester les titres sur scène auprès du public avant de réaliser un album ?
Une chanson c'est un peu comme une blague pour un comique, sur le papier ça peut paraître très drôle, puis devant le public ça ne rend pas comme on l'imaginait.
Parfois c'est la blague en elle même qui n'est pas bonne.
Parfois c'est la manière de l'interpréter.
Le fait de tester les chansons en public nous permet de jouer sur ces paramètres : sur l'idée en elle même, et sur son interprétation.
Puis il y a des chansons qui ne sont finalement pas intéressantes sur scène mais qui le sont en studio...

Comme précisé plus haut, l'un des titres (Poule-Punk) a été composé juste avant l'enregistrement. Il n'avait, pour le coup, pas été testé auprès du public, c'était un peu pour tester une nouvelle manière de travailler, le côté "brut" de composition, le "one shot". Quelque chose de très spontané, comme une performance, une peinture que l'on ne retouche pas, la photo d'un instant, comme si l'on figeait le moment.

Est-il possible de nous faire entrer dans les coulisses du studio Garden Lodge où vous avez enregistré l'album ?
Garden Lodge, c'est la rencontre de LH, ingé son réputé dans la chanson française dans la région.
Mais c'est aussi le gars qui a enregistré tout c'qui gravite autour de HK : Sidi Wacho, HK et les Saltimbanks (Les déserteurs, L'empire de papier), ZEP (Zone d'Expression Populaire), MAP (Ministère des Affaires populaires), Treize à table...
Il a aussi bossé avec Marcel et son Orchestres et c'est des groupes qui nous inspirent beaucoup.
C'est une personne qui a une sensibilité artistique qui nous plait, des influences très proches des notre et une grande expérience dans l'enregistrement d'instruments moins commun, comme l'accordéon, le saxophone baryton...

Etes-vous partisan du moindre effort pour la préparation de cet album ?
On y consacre beaucoup de temps. Il a été préparé pendant longtemps, il est le fruit de 3 années de concerts où l'on a testé les morceaux en live, où l'on a économisé chaque cachet pour nous permettre de l’enregistrer dans de bonnes conditions.
On a posé nos congés pour aller en studio cet été à la place de partir se reposer à la plage.
Et ça continue... Entre les réunions avec le graphiste, les préparations des éléments de communication, les déclarations pour protéger les chansons, les différents devis pour le pressage de l'album, la budgétisation de tout ça, et les recherches de fonds manquant...
Donc c'est un effort, mais ca n''est vraiment pas une contrainte ! 

Parlez nous du titre Etre un homme comme vous...
Etre un homme comme vous, c'est une reprise d'un des dessins animés qui a marqué notre enfance ! D'ailleurs c'est mon Disney préféré !
Et en plus de ça, c'est super bien composé, hyper intéressant à jouer. C'est une chanson qui nous parle beaucoup et on tire beaucoup d'inspiration dans ces chansons de dessin animé qui nous ont marqué (Les Aristochats, la panthère rose, et même Titi et Gros minet !)

Qu'est ce qui vous a motivé à faire un financement participatif et quel serait l'argument pour convaincre de vous aider ?
L'autoproduction ! Le fait de pouvoir continuer à faire ce que l'on veut, comme on le veut, sans la pression de financeur extérieur. Ça nous permet de rester libre face à l'industrie musicale. Et de continuer à proposer une musique sincère et authentique.

Vous pouvez soutenir l'album Partisan du moindre effort de Plastic Duck sur Ulule.

