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Phaysten prépare l'album Marées Hautes

Maxime Lopes Par Le jeudi, 26 août 2021 à 11:30 0

Dans Culturel

Phaysten est le nouveau projet de Stéphanie Teillet, qui prépare un premier album 9 titres intitulé Marées Hautes.

Phaysten

D'où vient votre passion pour la musique ?
J’ai l’impression que je suis née avec. Je sens que c’est aussi important que l’oxygène dont j’ai besoin.
Mes parents ont toujours écouté beaucoup de musique, donc, dès petite, j’étais dans un univers musical. Mon père joue de la guitare. Et ma grand-mère maternelle avait un piano (elle était organiste à l’église), c’est le premier piano sur lequel j’ai joué, et commencé à sentir des sensations d’évasion, de jeu, et de plaisir.

Comment vous est venue l'idée de votre nom d'artiste Phaysten et que signifie-t-il ?
Bizarrement j’ai mis un temps fou à trouver ce nom. Je me suis creusé la tête. Je voulais qu’il sonne, et qu’il ait un sens. Je suis finalement arrivé à ce nom, qui est simplement un anagramme de mon prénom (Stéphanie), avec un Y à la place du IE. J’aime bien aussi l’idée que ce nom ressemble au mot « festin », qu’avec Phaysten, je puisse partager de la nourriture musicale. Et il me plaît bien.

Pouvez-vous nous présenter votre album Marées Hautes et son univers ?
J’avais envie de fabriquer des chansons, sans me soucier de la formation musicale choisie. Utiliser des sons que je n’avais pas l’habitude d’utiliser sur mes autres projets. Habiller les chansons avec une liberté de choix sans penser au live, qui n’était pas forcément envisagé. Dans Marées Hautes j’évoque des émotions dont le point de départ est intime bien sûr, mais où chacun peut se retrouver je pense avec sa propre histoire... Je le vois comme une peinture de mon monde intérieur... Mes chansons expriment des émotions, j’ai toujours composé de cette façon, comme un moyen pour exprimer des sentiments, sensations, pensées fantasques, que je ne parviens pas si bien à exprimer avec le langage quotidien.

Quelles ont été vos sources d'inspirations ?
Je suis issue d’un milieu plutôt rock, je fais partie depuis longtemps d’un trio rock « oui need songs » dans lequel je suis bassiste et chanteuse. J’aime bien les artistes comme Pj Harvey ou Nick Cave qui ont à la fois un style rock doux ou romantique, et qui peuvent à d’autres moments, envoyer une énergie plus solaire. J’aime tout de David Bowie, qui a un style très varié, et surtout ses mélodies qui sont toujours efficaces, et très évocatrices. Mais j’écoute des styles de musique très variés en fait.

Pourquoi choisir de chanter à la fois en français et en anglais ?
Pour ne pas faire de choix, justement. Et laisser ce qui vient, tel que cela vient. J’ai naturellement des mots anglais qui apparaissent avec mes mélodies, c’est peut-être dû au style de composition pop. Mais je tiens à écrire en français, ce que je trouve plus difficile, mais je persévère.

Que peut-on savoir des instruments utilisés ?
J’ai utilisé les instruments dont je sais jouer, c’est-à-dire la basse et le piano.
Puis j’ai cherché des boucles de rythmiques. Et pour finir, j’ai travaillé des arrangements, via mon clavier, en utilisant des sons midi comme les cordes, flûtes, etc… j’ai aussi utilisés des sons plus synthétiques et même des ambiances sonores, des bruitages.

Comment se sont passés les enregistrements ?
J’ai d’abord envoyé quelques chansons maquettées (enregistrées assez rapidement et avec un matériel limité), à Tonio, le sonorisateur. Il était ok pour m’accompagner sur la réalisation de ce disque. Nous sommes partis de cette base, et nous avons refait. Une fois qu’il a eu accès à toutes les pistes séparées, il a proposé de ré-enregistrer avec un matériel plus pro toutes les voix, et les instruments, pour avoir une cohérence, et un meilleur son. On a pu, à ce moment là, partager les idées, faire une recherche pour les sons midi par exemple, les affiner, trouver plus de personnalité, repenser des endroits de structures etc… Cela a été assez stimulant, puis, d’autres chansons se sont ajoutées, suivant le même principe. Ensuite, il y a eu une période de mixage, trouver ce qui nous plaisait le plus, pour chaque morceau, trouver le bon équilibre, celui qui met la chanson le plus en valeur, qui la révèle…

Qu'est ce qui vous a motivé à faire un financement participatif ?

Le financement participatif bien sûr nous aide avant tout à financer le disque car cela a un coût de presser un disque, mais cela permet aussi d’élargir la visibilité.
Lorsque que l’on est dans le circuit indépendant, on a peu de visibilité sur les sorties de nouveautés. En passant par ce genre de plateforme, on a accès à davantage de personnes, des gens que l’on n’aurait pas forcément touché, et c’est une ouverture qui me plaît.

Que souhaitez-vous transmettre au public avec l'album Marées Hautes ?
Des atmosphères, des sensations, des émotions.

Quel sera l'univers visuel de l'album Marées hautes : artwork et clips ?

Pour la pochette j’ai utilisé une photo de moi mélangée à un visuel de Paskal Sicart, qui fait des photos artistiques. J’aimais bien l’univers poétique et étrange, et qui laisse de la place à l’imagination.

Que vous procure le format vinyle et pourquoi proposez-vous ce support ?
C’est un format que je trouve très beau. C’est un peu un fantasme que je n’avais pas encore réalisé. J’avais, jusqu’à présent, sorti mes productions sur CD uniquement. Avec le vinyle, je trouve l’objet complet, artistique totalement. J’en écoute beaucoup, je trouve qu’il y a un plaisir à avoir en main le disque, accompagné d’une pochette, l’univers que l’artiste veut transmettre avec cet album, la photographie d’un moment, et son se plonge dans un monde.

Faut-il écouter cet album au bord d'une plage à marée haute pour le savourer ?
Ah, savourer est une affaire personnelle, je ne donnerai pas de directive… Mais oui, certainement, c’est une idée qui marcherait bien. Ce qui me plaît surtout ce sont les voyages imaginaires. Qu’à l’écoute de ce disque on se sente dans une atmosphère, un décor différent, juste par la pensée…

Des concerts sont-ils prévus et en quoi la scène est-elle importante pour vous ?
Oui, la scène est un endroit où j’aime être, où je me sens le plus en phase avec moi, libre aussi, et aussi ça me plaît d’embarquer des gens dans cette vibration.
Pour ce nouveau projet, je tente cette nouvelle expérience, de mélanger du live (le piano, la basse et le chant) avec une bande sonore. Depuis le début de cette fabrication, à l’automne 2020, j’ai déjà pu faire quelques dates, en privé plutôt, qui nous ont permis de travailler avec Tonio sur la version que l’on voulait faire pour le live, il a fallu faire d’autres mixs, pour que la bande son soit appropriée au son live.
La première date officielle sera au Jardin de Verre, à Cholet, le 29 janvier 2022.

Merci à Phaysten d'avoir répondu à notre interview !
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Phaysten - Marées Hautes (extraits)

Musique interview Crowdfounding

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