 

Vous concevez vous même la partie visuelle de l'album, comment l'imaginez-vous ?
Alors pour ça on bosse avec un graphiste, Henri, qui est également le chanteur d'un groupe avec qui on partage très souvent la scène (La Goulue). Une très belle rencontre musicale mais aussi humaine. On réfléchi dans le même sens, on aime son travail...
Le logo, nous l'avions créé nous même, car nous avons quelques connaissances en graphisme. Mais il y avait toute une partie plus technique où on avait besoin d'un vrai soutient. Et pour ça, le mieux était de bosser avec quelqu'un qui s'y connait vraiment.
Lorsque l'on image une chanson, on image le visuel qui va avec. Pour chacun des textes que j'écris j'ai des images en têtes. Une illustration (souvent à l'aquarelle) est créé pour quasi chacune des chansons.
L'avantage de bosser avec Henri, c'est qu'il va savoir mettre en valeur ces illustrations qui seront présentes dans le livret de l'album.
Donc on bosse beaucoup sur la partie visuelle de l'album, qu'est-ce qu'il doit refléter ? qu'est-ce que l'on a envie qu'il reflète ? Et ça c'est des heures de réunions et de discussions tous ensemble !
Pour la pochette, on part sur un truc assez élégant tout en gardant en tête nos inspirations, swing, jazz, chansons française...

Vous réfléchissez également à un clip, en quoi est-ce important de nos jours et comment sera-il ?
On ne réfléchi pas qu'à un seul CLIP d'ailleurs !
Le support visuel pour nous est essentiel ! Les gens écoutent la musique sur Youtube et sur Facebook, et les vidéos plaisent beaucoup !
En plus de ça, c'est vraiment intéressant de bosser le visuel en même temps que l'audio, tout comme on imagine les illustrations en écrivant les textes...
Le clip prévu dans ce financement participatif n'est pas fixe, car il dépendra du budget alloué à cette partie, et dépend donc de la campagne Ulule...
En effet, la création d'un dessin animé n'a pas le même coût que celui d'une vidéo live... Il y a la rémunération des acteurs éventuels, la location des lieux, du matériel...
La chanson sera choisi en fonction de ces paramètres !

Quelle importance accordez-vous à l'antique vinyle sur lequel Partisan du moindre effort sera pressé ?
Le vinyle, c'est un support pour les amateurs de musique, le son est plus chaleureux, l'objet en lui même est très joli. Juste l'action de déposer le vinyle dans la platine est très intéressante, de prendre le temps d'écouter dans son salon et se poser juste pour ça.
On n'écoute pas un vinyle dans la voiture ou dans le train... On écoute la musique d'une manière différente, et c'est ce qui rend aussi l'objet intéressant et convoité !

Pourquoi avoir choisi un nom de canard en plastique pour le groupe ?
Plastic Duck c'est une référence à Rubber Ducky qui est le groupe de Punk-rock dans lequel j'ai rencontré Beno (le saxophoniste chanteur) il y a 13 ans. Quand le groupe a arrêté, on a continué à le faire vivre au travers des sessions acoustique guitare/saxophone en buvant une bière (ou deux)... Et puis on a voulu s'agrandir... Et on sort un album maintenant !
Pourquoi Rubber Ducky me direz-vous alors ? La légende veut qu'un fond d'écran animé de téléphone portable avait pour nom rubberducky.gif et les membres du groupe devaient certainement trouver ce canard... mignon ?

Comment vivez-vous la scène et réservez-vous quelques surprises au public pour de prochains concerts ?
La scène c'est la finalité, c'est cette fête de mariage que tu prépares depuis des mois pour qu'elle soit le mieux possible. Avant chaque concert on prépare le meilleur jour de notre vie !
Et comme tout meilleur jour de notre vie... Il y a les aléas qui rendent ce moment unique et magique !
Les surprises, on les découvre en même temps que le public... Et c'est là qu'est toute la magie !

Que souhaitez-vous dire pour conclure ?
J'ai parlé à la première personne, donc je me présente en quelques mots. Moi c'est Marc, j'ai 30 ans aujourd'hui même ! J'occupe la place de chanteur et guitariste dans le groupe. Beno c'est le second chanteur et saxophoniste avec qui on mène le projet depuis le début.
Julien au piano, Chris à la basse et Jérôme à la batterie ont rejoint l'équipage pour faire avancer le navire encore plus loin !

Merci à Plastic Duck d'avoir répondu à notre interview !
Retrouvez le groupe également sur Facebook.

Plastic Duck - Etre un homme comme vous

Musique interview

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